LAURÉATS ET FINALISTES
LAURÉATAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Fabrice Bouly
École secondaire Saint-Stanislas
Imaginez vous un instant replonger au cœur de vos études secondaire et que l’on vous donne le droit de choisir vos profs. Vous obtenez alors le curriculum vitae de chacun, puis votre attention se porte sur celui de Fabrice Bouly, un enseignant en développement de la personne à l’allure quelque peu bigarrée et réputé pour ses idées originales. Au bas de la seule feuille qui le compose se trouvent ses intérêts : l’enseignement, les pirates, les hommes canon, la couture, le funambulisme, le cinéma, l’Halloween, la psychologie, la philosophie, les choses inutiles mais intéressantes, les vinyles… À coup sûr vous optez pour lui en vous disant que votre année sera tout sauf ennuyante.
Photos haute résolution
Textes de présentation Texte court
Imaginez vous un instant replonger au cœur de vos études secondaire et que l’on vous donne le droit de choisir vos profs. Vous obtenez alors le curriculum vitae de chacun, puis votre attention se porte sur celui de Fabrice Bouly, un enseignant en développement de la personne à l’allure quelque peu bigarrée et réputé pour ses idées originales. Au bas de la seule feuille qui le compose se trouvent ses intérêts : l’enseignement, les pirates, les hommes canon, la couture, le funambulisme, le cinéma, l’Halloween, la psychologie, la philosophie, les choses inutiles mais intéressantes, les vinyles… À coup sûr vous optez pour lui en vous disant que votre année sera tout sauf ennuyante.
Texte long
Imaginez-vous un instant replonger au cœur de vos études secondaires et que l’on vous donne le droit de choisir vos enseignants. Vous obtenez alors le curriculum vitae de chacun, puis votre attention se porte sur celui de Fabrice Bouly, enseignant en développement de la personne. Au bas de la seule feuille qui le compose se trouvent ses intérêts : l’enseignement, les pirates, les hommes canons, la couture, le funambulisme, le cinéma, l’Halloween, la psychologie, la philosophie, les choses inutiles mais intéressantes, les vinyles… À coup sûr vous optez pour lui en vous disant que votre année sera tout sauf ennuyante.
L’allure quelque peu bigarrée, la démarche franche et engagée, la tête pleine d’idées et de projets, Fabrice Bouly n’a qu’un seul objectif en tête : faire en sorte que ses élèves aiment leur milieu et qu’ils puissent s’y découvrir. « À l’époque où moi je me trouvais au secondaire, je n’ai pas eu l’impression qu’il y avait une vie à l’école et cela m’a manqué. Maintenant que je suis de l’autre côté, je veux que mes étudiants aient envie de s’impliquer dans des projets qui touchent leur communauté tout en renforçant leur sentiment d’appartenance à l’école », révèle l’enseignant de l’École secondaire Saint-Stanislas de Saint-Jérôme.
Légèrement non-conformiste, quoiqu’il préfère plutôt se décrire comme un enseignant coloré et impliqué, n’ayant aucunement la prétention de tout vouloir réinventer, Fabrice Bouly s’applique simplement à créer des liens avec les jeunes. Des jeunes qu’il trouve beaux, qui ont des choses à dire et qu’il considère comme des personnes à part entière. « Ils sont inspirants nos jeunes et, chacun à leur façon, ils ont envie de s’impliquer. Il suffit juste parfois de leur donner le moyen d’y parvenir. »
Et des moyens, l’enseignant de 35 ans en a à la tonne. Les élèves pourraient vous en dire long sur le concours international de bolo de l’école Saint-Stanislas, où le vainqueur a frappé 4700 coups consécutifs, sur les deux jours de piraterie, lors desquels les jeunes ont participé à une chasse aux trésors, ou encore sur la journée plaster ou la journée moustache, deux activités mises sur pied en signe de solidarité envers les gens qui ont des blessures ou des moustaches, mais surtout juste pour le plaisir.
« J’ai toujours voulu travailler dans une foire soit comme homme canon ou comme trapéziste. Donc, Dieu sait que depuis bon nombre d’années je travaille sur mon équilibre physique et mental », lance dans un éclat de rire Fabrice afin de bien illustrer toute l’originalité de ses actions.
Puisque ses actions sont aussi importantes pour créer un lien avec la communauté et l’engagement envers cette dernière, des idées naissent telle la fameuse guignolée, pilotée avec l’aide des étudiants, où Fabrice a eu de nombreuses idées afin d’amasser de l’argent : vente de sucre d’orge ou de bonnets de Père Noël, chorale de ceux qui chantent mal le midi où il fallait payer afin d’arrêter cette cohue auditive et photo avec le vrai Père Noël. Toutes ces actions ont permis d’amasser plus de 650 $ qui ont été remis au Club optimiste de Saint-Sauveur.
« J’ai travaillé 3 ans dans un cégep et jamais je n’avais rencontré quelqu’un comme Fabrice, quelqu’un d’aussi impliqué, d’aussi dynamique… À prime abord un professeur aimé de tous ses étudiants, un père de famille, une personne avec un style vestimentaire bien différent, du leadership et des idées à revendre », indique avec admiration Valérie Lepage-Barrette, technicienne en loisirs.
Obtenant l’appui indéfectible de la direction pour tous ses projets et aussi celui du personnel qui s’implique avec cœur, Fabrice insiste sur la nécessité de permettre aux étudiants de sortir de leur train-train habituel d’études pour qu’ils puissent se mettre en valeur et laisser poindre une autre facette de leur personnalité.
« Si pour moi l’école a laissé un grand vide, je suis devenu enseignant pour tenter, à ma façon, de donner de l’importance aux jeunes. Laissons-les teinter ce milieu de vie si important. Leur permettre de prendre des initiatives, c’est leur permettre de prendre en main ce milieu, puis éventuellement notre monde », philosophe l’enseignant.
LAURÉATAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Marie-Lyne Binet
École secondaire du Mont-Sainte-Anne
Marie-Lyne Binet, enseignante de science et technologie au 1er cycle à l’École secondaire du Mont-Sainte-Anne, est une vraie passionnée d’écologie et de biologie. Grâce à son engagement, tant à l’intérieur de son école que dans sa communauté, des centaines de jeunes voient le monde scientifique d’un œil nouveau et lui emboîtent le pas… hors des sentiers battus. « Être un scientifique, ce n’est pas être enfermé dans un laboratoire avec des éprouvettes. Être un scientifique, cela peut vouloir dire d’avoir les deux pieds sur le terrain pour mieux connaître la biodiversité d’un milieu, pour comprendre l’impact des activités humaines sur l’environnement », soutient la finaliste qui n’hésite pas à déployer de nombreux efforts pour entraîner ses élèves dans de véritables expéditions en dehors des murs de l’école.
Photos haute résolution
Textes de présentation Texte court
Marie-Lyne Binet, enseignante de science et technologie au 1er cycle à l’École secondaire du Mont-Sainte-Anne, est une vraie passionnée d’écologie et de biologie. Grâce à son engagement, tant à l’intérieur de son école que dans sa communauté, des centaines de jeunes voient le monde scientifique d’un œil nouveau et lui emboîtent le pas… hors des sentiers battus. « Être un scientifique, ce n’est pas être enfermé dans un laboratoire avec des éprouvettes. Être un scientifique, cela peut vouloir dire d’avoir les deux pieds sur le terrain pour mieux connaître la biodiversité d’un milieu, pour comprendre l’impact des activités humaines sur l’environnement », soutient la finaliste qui n’hésite pas à déployer de nombreux efforts pour entraîner ses élèves dans de véritables expéditions en dehors des murs de l’école.
Texte long
Marie-Lyne Binet, enseignante de science et technologie au 1er cycle à l’École secondaire du Mont-Sainte-Anne, est une vraie passionnée d’écologie et de biologie. Grâce à son engagement, tant à l’intérieur de son école que dans sa communauté, des centaines de jeunes voient le monde scientifique d’un œil nouveau et lui emboîtent le pas… hors des sentiers battus. « Être un scientifique, ce n’est pas être enfermé dans un laboratoire avec des éprouvettes. Être un scientifique, cela peut vouloir dire d’avoir les deux pieds sur le terrain pour mieux connaître la biodiversité d’un milieu, pour comprendre l’impact des activités humaines sur l’environnement », soutient la finaliste qui n’hésite pas à déployer de nombreux efforts pour entraîner ses élèves dans de véritables expéditions en dehors des murs de l’école.
Depuis ses débuts comme enseignante, Mme Binet cherche à faire vivre des expériences concrètes à ses élèves. « Il n’y a pas de plus beau moment que celui où les yeux d’un élève s’illuminent. Puis, il te dit : "Je viens de comprendre à quoi ça sert d’apprendre cette notion". Après, il est plus attentif dans les cours, il s’intéresse davantage à la matière enseignée », se réjouit-elle. « Je veux donner le goût aux jeunes de découvrir les sciences. En leur démontrant l’importance et la fragilité de leur environnement, je souhaite leur faire comprendre qu’en tant que citoyen de demain, ils ont la possibilité de faire des choix responsables pour sauvegarder la planète », poursuit-elle.
Il y a quatre ans, un merveilleux concours de circonstances l’a conduite à mettre en place un projet qui traduit cette mission qu’elle s’est donnée. Avec la collaboration de la Réserve du cap Tourmente, Canards Illimités Canada et les Amis du cap Tourmente, elle a créé un Centre d’excellence des milieux humides (CEMH), adoptant un milieu humide local, les berges du St-Laurent de la Côte-de-Beaupré, et s’engageant à le préserver.
« Tout était à faire. J’en ai mis de l’énergie et du temps pour démarrer ce projet, mais j’y croyais vraiment. » Elle y croit toujours. « Quand je vois la motivation grandissante chez mes élèves, je sais que je dois continuer ».
« Les berges du fleuve font partie de notre environnement. On les voit chaque jour sans se poser de question. Pourtant, ce milieu humide est indispensable à la biodiversité de notre région. En amenant les élèves à en prendre conscience, je souhaite accroître leur sentiment d’appartenance et leur fierté face à leur milieu de vie », dit Mme Binet.
Le CEMH signifie que, chaque année, près de 500 élèves du 1er cycle du secondaire sortent de leur école pour se rendre sur les berges du Saint-Laurent. Les deux pieds dans la boue, ils font des observations, ils puisent de l’eau pour en faire des analyses, ils cherchent à comprendre les avantages d’un marais dans un environnement donné, etc. Graduellement, Mme Binet ajoute des activités : construction de nichoirs et organisation d’une journée d’orientation pour faire découvrir les carrières scientifiques qui s’offrent aux jeunes, du DEP jusqu’au doctorat.
De plus, en mai prochain, elle fera vivre une nouvelle expérience à ses élèves : une sortie de géocaching. « Il s’agit d’une chasse aux trésors avec des GPS. Les jeunes auront en main les coordonnées de caches. Ils devront les retrouver. Chacune d’elles contiendra une énigme à propos de notions apprises en classe », explique avec enthousiasme l’enseignante. Cette véritable aventure n’aurait pu être possible sans la participation de Telus qui a accordé 10 000 $ à l’école pour l’achat de l’équipement nécessaire.
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que Mme Binet reçoit de l’aide financière pour le CEMH. D’autres organismes du milieu, comme les Caisses populaires et le CLD ainsi que la Fondation des Premières Seigneuries, ont participé, témoignant ainsi de l’importance de la collaboration entre le milieu scolaire et la collectivité. « Je veux que l’ensemble des activités soient gratuites pour que tous les élèves puissent y participer. Au-delà de l’argent, cet engagement de la communauté constitue une reconnaissance envers le travail accompli. Nous avons tous un rôle à jouer pour permettre aux jeunes de vivre des situations de vie enrichissantes qui les amèneront à devenir des citoyens plus responsables et engagés ».
LAURÉATAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Lori Belair
École secondaire Arthur-Pigeon
Si la littérature jeunesse et le cinéma nous ont fait découvrir la mystérieuse Mademoiselle C., l’école Arthur-Pigeon de Huntington a quant à elle fait découvrir à ses étudiants la non moins exceptionnelle Miss B. En fait, Miss B. est nul autre que Lori Belair, une enseignante d’anglais et d’espagnol au cœur gros comme le monde, engagée avec énergie dans son école et dans sa communauté, et qui a comme principal objectif de voir les yeux des jeunes s’illuminer lorsqu’ils apprennent.
Photos haute résolution
Textes de présentation Texte court
Si la littérature jeunesse et le cinéma nous ont fait découvrir la mystérieuse Mademoiselle C., l’école Arthur-Pigeon de Huntington a quant à elle fait découvrir à ses étudiants la non moins exceptionnelle Miss B. En fait, Miss B. est nul autre que Lori Belair, une enseignante d’anglais et d’espagnol au cœur gros comme le monde, engagée avec énergie dans son école et dans sa communauté, et qui a comme principal objectif de voir les yeux des jeunes s’illuminer lorsqu’ils apprennent.
Texte long
Si la littérature jeunesse et le cinéma nous ont fait découvrir la mystérieuse Mademoiselle C., l’école Arthur-Pigeon de Huntington a quant à elle fait découvrir à ses étudiants la non moins exceptionnelle Miss B. En fait, Miss B. est nul autre que Lori Belair, une enseignante d’anglais et d’espagnol au cœur gros comme le monde. Engagée avec énergie dans son école et dans sa communauté, elle a comme principal objectif de voir les yeux des jeunes s’illuminer lorsqu’ils apprennent.
À l’école Arthur-Pigeon, il n’y a probablement pas une seule journée qui passe sans qu’au moins un élève ait pu profiter de la générosité ou de la présence de Lori Belair, ou ait eu l’occasion de travailler à un projet quelconque en sa compagnie. Bien au-delà de son implication dans l’organisation des journées portes ouvertes, de l’animation de soirées honorifiques, de la supervision du groupe hôtes et hôtesses qui intervient lors d’événements spéciaux ou de la préparation et de l’accompagnement d’un voyage scolaire à New-York, Miss B. multiplie les interventions afin de donner le goût aux jeunes de s’activer et de s’engager à leur tour.
« Tout le monde veut faire des projets avec Miss B., confirme la directrice de l’établissement scolaire, Lynda Loignon. Elle est marraine de nos confréries, elle supervise des projets personnels, elle fait des activités de prévention et elle est engagée dans un méga projet d’embellissement de la cour d’école. (…) Quand je vois tout le respect et l’admiration que les élèves ont envers Miss B., je les comprends. »
« J’aime voir les jeunes comprendre et percevoir l’étincelle qui s’allume lorsqu’ils trouvent les solutions. Je cherche surtout à conserver leur intérêt à l’égard de l’apprentissage et les motiver à aller plus loin. M’engager avec eux dans différents projets m’aide justement à atteindre ce but », raconte l’enseignante.
Ce qui rend si populaire Lori Belair, c’est certainement sa grande capacité à détecter les opportunités et à tout mettre en branle pour les transformer en résultats concrets et bénéfiques. Par exemple, à titre de responsable du Programme d’études internationales de l’école, Miss B. a perçu la perte d’intérêt des jeunes à l’égard de ce dernier. Pour remédier à la situation, elle a tout simplement concocté de toute pièce un nouveau programme éducatif propre à l’école Arthur-Pigeon. C’est ainsi qu’est né le programme S’IMPLIX (S’impliquer, s’Investir, se Motiver, Participer, Langues, s’Intégrer et Xcellence). « Il y a trois ans, il y avait 25 élèves pour l’examen d’admission du PEI. Cette année, pour S’IMPLIX, il y a eu 65 élèves », relate la directrice.
S’inspirant en partie du PEI, le programme élaboré par Miss B. surpasse de beaucoup l’engagement académique. « Avec S’IMPLIX, on travaille tout autour de l’académique. On insiste beaucoup sur la responsabilisation sociale, on invite les jeunes à s’impliquer autant dans la vie, à l’école et à l’extérieur de l’école, que dans leurs études. En une année, l’implication étudiante a quasi doublé et c’est l’ambiance générale de l’école qui en tire profit », souligne la principale concernée.
Et quel meilleur modèle que Miss B. pour inciter les jeunes à s’impliquer. En plus de ses diverses implications à l’école et auprès des jeunes, la mère de trois jeunes enfants donne de son temps depuis quatre ans au Centre de ressource familiale du Haut-Saint-Laurent et est gérante de l’équipe de hockey de son fils.
Cette grande ouverture sur les autres et cet empressement à redonner à sa communauté, Lori Belair avoue le devoir à sa mère. Une femme qui l’a fortement inspirée, l’a toujours encouragé dans ses différents projets et a toujours été la première à la féliciter. Aujourd’hui, elle accompagne ses propres enfants et ses élèves à l’image de sa mère, cherchant simplement à les inciter à se dépasser à leur tour.
« Ma récompense à moi, c’est quand mes élèves reviennent à l’école pour me raconter leur cheminement. C’est aussi quand les parents me rencontrent et me disent, avec un grand sourire : « C’est vous la fameuse Miss B.! ». Alors je comprends que mon enseignement porte fruit et cela signifie beaucoup pour moi », avoue avec une franche émotion l’incomparable Miss B..
LAURÉATAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Simon Faucher
École secondaire Mont-Saint-Sacrement
Si on retrouve une partie de nos connaissances dans les livres, la nature peut aussi très certainement agir en bonne pédagogue. Il suffit probablement pour ça de savoir l’écouter et ça, Simon Faucher, enseignant de plein air et d’éducation physique à l’école secondaire Mont-Saint-Sacrement, a rapidement appris le faire. Maintenant, il s’engage à transmettre son amour pour la nature aux jeunes à qui il enseigne, avec comme objectif de les amener à se découvrir et à se rebrancher sur leur potentiel. Par le biais d’expéditions et d’engagement bénévole, les jeunes découvrent l’entraide, la dynamique de groupe, le partage, le respect et l’écoute de l’autre.
Textes de présentation Texte court
Si on retrouve une partie de nos connaissances dans les livres, la nature peut aussi très certainement agir en bonne pédagogue. Il suffit probablement pour ça de savoir l’écouter et ça, Simon Faucher, enseignant de plein air et d’éducation physique à l’école secondaire Mont-Saint-Sacrement, a rapidement appris le faire. Maintenant, il s’engage à transmettre son amour pour la nature aux jeunes à qui il enseigne, avec comme objectif de les amener à se découvrir et à se rebrancher sur leur potentiel. Par le biais d’expéditions et d’engagement bénévole, les jeunes découvrent l’entraide, la dynamique de groupe, le partage, le respect et l’écoute de l’autre.
Texte long
Si on retrouve une partie de nos connaissances dans les livres, la nature peut aussi très certainement agir en bonne pédagogue. Il suffit probablement pour ça de savoir l’écouter et ça, Simon Faucher, enseignant de plein air et d’éducation physique à l’école secondaire Mont-Saint-Sacrement, a rapidement appris à le faire. Maintenant, il s’engage à transmettre aux jeunes son amour pour la nature, avec comme objectif de les amener à découvrir leur potentiel.
Se qualifiant lui-même, sourire en coin, comme une sorte de mouton noir de l’éducation, Simon Faucher a grandi en pleine nature, à la recherche de nouvelles découvertes et aventures. Forgeant son identité et ses connaissances à l’aide de la nature, il n’était donc pas étonnant de le voir choisir, beaucoup plus tard, une voie qui lui permettrait de transmettre sa passion aux jeunes. Maintenant responsable du programme plein air au Mont-Saint-Sacrement, il s’investit complètement, bien au-delà des horaires normaux, afin de faire vivre à ses élèves des expériences pédagogiques hors normes. C’est au moins une douzaine de fins de semaine par année qu’il consacre à ses élèves, où il les accompagne 24 heures sur 24.
« Je me plais souvent à dire qu’avec notre programme, et je crois mon engagement, on laisse une empreinte positive dans le jeune, plutôt que ce soit le jeune qui laisse son empreinte dans la nature, lance-t-il avec philosophie. Quand je vois que les jeunes préparent eux-mêmes leur traîneau pour les expéditions et même leurs repas déshydratés, je me dis que l’on réussi quelques chose de bon. »
À travers ces expéditions, Simon Faucher parvient à tisser des liens de confiance avec les jeunes. Il apprend à les connaître sous un autre jour et à découvrir en eux des aptitudes et des qualités qui ne sont souvent pas détectables dans une salle de classe. « On les amène à travailler leur autonomie en milieu naturel. Ils apprennent l’entraide, la dynamique de groupe, le partage, le respect et l’écoute de l’autre. Souvent ça explose. Ils sont confrontés à eux et aux autres. Une jeune fille m’a déjà dit un jour, quelques années après son passage dans mon programme, que sans cela, elle ne serait plus là aujourd’hui. Comme adolescente, elle traversait une période difficile. Je me dis que mon implication aura servi à ça pour elle. »
Pour former des citoyens en équilibre avec leur environnement, comme le souhaite ardemment Simon Faucher, il y a plus que le plein air. C’est pourquoi l’enseignant a développé quelques projets s’inscrivant dans une démarche globale de développement des jeunes. Parmi les principaux se trouve le projet Je redonne à ma communauté. Ce dernier consiste à faire vivre une expérience plein air à des élèves de trois écoles primaires de la région. Sous la supervision des élèves de Simon, les plus jeunes ont l’occasion de faire de l’escalade, des randonnées découvertes et d’apprendre comment faire du feu en nature sans laisser de trace.
« Quand nos jeunes participent à de tels projets, les adultes me disent souvent : « Vos jeunes sont beaux à voir aller. Ils font preuve de maturité, de générosité, de patience et ils sont dynamiques. ». C’est très valorisant pour eux et aussi pour moi, je l’avoue. »
L’engagement dont fait preuve Simon Faucher et sa manière non conventionnelle d’enseigner a même attiré l’attention à l’extérieur de son école. Depuis cinq ans, l’enseignant travaille avec d’autres écoles de la région en partageant son expérience et en développant des programmes plein air adaptés à la réalité de chaque milieu. Il donne aussi des conférences à l’Université Laval, à des futurs enseignants, pour parler de son vécu et démontrer qu’il est possible de bâtir de belles choses avec des projets scolaires et parascolaires.
Les impacts générés par le dynamisme et la passion de Simon Faucher sont nombreux et palpables. Grâce à son approche, il parvient à toucher les jeunes autrement et les amène vers des horizons qu’ils ne soupçonnaient même pas. « Simon n’est pas qu’un simple professeur d’une matière quelconque, il est une personne qui restera gravée dans ma mémoire. Il me fait évoluer personnellement et réussit à me faire voir la vie d’un autre œil », témoigne Alexandra Alain-Leblanc, une élève de 5e secondaire, dont les expériences vécues en plein air ont certainement contribué à son épanouissement.
LAURÉATAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Katherina Dufour
Cavelier-De LaSalle
Croire en nos jeunes et en leur potentiel, c’est l’apanage de tous dans une école. Et Katherina Dufour en est l’exemple parfait car même si son poste exact à l’école Cavelier-De LaSalle est celui de secrétaire de niveau 1ère secondaire, c’est surtout grâce à son implication dans le développement des équipes sportives de l’école qu’elle a fait sa marque. Parvenant à mettre sur pied 18 équipes dans 9 disciplines, et ce en seulement quatre ans, pas étonnant de voir les étudiants lui taper dans la main lorsqu’ils la croisent dans les couloirs et la remercier pour ses encouragements constants.
Photos haute résolution
Textes de présentation Texte court
Croire en nos jeunes et en leur potentiel, c’est l’apanage de tous dans une école. Et Katherina Dufour en est l’exemple parfait car même si son poste exact à l’école Cavelier-De LaSalle est celui de secrétaire de niveau 1ère secondaire, c’est surtout grâce à son implication dans le développement des équipes sportives de l’école qu’elle a fait sa marque. Parvenant à mettre sur pied 18 équipes dans 9 disciplines, et ce en seulement quatre ans, pas étonnant de voir les étudiants lui taper dans la main lorsqu’ils la croisent dans les couloirs et la remercier pour ses encouragements constants.
Texte long
Croire en nos jeunes et en leur potentiel, c’est l’apanage de tous dans une école. Et Katherina Dufour en est l’exemple parfait car même si son poste exact à l’école Cavelier-De LaSalle est celui de secrétaire de niveau 1re secondaire, c’est surtout grâce à son implication dans le développement des équipes sportives de l’école qu’elle a fait sa marque. Parvenant à mettre sur pied 18 équipes dans 9 disciplines, et ce en seulement quatre ans, pas étonnant de voir les étudiants lui taper dans la main lorsqu’ils la croisent dans les couloirs et la remercier pour ses encouragements constants.
À seulement 29 ans, Katherina Dufour incarne déjà celle par qui le sport étudiant a ressuscité à l’école Cavelier-De LaSalle. À son arrivée dans cette école, en 2006, la seule équipe en sport parascolaire venait d’être expulsée de la ligue régionale pour mauvaise conduite sportive. Par conséquent, la direction de l’école décidait alors de faire une croix définitive sur le sport étudiant. Une décision qui fut de courte durée car dès l’année suivante, Katherina suggéra de relancer une équipe de basketball pour les filles de 1re secondaire.
« Moi aussi, quand j’ai été ado, je n’ai pas toujours été évidente et je me cherchais un peu. Je suis tombée en amour avec le basketball et c’est ce qui m’a raccrochée à l’école et m’a permis de faire des études collégiales. Je sais que le sport peut devenir un facteur de succès et je tenais à ce qu’on exploite cette avenue », précise-t-elle.
Comme la jeune femme avait déjà l’habitude des équipes sportives car elle avait été entraineuse pendant quelques temps dans une autre école, il a été facile pour elle de monter sa première équipe. L’année suivante, l’école ajoutait une autre équipe de basket et deux de soccer. Le sport étudiant reprenait réellement vie, mais tout n’était pas gagné pour autant.
« Je me rappelle que lors des premières rencontres régionales des entraineurs, certains se levaient en disant qu’il était hors de question que leurs équipes se rendent jouer à notre école. Nous avions une très mauvaise réputation. Mais comme ils me connaissaient, ils m’ont fait confiance. »
Aujourd’hui, Cavelier-De LaSalle est devenue une école où le sport étudiant génère de la fierté chez les élèves et le personnel, tout en stimulant le sentiment d’appartenance à l’école. Ce sont très exactement 166 élèves qui font partie de l’une ou l’autre des 18 équipes œuvrant en basketball, soccer, hockey sur glace et hockey cosom, flag football, natation, volleyball, athlétisme et cheerleading. Même des vêtements aux couleurs des Centaures sont fièrement portés par les élèves et les enseignants.
Et si le sport connaît un tel engouement, c’est bien parce que Katherina Dufour est allée bien au-delà de la simple performance sportive. Pour elle, le succès du sport étudiant repose avant tout sur l’éthique sportive et sur la capacité des jeunes à prendre le sport non pas seulement comme un jeu, mais comme une source de dépassement et de réussite personnelle.
« L’an dernier, j’ai monté un projet que j’ai soumis à la direction et qui proposait une façon méthodique de suivre nos athlètes, non pas seulement sur le terrain, mais dans leur quotidien à l’école. Cela permet de voir les problèmes arrivés et de référer les jeunes vers les bonnes ressources », précise la responsable des sports étudiants.
La jeune mère de deux petites filles a aussi accepté cette année de devenir coordonnatrice des sports des écoles primaires de LaSalle. En contrepartie, elle a délégué quelques tâches à son équipe d’entraîneurs et a même mis sur pied un programme de jeunes entraîneurs qui permet aux élèves de 5e secondaire de se familiariser avec le coaching.
Toute l’équipe école et surtout tous les élèves reconnaissent d’emblée que Katherina Dufour a grandement contribué à améliorer l’environnement de Cavelier-De LaSalle. Par son action, elle a permis à des jeunes de s’accrocher et de vivre des réussites. Ses présences constantes aux matchs des différentes équipes témoignent en plus de son véritable sens de l’engagement envers les jeunes.
« Tous les joueurs la connaissent et la respectent et nous la voyons comme un leader. Nous savons qu’elle travaille très fort et qu’elle ne compte pas son temps pour le sport. Nous sommes toujours fiers de remporter des parties et de la voir venir nous féliciter. Elle m’a appris à persévérer et à me dépasser », affirme Brad Broadley Edwards, un des nombreux athlètes de Cavelier-De LaSalle.
LAURÉATAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Cynthia Prévost
École Les Compagnons-de-Cartier
Pour éveiller la curiosité scientifique de jeunes élèves du secondaire, il faut souvent plus qu’une craie et un tableau. Cynthia Prévost, enseignante de sciences et technologie et de mathématiques à l’école secondaire Les Compagnons-de-Cartier, propose une approche qui requiert plutôt une bonne dose de créativité, une autre d’entreprenariat et une autre de passion. En mélangeant le tout, vous obtenez une pédagogie différente qui propose des activités concrètes, comme les Midis de la science ou le projet Folies de bois et d’énergie, qui gagnent toujours en popularité auprès des jeunes.
Photos haute résolution
Textes de présentation Texte court
Pour éveiller la curiosité scientifique de jeunes élèves du secondaire, il faut souvent plus qu’une craie et un tableau. Cynthia Prévost, enseignante de sciences et technologie et de mathématiques à l’école secondaire Les Compagnons-de-Cartier, propose une approche qui requiert plutôt une bonne dose de créativité, une autre d’entreprenariat et une autre de passion. En mélangeant le tout, vous obtenez une pédagogie différente qui propose des activités concrètes, comme les Midis de la science ou le projet Folies de bois et d’énergie, qui gagnent toujours en popularité auprès des jeunes.
Texte long
Pour éveiller la curiosité scientifique de jeunes élèves du secondaire, il faut souvent plus qu’une craie et un tableau. Cynthia Prévost, enseignante de sciences et technologie et de mathématiques à l’école secondaire Les Compagnons-de-Cartier, propose une approche qui requiert plutôt une bonne dose de créativité, une autre d’entreprenariat et une autre de passion. En mélangeant le tout, vous obtenez une pédagogie différente qui propose des activités concrètes, comme les Midis de la science, qui gagnent toujours en popularité auprès des jeunes.
Grandement inspirée par son père, lui-même enseignant de physique au secondaire, Cynthia Prévost a choisi l’enseignement par pure passion et pour l’amour des sciences. Pas celles qui se résument à des formules chimiques ou algébriques incompréhensibles, mais celles qui nous aident à comprendre notre quotidien et à nourrir nos réflexions.
« Les jeunes arrivent dans les cours de sciences et n’aiment pas ça. Il faut donc aller les chercher autrement, vulgariser les sciences et les rendre accessibles. Mon père me disait : « Quand on travaille avec des jeunes, on ne travaille pas avec des marteaux! ». Je fais donc en sorte d’être intéressante pour éveiller leur curiosité scientifique », confie la jeune enseignante dans un éclat de rire.
Dès son arrivée à l’école Les Compagnons-de-Cartier, Cynthia Prévost s’est rapidement intégrée à l’équipe en place et a proposé des actions. « Si les jeunes ne vont pas aux sciences, les sciences iront à eux », pensait-elle sûrement.
D’un commun accord avec ses confrères, ils ont déplacé le laboratoire de sciences dans le couloir sur les heures du dîner. Instantanément, par cette initiative, l’enseignante venait de modifier la perception des jeunes à l’égard de cette matière.
Puis s’en est suivi la mise en place du projet les Midis de la science. Lors de ces ateliers qui connaissent un vif succès (plus de 40 jeunes y sont inscrits), les trois enseignants et les trois techniciens proposent des activités ludiques qui permettent aux participants issus de tous les niveaux de comprendre, par exemple, comment l’on fabrique un baume à lèvres, des bonbons pétillants ou encore un kaléidoscope. Puis ils repartent tous avec leur réalisation.
« Cynthia a rapidement compris qu’il fallait s’adapter aux élèves et leur faire vivre des activités stimulantes et riches en contenu. Les laboratoires de sciences sont alors devenus des lieux privilégiés pour les apprentissages », raconte Natalie Blais, directrice adjointe, adaptation scolaire et 1er cycle.
Quant à la directrice de l’école, Danielle Grenier, elle juge l’apport de cette enseignante énergique, entreprenante et dévouée, de manière très positive pour les élèves, comme pour l’ensemble des enseignants. « Toute initiative de Cynthia se fait nécessairement en collaboration avec les collègues, que ce soit pour la préparation des élèves à l’Expo-sciences Bell, pour les périodes de récupération en sciences ou pour toutes autres activités scientifiques de jour, de soir ou de week-end. Elle est d’une grande disponibilité », confirme-t-elle.
Sa détermination l’a même poussée, avec la participation de ses collègues, à développer et proposer le projet Folies de bois et d’énergie dans le cadre de l’initiative Place aux jeunes pilotée par la Conférence régionale des élus (CRÉ) de la Capitale-Nationale. L’école a ainsi obtenu une subvention de 12 500 $ qui lui permet d’améliorer son offre de services en sciences par l’organisation de sorties, l’invitation de conférenciers, l’achat de nouveaux matériels, etc. Elle est devenue la gestionnaire du projet pour toute l’année.
La proximité qu’elle entretient avec ses élèves et les jeunes en général s’est également tissée par le biais des périodes de récupération qu’elle offre en surplus et de son implication avec le projet de voyage humanitaire au Pérou à l’été 2010.
« Nos jeunes sont beaux et plein de potentiel. En les découvrant à travers des activités autres que les cours, on développe de nouveaux liens avec eux. C’est pourquoi je m’implique et j’aimerais bien, dans un avenir rapproché pouvoir lancer d’autres clubs, comme de robotique ou d’aviation, afin d’offrir aux jeunes la possibilité de s’épanouir », conclut Cynthia Prévost.
LAURÉATAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Marie-Josée Corneau
École polyvalente Arvida
Affectueusement surnommée « Mme Verte » par les élèves de l’École polyvalente Arvida, l’enseignante d’anglais Marie-Josée Corneau a de quoi se démarquer. Son amour pour la nature l’a amenée, dès le début de sa carrière il y a près de 20 ans, à mettre en place des projets de grande envergure visant à sensibiliser les jeunes et la population à l’importance de protéger l’environnement. « En tant qu’enseignante, ma mission est d’éduquer. » Et, pour Marie-Josée Corneau, cette mission se réalise bien au-delà de la salle de classe. Ayant fait de la cause environnementale son message, elle a choisi de s’engager pour donner aux jeunes l’occasion de prendre leur place.
Photos haute résolution
Textes de présentation Texte court
Affectueusement surnommée « Mme Verte » par les élèves de l’École polyvalente Arvida, l’enseignante d’anglais Marie-Josée Corneau a de quoi se démarquer. Son amour pour la nature l’a amenée, dès le début de sa carrière il y a près de 20 ans, à mettre en place des projets de grande envergure visant à sensibiliser les jeunes et la population à l’importance de protéger l’environnement. « En tant qu’enseignante, ma mission est d’éduquer. » Et, pour Marie-Josée Corneau, cette mission se réalise bien au-delà de la salle de classe. Ayant fait de la cause environnementale son message, elle a choisi de s’engager pour donner aux jeunes l’occasion de prendre leur place.
Texte long
Affectueusement surnommée « Mme Verte » par les élèves de l’École polyvalente Arvida, l’enseignante d’anglais Marie-Josée Corneau a de quoi se démarquer. Son amour pour la nature l’a amenée, dès le début de sa carrière il y a près de 20 ans, à mettre en place des projets de grande envergure visant à sensibiliser les jeunes et la population à l’importance de protéger l’environnement. « En tant qu’enseignante, ma mission est d’éduquer. » Et, pour Marie-Josée Corneau, cette mission se réalise bien au-delà de la salle de classe. Ayant fait de la cause environnementale son message, elle a choisi de s’engager pour donner aux jeunes l’occasion de prendre leur place.
Pour Marie-Josée Corneau, enseigner constitue à la fois un privilège et un engagement. « Au fil des ans, j’ai pris conscience de l’importance du rôle joué par l’enseignant comme personne-ressource, comme modèle pour les élèves, confie-t-elle. À l’adolescence, les jeunes tentent de se définir, de trouver un sens à leur existence. Pour cette raison, ils alimentent en moi ce désir intense et quotidien d’intervenir auprès d’eux et de les sensibiliser à l’engagement et au rôle qu’ils peuvent jouer dans la société ». Voilà maintenant près de 20 ans que Marie-Josée Corneau s’engage en ce sens, avec les jeunes, pour les jeunes et… pour l’environnement!
Car en effet, Marie-Josée Corneau a fait de la protection de l’environnement son cheval de bataille. Son amour pour la nature remonte à l’enfance. Elle se souvient avoir toujours été sensible aux arbres, aux animaux, aux cours d’eau. Par ailleurs, « mon père est un grand recycleur! Chez nous, tout avait une deuxième fonction ».
La portée éducative des activités qu’elle réalise dans l’école est toujours un objectif fondamental. « Je veux éduquer, susciter l’intérêt et favoriser l’apprentissage des jeunes », explique-t-elle. Donc, en plus d’intégrer les sujets environnementaux à son programme d’enseignement, elle imagine, développe et coordonne une variété de projets porteurs de retombées autant à l’école que dans la communauté. Elle a notamment mis en place le projet Jour de la Terre, il y a six ans, faisant de l’École polyvalente Arvida la première école secondaire de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean à célébrer le Jour de la Terre.
En plus de faire la promotion du Jour de la Terre, ce projet va beaucoup plus loin. Tout au long de l’année scolaire, Mme Corneau organise des activités de sensibilisation qui trouvent leur point culminant le 22 avril. L’activité Sacs d’épicerie en est un exemple. « Il s’agit d’un partenariat avec le marché IGA de notre secteur, explique Danielle Racine, directrice de l’École polyvalente Arvida. Pour ce projet, l’école a même reçu le prix régional Essor 2007, dans la catégorie Partenariat pour le Saguenay-Lac-Saint-Jean ».
Mais en quoi consiste cette activité? Au cours de l’année scolaire, les jeunes font des recherches et des traductions dans le cours d’anglais sur des thèmes reliés à l’environnement. En collaboration avec l’enseignante en arts Carole Brisson, les jeunes transposent ces thèmes en concepts visuels et écrits sur des sacs de papier recyclés. Et ça marche fort! L’année dernière, plus de 500 sacs ont été créés par les jeunes de l’école. « Ce sont de véritables œuvres d’art! », reconnaît Marie-Josée Corneau, admirative.
D’année en année, Mme Corneau ne cesse de créer de nouvelles activités qui s’intègrent au projet Jour de la Terre. Concours d’affiches et de dessins, concours de capsules vidéo-écolo, conférences en partenariat avec l’Université du Québec à Chicoutimi. Tout cela, sans compter son engagement au sein de l’équipe verte de l’école, l’activité de reboisement des berges du ruisseau Jean-Deschênes qu’elle réalise annuellement avec les élèves et son engagement à faire de l’École polyvalente Arvida la première école secondaire verte Brundtland de la région, statut obtenu en 2010. Ce n’est pas sans raison que Marie-Josée Corneau a obtenu le prix Porteur d’espoir en 2009, prix qui lui a été remis par la ministre de l’Environnement et M. Jacques Languirand en personnes!
Ayant pour modèles des personnalités comme David Suzuki et Laure Waridel, « Marie-Josée est devenue, selon les jeunes Laurence Gaudreault et Marie-Septembre Larouche, un exemple à suivre ». Et pourquoi ne pas faire comme elles le suggèrent? « Inspirons-nous de Marie-Josée Corneau et posons des gestes concrets qui deviendront porteurs d’espoir ».
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Marcel Julien
Séminaire Saint-François
Grâce à l’engagement soutenu de Marcel Julien, des dizaines de jeunes étudiants du Séminaire Saint-François ont découvert leur capacité à s’exprimer à travers les mots et à matérialiser leurs pensées par le biais d’un recueil collectif qui en sera cette année à sa 12e édition. Pour le bibliothécaire de près de 35 ans d’expérience, il ne fait aucun doute que ce projet, qu’il a initié en 1997 en créant les Éditions du Rêve éveillé, a eu un impact significatif pour tous ceux qui ont participé au projet. En choisissant d’aller ainsi à la rencontre des jeunes, Marcel Julien leur a fait prendre conscience de l’importance du rêve et surtout de leurs propres capacités à les réaliser.
Photos haute résolution
Textes de présentation Texte court
Grâce à l’engagement soutenu de Marcel Julien, des dizaines de jeunes étudiants du Séminaire Saint-François ont découvert leur capacité à s’exprimer à travers les mots et à matérialiser leurs pensées par le biais d’un recueil collectif qui en sera cette année à sa 12e édition. Pour le bibliothécaire de près de 35 ans d’expérience, il ne fait aucun doute que ce projet, qu’il a initié en 1997 en créant les Éditions du Rêve éveillé, a eu un impact significatif pour tous ceux qui ont participé au projet. En choisissant d’aller ainsi à la rencontre des jeunes, Marcel Julien leur a fait prendre conscience de l’importance du rêve et surtout de leurs propres capacités à les réaliser.
Texte long
Peut-être avez-vous déjà eu la chance de lire le poème d’Anne-Julie Dallaire sur l’amitié, ou celui de Louis Morissette et Gabriel Poisson portant sur le respect, ou même encore de parcourir la fable de M. Soleil et l’ours polaire écrite par Claudia Turcot et Mathieu Guimond. Probablement pas. En fait, ces auteurs sont de jeunes étudiants du Séminaire Saint-François qui, grâce à l’engagement soutenu de Marcel Julien, ont découvert leur capacité à s’exprimer à travers les mots et le dessin et à matérialiser leurs pensées par le biais d’un recueil collectif qui en sera cette année à sa 12e édition.
Pour le bibliothécaire de près de 35 ans d’expérience, il ne fait aucun doute que ce projet, qu’il a initié en 1997 en créant alors les Éditions du Rêve éveillé, a eu un impact significatif pour les dizaines de jeunes qui ont participé au projet. « La principale répercussion de ces recueils est sans aucun doute la fierté que chaque jeune éprouve à voir leur texte publié. Plusieurs adolescents manquent de confiance en eux et se disent trop souvent que ce qu’ils écrivent n’est pas bon. En les poussant à aller plus loin, ils découvrent qu’ils sont bien meilleurs que ce qu’ils croient et cela a un impact direct sur leur estime de soi », explique avec enthousiasme le finaliste de la catégorie Personnel Engagé.
C’est à la suite d’une rencontre marquante avec l’auteure Antonine Maillet que Marcel Julien décide de mettre en branle le projet d’un recueil collectif faisant place à la poésie, les contes, les fables, les essais et même le dessin. « La bibliothèque d’une école est toujours perçue comme un endroit fermé. Pour la rendre accessible, je me suis dit qu’il fallait que je sorte de ma bibliothèque et que j’aille à la rencontre de tous les jeunes pour les encourager à écrire et à s’exprimer. Avec ce projet, je crois, bien humblement, avoir réussi. »
« Monsieur Julien comprend l’importance du rêve et il contribue de façon exceptionnelle à alimenter celui de nombreux adolescents à la recherche de valorisation et de réalisations concrètes. Quel bel exemple d’engagement, de passion et de partage », témoigne l’animateur à la vie étudiante du SSF, Marc Pinard.
Loin du bibliothécaire l’idée d’avoir mis sur pied un projet destiné uniquement aux meilleurs et aux plus âgés. Que le jeune soit premier ou dernier de classe, en première ou dernière secondaire, la seule et unique prémisse de base pour adhérer au projet est la volonté de s’impliquer jusqu’au bout. Et de l’avis de M. Julien, de nombreux participants ont fait d’énormes progrès académiques à la suite de leur implication. « À chaque année, il y a des élèves qui viennent me remercier pour les avoir aider à s’épanouir. C’est ça ma récompense », confit-il en souriant.
Mais ce projet n’est pas l’unique raison pour laquelle l’engagement de M. Julien est reconnu par ses pairs et aussi par les étudiants. Soucieux d’offrir aux jeunes une bibliothèque dynamique et actuelle, il passe de nombreuses commandes de nouveaux livres, prépare des animations pour faire découvrir de nouveaux genres littéraires ou de nouveaux auteurs, enseigne les rudiments d’une recherche efficace et propose même « un coin lecture » pour les lecteurs en quête de nouveautés.
« Pour plusieurs d’entre nous, M. Julien restera une personne attachante et sympathique, toujours prêt à la discussion et aux débats d’idées et doté d’un bon sens de l’humour. Plus personnellement, il restera pour moi un ami et un modèle humain à suivre », raconte Félix Delage-Laurin, élève finissant au SSF.
« Il y a quelques années, j’ai voulu me dégager du projet de recueil collectif, mais on a insisté pour que je demeure. Toutefois, je prendrai bientôt ma retraite, et là, j’espère qu’une autre personne fera vivre ce projet et pourra même l’améliorer. Vous savez, ce projet, il est important pour les jeunes et c’est tout ce qui compte », termine Marcel Julien.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Renée Rouleau
Collège Sainte-Anne de Lachine
Alors que bien des jeunes croient encore pouvoir tout réussir instantanément, il est rassurant de constater qu’il existe toujours de ces personnes qui leur enseignent que sans effort et combativité, ils ne pourront atteindre leurs objectifs. Parmi elles, il y a justement Renée Rouleau, professeure à la concentration danse et ballet du Collège Sainte-Anne de Lachine. Britannique d’origine, cette grande dame de la danse classique ne lésine d’ailleurs pas sur le temps, les moyens et les efforts pour transmettre à tous ses étudiants sa passion pour « cet art qui fait vivre l’âme de la personne qui l’expérimente ».
Photos haute résolution
Textes de présentation Texte court
Alors que bien des jeunes croient encore pouvoir tout réussir instantanément, il est rassurant de constater qu’il existe toujours de ces personnes qui leur enseignent que sans effort et combativité, ils ne pourront atteindre leurs objectifs. Parmi elles, il y a justement Renée Rouleau, professeure à la concentration danse et ballet du Collège Sainte-Anne de Lachine. Britannique d’origine, cette grande dame de la danse classique ne lésine d’ailleurs pas sur le temps, les moyens et les efforts pour transmettre à tous ses étudiants sa passion pour « cet art qui fait vivre l’âme de la personne qui l’expérimente ».
Texte long
Alors que bien des jeunes croient encore pouvoir tout réussir instantanément, il est rassurant de constater qu’il existe toujours de ces personnes qui leur enseignent que sans effort et combativité, ils ne pourront atteindre leurs objectifs. Parmi elles, il y a justement Renée Rouleau, professeure à la concentration danse et ballet du Collège Sainte-Anne de Lachine. « Quand je constate qu’ils ont compris cela et qu’ils s’investissent à fond, je me dis que j’ai accompli ma mission », lance-t-elle d’un ton assuré.
Britannique de naissance, cette grande dame de la danse classique a joint les rangs d’une école de danse professionnelle dès l’âge de 11 ans. Rapidement recrutée par la compagnie du Ballet Royal de Londres, l’une des cinq plus grosses organisations du genre au monde et où, selon le Times, seulement une candidate sur 700 est acceptée, Mme Rouleau a parcouru l’Europe et travaillé avec les plus grandes stars de la danse de son époque. Puis une blessure l’a contrainte à mettre un terme à sa carrière de danseuse classique. C’est alors qu’elle a choisi de se tourner vers l’enseignement afin de transmettre aux jeunes, comme elle le dit si bien, « sa passion pour cet art classique qui fait vivre l’âme de la personne qui l’expérimente ».
Puis l’amour pousse Renée Rouleau à traverser l’océan et à s’installer au Québec où elle transmet, depuis, son savoir au sein de diverses écoles, dont celle des Grands Ballets Canadiens, le collège John Abbott et même l’UQAM. Pendant 20 ans, elle opère aussi sa propre école de ballet, l’Académie de ballet Renée Rouleau. Puis croyant le jour de la retraite venu, elle se départit de son école, mais ressent à nouveau, quelque mois plus tard, un intense désir de côtoyer à nouveau les jeunes et à leur enseigner ce qu’elle connaît le mieux au monde : la danse classique.
« De par sa passion et les nombreuses heures dédiées pendant les cours et à l’extérieur des heures de classe, Mme Rouleau a su motiver un bon nombre d’élèves dans la poursuite de leurs études au Collège Sainte-Anne de Lachine. Elle sait mobiliser un élève à travers sa participation à une activité parascolaire », s’empresse à préciser Michel Twigg, directeur du développement international au Collège Sainte-Anne de Lachine, là où enseigne la finaliste depuis maintenant sept ans.
C’est d’ailleurs cette grande volonté à vouloir faire découvrir aux jeunes la beauté des arts classiques qui caractérise largement l’engagement constant de Renée Rouleau. Grâce au programme du Collège, les jeunes peuvent goûter et vivre une expérience de danse et de théâtre, et même se présenter devant un public et ainsi sentir la satisfaction de la réussite après un long travail. « L’important pour moi, c’est que mes jeunes goûtent aux arts classiques et qu’ils puissent ensuite pouvoir porter un jugement à savoir s’ils aiment ou non. Comment peut-on juger si on ne sait pas de quoi on parle? J’ai même eu une jeune fille qui n’aimait pas la danse classique et qui, à la suite de ses cinq ans ici, m’a confié que jamais elle aurait cru avoir autant de plaisir à s’exécuter sur de la musique classique », confie Mme Rouleau.
Et pour l’enseignante, pas question de privilégier qui que ce soit. La danse classique est à la portée de tous et de toutes. « J’ai toujours trouvé déplorable que l’on dise à un jeune « tu n’as pas ce qu’il faut ». En danse, notre corps est notre instrument de travail. Cela devient comme une variation sur un même thème et on travaille avec ce qu’on a. Tout ce que je veux, c’est qu’ils comprennent qu’avec de la rigueur et du travail, on parvient à réussir. Que ce soit en danse ou dans toute autre sphère de notre vie. »
L’amour des jeunes transpire dans chaque parole de Renée Rouleau et cet amour, comme elle l’affirme, les jeunes le lui rendent très bien. « J’essaie simplement d’offrir mes expériences afin d’enrichir la vie du Collège et surtout d’enrichir les connaissances artistiques des étudiants. Je me trouve d’ailleurs très privilégiée de pouvoir contribuer à l’éducation de tous ces jeunes », conclut-elle avec satisfaction.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Nathalie Ringuette
École secondaire Vanier
Les demi-mesures, Nathalie Ringuette ne connaît pas ça. Habituée à ne jamais faire les choses à moitié, l’enseignante de l’École secondaire Vanier a choisi un jour de revêtir ses habits de missionnaire et de partir à la conquête de la jeunesse, cherchant à la convaincre de vivre ses ambitions. Planification et réalisation de conférences avec des personnalités connues, levée de fonds pour la fondation Gilles Kègle, organisation de différentes fêtes, rédaction avec un groupe d’étudiants d’un manifeste sur les droits des enfants et démarche pour son dépôt à l’Assemblée nationale du Québec, mise sur pied d’un dépanneur santé coopératif le Dep-explo Jeune l’engagement de Nathalie Ringuette n’a aucune limite.
Photos haute résolution
Textes de présentation Texte court
Les demi-mesures, Nathalie Ringuette ne connaît pas ça. Habituée à ne jamais faire les choses à moitié, l’enseignante de l’École secondaire Vanier a choisi un jour de revêtir ses habits de missionnaire et de partir à la conquête de la jeunesse, cherchant à la convaincre de vivre ses ambitions. Planification et réalisation de conférences avec des personnalités connues, levée de fonds pour la fondation Gilles Kègle, organisation de différentes fêtes, rédaction avec un groupe d’étudiants d’un manifeste sur les droits des enfants et démarche pour son dépôt à l’Assemblée nationale du Québec, mise sur pied d’un dépanneur santé coopératif le Dep-explo Jeune l’engagement de Nathalie Ringuette n’a aucune limite.
Texte long
Les demi-mesures, Nathalie Ringuette ne connaît pas ça. Habituée à ne jamais faire les choses à moitié, l’enseignante de l’École secondaire Vanier a choisi un jour de revêtir ses habits de missionnaire et de partir à la conquête de la jeunesse, cherchant à la convaincre de vivre ses ambitions. « “Sky is the limit” est la phrase qui résume bien sa façon de voir tous les projets apportés par les élèves. Elle me l’a répétée tellement souvent », s’empresse de raconter l’une de ses anciennes étudiantes.
« À 5 ans, je portais déjà le titre de « boss des bécosses ». À 12 ans, je militais avec des pancartes dans ma cour d’école pour la libération de la femme », lance Nathalie Ringuette dans un grand éclat de rire contagieux. « Aujourd’hui, comme enseignante et responsable de l’approche orientante, je veux tracer le chemin en innovant pour le bien des élèves. Je crois sincèrement que ce n’est pas parce que tu grandis dans un milieu défavorisé que tu es fait pour des petits projets. C’est ce que je leur enseigne. »
Se décrivant, sourire aux lèvres, comme une actrice frustrée n’ayant pu assouvir sa soif artistique, Nathalie confie vouloir se reprendre en faisant en sorte que les projets de ses élèves deviennent réalité et prennent même parfois la forme d’événements à grand déploiement. Des déploiements qui dépassent dans bien des cas les attentes initiales des étudiants.
Ce fut le cas d’ailleurs avec la réalisation d’un projet d’entraide dans une école primaire intitulé « Un Noël au printemps! », tenu en juin dernier. Pour l’occasion, les étudiants sont parvenus à impliquer bon nombre de partenaires et ainsi faire vivre à de nombreux enfants issus d’un milieu défavorisé une expérience inoubliable. « Lors de cette journée, une petite fille a dit, tout en recevant sa barbe à papa, qu’il s’agissait du plus beau jour de sa vie. C’est dans des cas comme ça que nos jeunes réalisent les impacts de leurs projets et prennent conscience de l’importance de leur implication », relate Nathalie.
Et ce projet n’est qu’un parmi tant d’autre. Planification et réalisation de conférences avec des personnalités connues, dont Paul Arcand, Nathalie Simard, le général Roméo Dallaire et Julie Payette, levée de fonds pour la fondation Gilles Kègle, organisation de différentes fêtes, rédaction avec un groupe d’étudiants d’un manifeste sur les droits des enfants et démarche pour son dépôt à l’Assemblée nationale du Québec, l’engagement de Nathalie Ringuette n’a aucune limite.
La mise sur pied il y a quatre ans du dépanneur santé coopératif Dep-explo Jeune est probablement le plus beau legs aux étudiants de la part de l’enseignante. Canalisant les énergies créatives de nombreux étudiants, ce projet a même remporté plusieurs prix et généré l’engagement de nombreux commanditaires. Aujourd’hui, plus de 70 % des marchandises vendues sont produites par les étudiants qui développent ainsi leurs aptitudes entrepreneuriales. Le succès retentissant du projet a même trouvé écho partout dans la province, conduisant Nathalie, avec la collaboration d’une collègue, à rédiger une trousse de démarrage dictant la marche à suivre pour l’implantation d’un tel projet dans d’autres écoles.
« Cette enseignante est une magicienne car elle a réussi plusieurs exploits avec des élèves pas de tout repos, dans un milieu défavorisé et même avec des étudiants près du décrochage qui ont trouvé le moyen de s’impliquer dans leur milieu, donc d’avoir un but pour se lever chaque matin. Elle parvient à faire sentir à chacun de nous que nos talents sont précieux et elle nous encourage jusqu’à ce que notre but soit atteint », s’exprime de manière très élogieuse Émilie Sylvestre, maintenant étudiante au cégep, ajoutant que Nathalie a joué un rôle marquant dans sa vie.
« Cette impulsion vitale de m’impliquer, que j’ai pris soin de le transmettre à mes enfants qui m’accompagnent dans certains projets, me vient sûrement de mes parents. Je crois aussi que pour faire cela, il faut avant tout aimer nos étudiants. Pour moi, ces jeunes sont l’essence à laquelle je carbure. Et si je parviens à les aider à se dépasser et ainsi à créer un meilleur sentiment d’appartenance dans notre milieu, je me dis que voilà bien des retombées positives de mon engagement », termine la finaliste.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Anie Belleville
École de l'Érablière
« Je suis profondément attachée à mon milieu de vie et de travail. Je crois que l’école est un endroit pour apprendre à se dépasser. Je crois que chaque élève devrait avoir la chance de vivre des expériences stimulantes qui l’amèneront à aller plus loin et à s’ouvrir sur le monde », soutient Anie Belleville, enseignante de français en 3e secondaire. Elle n’hésite pas à tout mettre en œuvre pour proposer des défis nouveaux et engageants à ses élèves. Au fil des ans, elle leur a appris à découvrir le monde par le biais de la littérature, mais aussi par l’organisation de voyages à l’extérieur du pays. À chaque fois, ils en ressortent grandis.
Photos haute résolution
Textes de présentation Texte court
« Je suis profondément attachée à mon milieu de vie et de travail. Je crois que l’école est un endroit pour apprendre à se dépasser. Je crois que chaque élève devrait avoir la chance de vivre des expériences stimulantes qui l’amèneront à aller plus loin et à s’ouvrir sur le monde », soutient Anie Belleville, enseignante de français en 3e secondaire. Elle n’hésite pas à tout mettre en œuvre pour proposer des défis nouveaux et engageants à ses élèves. Au fil des ans, elle leur a appris à découvrir le monde par le biais de la littérature, mais aussi par l’organisation de voyages à l’extérieur du pays. À chaque fois, ils en ressortent grandis.
Texte long
« Je suis profondément attachée à mon milieu de vie et de travail. Je crois que l’école est un endroit pour apprendre à se dépasser. Je crois que chaque élève devrait avoir la chance de vivre des expériences stimulantes qui l’amèneront à aller plus loin et à s’ouvrir sur le monde ». Cette vision, Anie Belleville, enseignante de français en 3e secondaire à l’École secondaire de l’Érablières de Saint-Félix-de-Valois, s’engage à la concrétiser pour faire des jeunes qui fréquentent son école de futurs citoyens tournés sur le monde et engagés dans leur collectivité. Elle aurait pu s’en tenir au cadre de ses cours, mais elle a décidé de porter l’idée jusqu’au bout en amenant des élèves en voyage à travers le monde. Elle investit son temps sans compter pour leur permettre de s’ouvrir à des cultures différentes, pour les amener à saisir l’importance de bien maîtriser le français et d’autres langues.
En fait, son amour pour le monde scolaire rejaillit chaque jour sur ses élèves, alors qu’elle n’hésite pas à leur proposer des défis nouveaux et engageants. « Anie a toujours un projet en cours d’exécution. Le dynamisme de son milieu de travail et l’épanouissement des élèves sont au cœur de ses préoccupations », témoigne sa collègue, Sylvie Chartier.
Cette année, elle fait découvrir la Grèce à ses élèves. Ils dégusteront des produits locaux, visionneront le film Troie en classe et réaliseront une présentation multimédia sur ce pays. « Je veux que mes élèves s’imprègnent de la culture grecque avant de lire l’Odyssée d’Homère, une œuvre marquante, mais aride à lire pour les jeunes ».
Mme Belleville se sert de la littérature pour faire découvrir le monde à ses élèves. Depuis quelques années, elle a poussé l’expérience plus loin en organisant des voyages à l’extérieur du pays avec des élèves du 2e cycle du secondaire. « J’ai eu la piqûre. Les élèves reviennent de leur expérience et ils sont différents. Ils en sont grandis et moi aussi! », s’exclame-t-elle.
Jusqu’à maintenant, elle a permis à des élèves de visiter la France, la Grèce, l’Italie, les États-Unis. À l’automne, elle s’envolera vers l’Angleterre avec un nouveau groupe. Récemment, en collaboration avec un enseignant d’éducation physique, elle a organisé un véritable pèlerinage sportif à Buffalo, Toronto et Montréal.
« Ce type de voyage allume la curiosité des jeunes qui ont la chance d’y prendre part. Ils deviennent plus attentifs, plus ouverts aux autres cultures. Ils comprennent l’importance de maîtriser plusieurs langues. C’est une richesse à acquérir. Dans certains cas, le voyage agit comme tremplin pour les propulser vers de nouveaux horizons. Le monde est un village maintenant et je veux qu’ils en soient conscients », s’enflamme l’enseignante.
Évidemment, la planification de ces voyages n’est pas de tout repos et demande de mener plusieurs campagnes de financement de façon successive, mais Mme Belleville s’engage entièrement pour ses élèves qui, autrement, n’auraient probablement pas la chance de voyager, puisqu’ils viennent d’un milieu assez défavorisé.
« Elle ne compte jamais son temps pour faire vivre une expérience culturelle des plus enrichissantes aux élèves. Anie est une femme organisée, structurée et humaine », fait valoir son directeur, Pierre Heynemand Jr.
C’est ainsi que, lorsque M. Heynemand a entrepris des démarches pour créer un programme d’éducation internationale, Mme Belleville s’est jointe au comité. « Le programme Ouverture sur le monde me rejoint dans mes valeurs. Les jeunes feront plus d’anglais, apprendront l’espagnol, leurs cours auront une saveur internationale et ils seront invités à s’engager dans leur communauté ». Le nouveau programme sera offert à deux classes de 1re secondaire à compter de septembre 2009. Il ne fait aucun doute, Anie Belleville met tout en œuvre pour permettre aux jeunes qui passent sur les bancs de l’École secondaire de L’Érablière de s’ouvrir sur le monde et de devenir plus curieux de la vie. Même si elle se définit comme une personne assez discrète qui aime rester dans l’ombre, il est facile de deviner que ses actions devraient demeurer gravées dans la mémoire de ses élèves et que ceux-ci la remercieront un jour de leur avoir permis de poser un regard différent sur le monde.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Isabelle Gendron
Collège Mont-Royal
« J’aime les ados », confesse spontanément Isabelle Gendron, enseignante de mathématiques en 4e et 5e secondaire au Collège Mont-Royal. « Les jeunes sont pleins de ressources et quand on s’implique avec eux, on les découvre sous leurs meilleurs jours et on apprend d’eux ». À écouter Isabelle Gendron s’exprimer de la sorte, on comprend rapidement qu’elle carbure à l’énergie de ses élèves. Les voir évoluer, aller de l’avant, découvrir la vie, ici et ailleurs, voilà qui la passionne et qui l’entraîne à donner généreusement de son temps pour les jeunes.
Photos haute résolution
Textes de présentation Texte court
« J’aime les ados », confesse spontanément Isabelle Gendron, enseignante de mathématiques en 4e et 5e secondaire au Collège Mont-Royal. « Les jeunes sont pleins de ressources et quand on s’implique avec eux, on les découvre sous leurs meilleurs jours et on apprend d’eux ». À écouter Isabelle Gendron s’exprimer de la sorte, on comprend rapidement qu’elle carbure à l’énergie de ses élèves. Les voir évoluer, aller de l’avant, découvrir la vie, ici et ailleurs, voilà qui la passionne et qui l’entraîne à donner généreusement de son temps pour les jeunes.
Texte long
« J’aime les ados », confesse spontanément Isabelle Gendron, enseignante de mathématiques en 4e et 5e secondaire au Collège Mont-Royal. « Les jeunes sont pleins de ressources et quand on s’implique avec eux, on les découvre sous leurs meilleurs jours et on apprend d’eux ». À écouter Isabelle Gendron s’exprimer de la sorte, on comprend rapidement qu’elle carbure à l’énergie de ses élèves. Les voir évoluer, aller de l’avant, découvrir la vie, ici et ailleurs, voilà qui la passionne et qui l’entraîne à donner généreusement de son temps pour les jeunes.
Exerçant sa profession depuis 14 ans, l’enseignante a toujours fait preuve de conviction à l’égard de la jeunesse. Un arrêt de deux ans pour entreprendre la rédaction d’un manuel scolaire destiné à la réforme l’a d’autant plus convaincu qu’elle préférait le contact des jeunes à celui de son ordinateur. « Plus que jamais je suis persuadée que ma place est dans la classe d’une école secondaire, pas ailleurs », s’enflamme-t-elle.
Si transmettre ses connaissances en mathématiques la stimule professionnellement, l’opportunité de faire découvrir aux jeunes de son école les rudiments de la danse sociale, discipline qu’elle maîtrise aisément ayant même plus jeune participé à de nombreuses compétitions, lui permet aussi de se rapprocher de ses élèves. « Quand je suis allée voir la direction avec mon projet d’une activité parascolaire en danse sociale, il y a six ans, tout le monde était plutôt sceptique… et j’avouerais que moi aussi. Mais je suis allée de l’avant et ça fonctionne très bien », assure Mme Gendron.
Depuis, l’enseignante en a vu défiler des élèves et même des enseignants qui souhaitaient, eux aussi, profiter de son expertise. Le succès a été tel, que l’école a même ajouté à l’activité Danse animation le volet Danse exercice animation, qui consiste en de l’entraînement physique à même les pas de danse sociale. « Ma plus grande récompense, c’est quand je vois un jeune garçon, très timide en début d’année, prendre de l’assurance et participer à un grand spectacle à la fin de l’année. Là, je me dis que mon implication a servi à quelqu’un. »
Il y a aussi les voyages qui passionnent Isabelle Gendron. « J’ai la chance de beaucoup voyager et je crois que les voyages forment la jeunesse », insiste la finaliste Personnel engagé. C’est pourquoi elle a eu l’idée de proposer à la direction du Collège, il y a deux ans, de mettre sur pied un projet annuel de stage d’immersion culturelle se déroulant dans un pays d’Amérique du Sud. Comme l’enseignant d’espagnol de l’établissement avait aussi proposé la même chose, le projet a pris forme. Depuis, des élèves du Collège ont pris le chemin du Guatemala à deux occasions et le Honduras sera la prochaine destination en mars 2010. Pour l’occasion, les jeunes se retrouvent en immersion complète, logeant chez des familles durant deux semaines, apprenant l’espagnol et contribuant au développement de projets structurants pour le village hôte.
« Il est sain de sortir nos jeunes de leur milieu souvent aisé et de leur faire découvrir un autre environnement. Ils apprennent tous des choses. Entre autres que l’eau ne sort pas toujours d’un robinet comme ici et que l’éducation n’est pas nécessairement accessible à tous dans certains pays du monde. »
Bien qu’à travers ses engagements Isabelle Gendron parvienne à créer des liens plus stables et plus productifs avec ses élèves, il n’y a pas que ces centaines d’heures passées en leur compagnie qui font que les étudiants l’apprécient et la respectent. « Au-delà de sa grande faculté de compréhension et d’adaptation, Mme Gendron possède une habileté particulière à communiquer. Elle crée, dans ses cours comme ailleurs, une atmosphère de respect et de discipline propice à la transmission des connaissances. Et en plus de sa grande disponibilité, elle a une oreille attentive pour tous », assure le directeur des services éducatifs au 1er cycle, M. Pierre Fortin.
Reconnue pour son esprit créatif, son enthousiasme, son dynamisme, et ce, tout en faisant preuve d’une grande rigueur, Isabelle Gendron n’en finit plus de vouloir offrir à tous les étudiants de son école la chance de se surpasser et d’apprendre. « Le secondaire peut être un passage obligé magnifique pour les jeunes. J’essaie seulement de le leur faire découvrir. C’est ma plus grande motivation. »
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Josée Alain
École secondaire de Saint-Charles
Il n’y a pas une année scolaire qui file sans que Josée Alain, professeur d’éducation physique et d’arts plastiques à l’école secondaire Saint-Charles, ne propose à ces élèves des activités originales qui les encouragent à bouger. Dernier projet en liste : traverser d’un bout à l’autre le Canada à vélo… stationnaire. Ajoutez à cela l’entraînement des équipes de football et de basket-ball, en plus de tous les projets spéciaux, et vous obtenez une enseignante convaincue que la réussite académique s’obtient par un esprit sain dans un corps sain.
Photos haute résolution
Textes de présentation Texte court
Il n’y a pas une année scolaire qui file sans que Josée Alain, professeur d’éducation physique et d’arts plastiques à l’école secondaire Saint-Charles, ne propose à ces élèves des activités originales qui les encouragent à bouger. Dernier projet en liste : traverser d’un bout à l’autre le Canada à vélo… stationnaire. Ajoutez à cela l’entraînement des équipes de football et de basket-ball, en plus de tous les projets spéciaux, et vous obtenez une enseignante convaincue que la réussite académique s’obtient par un esprit sain dans un corps sain.
Texte long
Il n’y a pas une année scolaire qui file sans que Josée Alain, enseignante d’éducation physique et d’arts plastiques à l’école secondaire Saint-Charles, ne propose à ses élèves des activités originales qui les encouragent à bouger. Dernier projet en liste : traverser d’un bout à l’autre le Canada à vélo… stationnaire. Ajoutez à cela l’entraînement des équipes de football et de basket-ball, en plus de tous les projets spéciaux, et vous obtenez une enseignante convaincue que la réussite scolaire s’obtient par un esprit sain dans un corps sain.
« Je suis une enseignante qui ne peut se limiter à donner uniquement ses cours », affirme-t-elle. « À chaque année, j’essaie de trouver des projets accrocheurs qui permettent aux élèves de s’intéresser à l’activité physique et ainsi contrer les effets de la sédentarité chez nos ados. »
D’aussi loin qu’elle se souvienne, Josée Alain a toujours éprouvé ce grand besoin de bouger. Très jeune, elle se levait à 5 h du matin pour se rendre seule à l’aréna afin d’y suivre ses cours de patinage artistique. Encore aujourd’hui, elle ne lésine pas sur les efforts, misant le plus souvent possible sur son vélo pour assurer ses déplacements. « Quand j’ai fait le saut du primaire au secondaire, ça m’a frappée de voir à quel point les jeunes délaissaient les activités physiques. J’ai vite compris qu’il faudrait que je redouble d’ingéniosité pour les amener à s’impliquer et surtout à y trouver du plaisir », mentionne l’enseignante.
Les étudiants ont alors découvert les joies du football dans la neige avec contact (avec en prime le professeur comme cible), du volley-ball sur neige, des sorties en raquettes, et de l’athlétisme au printemps. Il n’en fallait pas plus pour paver la voie au projet de la traversée du Canada en vélo stationnaire. « Je voulais motiver les jeunes à faire une activité physique en dehors de mes cours. Avec ce projet, les équipes participantes ont toute l’année pour se rendre de Terre-Neuve à la Colombie-Britannique. »
Le projet est simple. Les équipes se rendent à la salle d’entraînement le midi et cumulent leur progrès en kilomètres. Pour l’instant, la majorité a atteint l’Ontario et une équipe se trouve au Manitoba. L’enseignante a même pensé demander à chaque province et certaines villes du Canada de l’information touristique, des vidéos et même des articles promotionnels. À la fin, un vélo fera l’objet d’un tirage au sort parmi ceux ayant accompli le défi. « En plus, avec ce projet, on combine efforts physiques et géographie. C’est super! »
Toujours prête à relever les défis à condition qu’ils rapportent pour les jeunes, Josée Alain ne s’est pas fait prier lorsqu’on lui a demandé de devenir l’entraîneure de la toute nouvelle équipe de football de l’école en 2007. « Je ne connaissais rien au football, ou presque, mais j’ai accepté pour tous ces jeunes qui rêvaient de faire partie de cette équipe. Maintenant, il y a un groupe complet d’entraîneurs et l’équipe se distingue très bien. » Même son de cloche lorsqu’il a été le temps d’offrir aux filles de l’école la possibilité d’intégrer une équipe de basket-ball.
La mise sur pied des projets Réno-vélo et Multi-Arts, destinés aux élèves en difficulté d’apprentissage, ont aussi été une belle initiative de sa part. Ils leur ont permis de réparer de vieux vélos et d’en faire don à des gens dans le besoin ou de créer des œuvres qui furent exposées au grand public, deux sources de fierté pour des jeunes qui vivent trop souvent l’échec. Il ne faut oublier les nombreuses conférences que l’enseignante a organisées, invitant de nombreux athlètes de haut calibre à partager leur expérience de réussite.
« Par sa détermination, sa passion, sa patience, son désir de se dépasser et surtout parce qu’elle croit en nos jeunes, Mme Alain est un modèle pour eux. Les écoles du Québec gagneraient à être remplies d’un tel modèle », assure élogieusement Guylaine Keable, parent membre du conseil d’établissement de l’école.
« Quand un parent me dit que sans mon implication son enfant aurait très certainement abandonné l’école, je crois alors que j’ai pu changer les choses. Et c’est tellement agréable de voir tous ces jeunes s’impliquer, s’amuser et afficher des sourires de contentement. C’est vraiment gratifiant », termine l’enseignante.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Julie Lévesque
École secondaire Roger-Comtois
Pour trouver la classe de Julie Lévesque, enseignante à l’école secondaire Roger-Comtois, aucunement besoin d’un plan ou d’indications. Il suffit simplement de se laisser guider par les notes de musique qui s’en échappent. Et si cela s’arrête, c’est probablement parce que l’enseignante s’est laissée emporter par son énergie remarquable, profitant d’une pause entre deux gammes pour transmettre sa passion de la musique ou pour préparer ses élèves à l’un des mille et un projets (spectacles, voyages, sorties culturelles, galas) qu’elle concocte pour ces jeunes à qui elle se donne corps et âme.
Photos haute résolution
Textes de présentation Texte court
Pour trouver la classe de Julie Lévesque, enseignante à l’école secondaire Roger-Comtois, aucunement besoin d’un plan ou d’indications. Il suffit simplement de se laisser guider par les notes de musique qui s’en échappent. Et si cela s’arrête, c’est probablement parce que l’enseignante s’est laissée emporter par son énergie remarquable, profitant d’une pause entre deux gammes pour transmettre sa passion de la musique ou pour préparer ses élèves à l’un des mille et un projets (spectacles, voyages, sorties culturelles, galas) qu’elle concocte pour ces jeunes à qui elle se donne corps et âme.
Texte long
Pour trouver la classe de Julie Lévesque, enseignante à l’école secondaire Roger-Comtois, nul besoin d’un plan ou d’indications. Il suffit simplement de se laisser guider par les notes de musique qui s’en échappent. Et si cela s’arrête, c’est probablement parce que l’enseignante s’est laissée emporter par son énergie remarquable, profitant d’une pause entre deux gammes pour transmettre sa passion de la musique ou pour préparer ses élèves à l’un des mille et un projets qu’elle concocte pour ces jeunes à qui elle se donne corps et âme.
« L’enseignement est pour moi une vocation. C’est viscéral », garantit-elle. « Les jeunes sont pour moi une source de vie et d’avenir. C’est pour ça que je leur consacre autant de temps. Et quand ils m’arrivent avec une belle idée pour un projet, je me dis : « Un de plus ou un de moins, ça ne change pas grand chose! Alors je fonce. »
Si Julie Lévesque refuse rarement une occasion de mettre ses compétences d’enseignante en musique à contribution, c’est bien parce qu’elle cherche continuellement à élargir les horizons musicaux de ses élèves et ainsi leur donner le goût de relever des défis et d’entreprendre des démarches artistiques formatrices.
Parmi tous les projets en lice, il y a celui du spectacle de variétés du 19 mai à venir qui sera présenté au Théâtre Petit Champlain. Assumant à la fois les rôles de productrice, réalisatrice et metteure en scène, et ce avec l’aide de quelques élèves, Julie Lévesque permettra ainsi à une quarantaine de jeunes adolescents de goûter à la frénésie de fouler une scène professionnelle où ils interprèteront des œuvres classiques et populaires et des créations tirées du projet « Textes engagés ».
Il y a aussi le projet de lancement d’un disque que pilote Julie Lévesque en compagnie de l’enseignante de français, Lynda Riverain. À cette occasion, les élèves doivent écrire les textes et les dix meilleurs seront retenus. Puis les élèves de musique, sous la supervision de leur enseignante, composeront les arrangements musicaux. Les étudiants prendront toute la démarche de création en charge. « Je veux faire sortir le meilleur de mes jeunes. Je ne veux pas nécessairement en faire des pros, je veux juste les voir heureux et se passionner pour quelque chose. Ça fait partie de la paye », affirme-t-elle.
C’est pourquoi il lui est très difficile de refuser son aide aux jeunes qui la lui demandent, comme ce fut le cas lorsque des élèves lui ont proposé de monter de A à Z la comédie musicale Le fantôme de l’opéra. Malgré ses nombreuses activités, Julie a tout de même choisi de les guider dans leur projet, ce qui en bout de ligne s’est matérialisé en de nombreuses heures d’accompagnement. Ainsi, les élèves ont pu présenter le spectacle dans une école primaire. « En voyant l’enthousiasme, le sérieux et la volonté des jeunes, je n’ai pas pu résister. Certains vivent pour leur projet toute l’année et ça les accroche à l’école. Je ne peux quand même pas les abandonner », rigole-t-elle.
Et vous croyez que cela s’arrête là? Ajoutez l’organisation d’un voyage culturel à Chicago et New-York, la préparation des musiciens pour le Gala de l’Excellence de l’école et la journée portes ouvertes, la mise sur pied de sorties culturelles à l’opéra de Québec et sa participation à la soirée poésie. En plus, Julie Lévesque donne des cours, bénévolement et en dehors des heures régulières de travail, à certains élèves qui souhaitent se préparer à l’audition pour leur admission au cégep en musique.
Il y a aussi le rôle fondamental qu’elle joue pour l’événement la Soirée des arts de la Capitale qui donne la chance aux élèves artistes de plusieurs écoles des commissions scolaires de la Capitale et des Premières Seigneuries de se produire sur la scène du Capitole de Québec. En fait, elle s’occupe de toute l’organisation, de la négociation de la salle aux auditions, en passant par la logistique et l’aspect administratif. Rien ne lui échappe.
Toujours de bonne humeur, dotée d’un rire contagieux et d’une ouverture d’esprit à toute épreuve, Julie Lévesque est même devenue au fil des ans plus qu’une simple enseignante pour les élèves. Disponible et à l’écoute, il n’est pas rare de voir les élèves se confier à elle et lui demander conseil. « Je crois vraiment avoir gagné la confiance de mes élèves et je le dis en toute modestie. J’ai du plaisir à faire ce que je fais. Ce n’est même pas du travail. Et ça, je crois que mes élèves le ressentent et c’est pour ça qu’ils me font confiance… et c’est pour ça que je continue. »
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Brahim El Fadil
École secondaire Saint-Edmond
« Une goutte d’eau ne peut pas influencer la couleur de l’océan, mais elle peut avoir une influence sur les gouttes qui l’entourent. » Quand il lance ces paroles, Brahim El Fadil, enseignant en sciences à l’École internationale Saint-Edmond de Greenfield Park, espère simplement créer l’étincelle de l’engagement chez celui qui les reçoit. Lui-même fortement engagé alors qu’il se trouvait aux études, il se fait un devoir de démontrer à ses élèves qu’en agissant ensemble, on peut faire la différence. Que ce soit en visitant des personnes âgées, en agissant lors du Jour de la Terre ou en participant à la Marche 2/3, la sensibilisation à la solidarité sociale caractérise l’engagement de Brahim El Fadil.
Photos haute résolution
Textes de présentation Texte court
« Une goutte d’eau ne peut pas influencer la couleur de l’océan, mais elle peut avoir une influence sur les gouttes qui l’entourent. » Quand il lance ces paroles, Brahim El Fadil, enseignant en sciences à l’École internationale Saint-Edmond de Greenfield Park, espère simplement créer l’étincelle de l’engagement chez celui qui les reçoit. Lui-même fortement engagé alors qu’il se trouvait aux études, il se fait un devoir de démontrer à ses élèves qu’en agissant ensemble, on peut faire la différence. Que ce soit en visitant des personnes âgées, en agissant lors du Jour de la Terre ou en participant à la Marche 2/3, la sensibilisation à la solidarité sociale caractérise l’engagement de Brahim El Fadil.
Texte long
« Une goutte d’eau ne peut pas influencer la couleur de l’océan, mais elle peut avoir une influence sur les gouttes qui l’entourent. » Quand il lance ces paroles, Brahim El Fadil, enseignant en sciences à l’École internationale Saint-Edmond de Greenfield Park, espère simplement créer l’étincelle de l’engagement chez celui qui les reçoit. Lui-même fortement engagé alors qu’il se trouvait aux études, entre autres dans la lutte pour les droits de l’homme, la condition des femmes et l’injustice sociale, il se fait un devoir de démontrer à ses élèves qu’en agissant de concert, on peut faire la différence.
Originaire du Maroc, Brahim El Fadil est arrivé au Québec à la fin de 2002. Issu d’une grande famille presque sans revenu, habitant un des villages les plus pauvres du Maroc situé dans une région désertique, l’enseignant a compris très jeune que s’il voulait aspirer à un meilleur avenir, il devrait mettre les bouchées doubles. « Sans éducation, je savais que je ne m’en sortirais pas. Je ne pouvais compter que sur moi et je travaillais très dur à tous les étés pour amasser un peu de sous pour payer mes études », raconte Brahim.
Malgré tout, le jeune homme qu’il était avait beau se concentrer sur sa réussite personnelle, il ne pouvait s’imaginer abdiquer devant les injustices sociales qui caractérisaient son pays. Dès son secondaire, Brahim a alors choisi, malgré le risque que cela entraînait, de militer contre les inégalités flagrantes sévissant au Maroc. « Je me suis battu pour des causes que je trouvais justes, contre des intégristes qui se croient au-dessus de tout, mais cela n’a rien changé. C’est pour cela que je suis venu ici. Pour me donner une chance d’aller plus loin et de voir grandir mes enfants dans un milieu où on peut avancer. »
Puis un jour, la fibre militante de Brahim est revenue le hanter. Cherchant à s’impliquer davantage, il a fait la rencontre de Josée Ranger, l’animatrice de vie spirituelle et d’engagement communautaire de la commission scolaire, en qui il a vu la parfaite collaboratrice à ses ambitions. « À la suite d’une présentation à l’école, Brahim est venu me voir, m’a raconté son histoire et m’a fait part de son désir de s’engager dans des projets avec les jeunes. J’ai rapidement compris que l’on pourrait faire des projets vraiment intéressants ensemble et avec les élèves », relate Mme Ranger qui décrit Brahim comme un être dynamique vers qui les jeunes sont portés naturellement.
Depuis, l’enseignant profite de plusieurs occasions pour sensibiliser les jeunes à plusieurs causes et les amener à poser des gestes concrets. Comme ce fut le cas avec la campagne Main Rouge qui invitait les jeunes à dénoncer l’injustice que vivent les enfants soldats ou encore avec l’activité spéciale reliée au Jour de la terre où M. El Fadil a mis sur pied avec les élèves un kiosque d’information sur les changements climatiques et ont fait signer une pétition verte à remettre au gouvernement fédéral. Ce mois de mai, et grâce à son initiative, les élèves planteront des arbres sur les terrains de l’école, agissant ainsi pour notre planète.
Profitant du fait que sa conjointe soit infirmière dans un CHSLD, Brahim a aussi constitué une sorte de délégation de jeunes de 1ère secondaire qui rendent visite aux personnes âgées, souvent seules, et font quelques activités avec elles. « Parfois, il faut pousser les jeunes à se débrancher de leur MP3 et à se brancher sur le monde. Ils ont envie de s’impliquer. Il suffit de leur en donner l’occasion », affirme-t-il.
Par la force des choses, Brahim El Fadil se sent toujours concerné par les injustices sociales, surtout celles qui subsistent dans son pays natal. Comme ce fut le cas lorsqu’il a lu sur Internet l’histoire d’un jeune Marocain de 17 ans, fan d’une équipe de soccer d’Espagne, enfermé en prison pour deux ans après avoir écrit sur un tableau de l’école « Dieu, Patrie, FC-Barcelone », déformant ainsi la devise du pays qui est « Dieu, Patrie, Roi ». Événement qui a conduit Brahim à vouloir sensibiliser les jeunes à la solidarité internationale.
« Le 14 mai, nous allons participer à la Marche 2/3 à Montréal et en décembre prochain, nous allons écrire des lettres à ce pauvre garçon mentionné plus haut et qui est victime d’injustice. J’ai vu des gens poser de beaux gestes pour moi et ma communauté. Maintenant, c’est à moi de le faire et de transmettre de bonnes valeurs et le sens des responsabilités à nos jeunes », indique l’enseignant.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Isabelle Soucy
École secondaire du Transcontinental
Surnommée affectueusement par ses collègues « l’artiste hyperactive », Isabelle Soucy fait partie de cette catégorie d’enseignants pour qui le fait d’intervenir dans l’éducation des adolescents n’est pas une simple tâche de travail, mais bien un privilège. Passionnée par les jeunes, leur énergie et toutes leurs contradictions, l’enseignante d’arts plastiques profite de toutes les occasions pour offrir à ces derniers un milieu de vie tout autant agréable que formateur. Comité école en santé, comité de la culture, sorties sociales et éducatives, Isabelle Soucy est partout, diront ses collègues, mais selon elle, elle fait simplement partie du merveilleux monde de l’éducation.
Photos haute résolution
Textes de présentation Texte court
Surnommée affectueusement par ses collègues « l’artiste hyperactive », Isabelle Soucy fait partie de cette catégorie d’enseignants pour qui le fait d’intervenir dans l’éducation des adolescents n’est pas une simple tâche de travail, mais bien un privilège. Passionnée par les jeunes, leur énergie et toutes leurs contradictions, l’enseignante d’arts plastiques profite de toutes les occasions pour offrir à ces derniers un milieu de vie tout autant agréable que formateur. Comité école en santé, comité de la culture, sorties sociales et éducatives, Isabelle Soucy est partout, diront ses collègues, mais selon elle, elle fait simplement partie du merveilleux monde de l’éducation.
Texte long
Surnommée affectueusement par ses collègues « l’artiste hyperactive », Isabelle Soucy fait partie de cette catégorie d’enseignants pour qui le fait d’intervenir dans l’éducation des adolescents n’est pas une simple tâche de travail, mais bien un privilège. Passionnée par les jeunes, leur énergie et toutes leurs contradictions, l’enseignante d’arts plastiques de l’École secondaire du Transcontinental à Pohénégamook profite de toutes les occasions pour offrir à ces derniers un milieu de vie tout autant agréable que formateur.
Comité école en santé, Comité de la culture, sorties sociales et éducatives, Isabelle Soucy est partout, diront ses collègues, mais selon elle, elle fait simplement partie du merveilleux monde de l’éducation. Inspirée fortement par ses parents qui ont tous deux été enseignants, Isabelle se souvient avec plaisir de tous ces instants passés à la table à écouter ses parents discuter des événements de leur journée, des petits conseils donnés aux élèves, des interventions effectuées ou même des réprimandes prodiguées. Mais ce dont elle se rappelle surtout, c’est le lien qui unissait ses parents à leurs élèves.
« J’ai réalisé toute l’ampleur des petits gestes posés par mes parents, quand un jour une femme a approché ma mère, alors que nous étions au centre-ville, pour la remercier des quelques minutes qu’elle lui avait consacrées un jour alors qu’elle se trouvait dans un creux de vague. À ce moment, ma mère a fait la différence dans la vie de cette femme qui pensait alors au suicide. J’ai compris ce que signifiait le pouvoir de l’engagement. »
Comme elle l’explique si bien, l’engagement est devenu pour l’enseignante une manière de penser qui la force à agir en ayant conscience de la portée de ses actions. Son implication avec le Comité école en santé traduit fort bien cette idée. Préoccupée par l’alimentation des jeunes et par leur activité physique, Isabelle s’est beaucoup investie afin de transformer, avec l’aide de quelques étudiantes, l’ancienne coop de l’école en un petit café étudiant, sans caféine, où sont vendus des aliments santé. Puis elle a décidé d’offrir gratuitement et bénévolement, après les heures de cours, des séances de work-out et de tae boxe.
À l’École du Transcontinental, le principe mis de l’avant par le personnel est de « sortir les élèves du rang ». Dans cette petite région éloignée, l’école devient souvent l’une des seules sources d’ouverture sur le monde. C’est pourquoi l’enseignante n’en finit plus d’orchestrer ou de participer à des activités ou à des sorties. Il suffit de penser à son implication avec l’activité Artistes à l’école, aux expositions ou aux spectacles organisés à l’école, à sa contribution au concours de lecture ou à la fameuse sortie de sculpture sur neige qu’elle a mise sur pied dans le cadre du carnaval d’hiver de l’école. Il y a aussi le mini voyage linguistique à Fredericton permettant aux élèves de 2e secondaire de découvrir souvent pour la première fois de leur vie un milieu anglophone. Pour Isabelle, tous les moyens sont bons pour permettre aux étudiants de découvrir et d’apprécier.
« En rencontrant Isabelle, on prend rapidement conscience que cette jeune femme est remplie d’énergie et que les idées n’arrêtent pas dans sa tête », fait ressortir le directeur de l’école, Alain Pelletier.
Et il n’y a pas qu’à l’école où « l’artiste hyperactive » fait valoir son dynamisme. Sa communauté aussi peut compter sur elle. Elle a entre autres pris part à un projet de transformation de cours d’école pour une école primaire, œuvre avec le comité d’aménagement floral de Pohénégamook et s’implique avec le comité organisateur chargé d’accueillir une artiste pour l’émission de télé La petite séduction.
Cette volonté à vouloir faire progresser les projets et à aider les autres, Isabelle Soucy ne peut s’en départir. Elle est liée à sa grande force de caractère qui la pousse à vouloir transmettre aux jeunes qu’elle côtoie presque quotidiennement le même désir de s’engager et de ressentir la satisfaction du devoir accompli.
« Je crois que pour être heureux lorsque l’on est adolescent, il faut être bien entouré et c’est ce que j’essaie de faire avec mes élèves. Je fais partie de l’univers de l’éducation et pour moi, travailler avec des ados, c’est vivre et rester jeune. Ils m’apportent beaucoup et je souhaite leur en donner en retour », affirme-t-elle simplement.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Marie-Josée Sauvé
Polyvalente St-Jérôme
Parmi les choix difficiles que doivent faire les adolescents, celui d’opter pour une carrière plutôt qu’une autre trône certainement au haut de la liste. Consciente qu’il faut bien outiller les jeunes pour faire face à leur choix d’avenir, la conseillère en orientation de la Polyvalente de St-Jérôme, Marie-Josée Sauvé, mijote continuellement de nouvelles idées pour aider les jeunes en adaptation scolaire à découvrir ce qui les allume. Visites et pratiques dans des écoles de métiers spécialisés, projet d’horticulture, de fabrication de collier, de savon ou de papier, toutes les idées sont bonnes à condition qu’elle puisse atteindre le but ultime de motiver les jeunes à trouver leur voie.
Photos haute résolution
Textes de présentation Texte court
Parmi les choix difficiles que doivent faire les adolescents, celui d’opter pour une carrière plutôt qu’une autre trône certainement au haut de la liste. Consciente qu’il faut bien outiller les jeunes pour faire face à leur choix d’avenir, la conseillère en orientation de la Polyvalente de St-Jérôme, Marie-Josée Sauvé, mijote continuellement de nouvelles idées pour aider les jeunes en adaptation scolaire à découvrir ce qui les allume. Visites et pratiques dans des écoles de métiers spécialisés, projet d’horticulture, de fabrication de collier, de savon ou de papier, toutes les idées sont bonnes à condition qu’elle puisse atteindre le but ultime de motiver les jeunes à trouver leur voie.
Texte long
Parmi les choix difficiles que doivent faire les adolescents, celui d’opter pour une carrière plutôt qu’une autre, trône certainement au haut de la liste. Consciente qu’il faut bien outiller les jeunes pour faire face à leur choix d’avenir, la conseillère en orientation de la Polyvalente de St-Jérôme, Marie-Josée Sauvé, mijote continuellement de nouvelles idées pour aider les jeunes en adaptation scolaire à découvrir ce qui les allume. Visites et pratiques dans des écoles de métiers spécialisés, projet d’horticulture, fabrication de colliers, de savons ou de papier, toutes les idées sont bonnes à condition qu’elles puissent atteindre le but ultime de motiver les jeunes à trouver leur voie.
Contrastant positivement avec l’image du conseiller en orientation effacé et incolore qui hante nos souvenirs d’adolescent, Marie-Josée Sauvé détonne par son enthousiasme. Cherchant à éveiller l’intérêt et la motivation des jeunes, elle a choisi cette année de se préoccuper davantage de la clientèle inscrite en adaptation scolaire. « Majoritairement, ces élèves devront faire un choix de carrière en formation professionnelle.
Malheureusement, leurs périodes de classe sont consacrées à l’apprentissage de la matière et ils ont rarement l’occasion de découvrir les métiers qui s’offrent à eux ou de développer des habiletés manuelles. J’ai donc voulu remédier à la situation cette année », explique-t-elle.
Se chargeant alors de rallier à sa cause le personnel enseignant et la direction de l’école, la conseillère en orientation s’est alors mise à la tâche, élaborant certains scénarios de projet et surtout prenant bien soin de mettre son réseau de contacts à contribution. Armée de conviction et d’un grand esprit de persuasion, elle a fait le tour de la communauté à la recherche de partenaires afin d’obtenir des matériaux pouvant servir à des fins pédagogiques. Rapidement, auprès de certaines entreprises et même de l’administration municipale, Marie-Josée Sauvé a pu mettre la main sur de la céramique, du liège, du papier journal, du papier de soie, des pots de fleurs, des graines, de la terre et autres matériaux utiles.
Les différents projets ont alors pris forme. Parmi eux, celui des pousses de fines herbes où les élèves apprennent tout ce qu’il faut savoir sur l’horticulture, préparant eux-mêmes leurs semences et assurant toutes les étapes de production. Puis, il y a le projet de mosaïque, qui permet aux étudiants de développer des habiletés manuelles en apprenant à créer des objets avec de la céramique, ou encore celui de fabrication de papier artisanal.
La conseillère en orientation a aussi pris soin d’organiser certaines visites éducatives permettant aux élèves, non seulement de visiter des écoles de métiers, mais aussi de pouvoir expérimenter certaines facettes de ces métiers. Comme ce fut le cas lors de la visite à l’école d’hôtellerie où les étudiants ont pu occuper les lieux et préparer eux-mêmes un repas qui allait devenir leur dîner. Même chose lorsqu’ils se sont rendus au Centre de formation agricole où ils ont fait des boutures et ont découvert les différents équipements utilisés en agriculture.
« Marie-Josée est toujours orientée vers les étudiants. Elle fait de sa profession un outil qui permet de toucher les élèves dans une fonction plus large que le choix de carrière. Elle leur permet de vivre le plus d’expériences possible afin qu’ils se connaissent davantage et qu’ils fassent des choix éclairés », assure la conseillère en information scolaire, Catherine L’Abbé.
D’autres projets fourmillent dans la tête de Marie-Josée Sauvé. Elle aimerait bien pouvoir permettre aux élèves de travailler le bois en produisant des étagères à CD, des jardinières ou même des boîtiers pour caisses de son. D’ailleurs, les étudiants lui font part de leur volonté à découvrir d’autres choses l’an prochain, sans pour autant délaisser les projets qu’ils affectionnent comme ceux de la fabrication de savons ou de colliers. Puis, la conseillère espère pouvoir mettre en place une sorte de magasin scolaire où les produits issus des projets seraient en vente.
« Par ces projets, on dégourdit nos jeunes et on les responsabilise face à leur avenir. Ils prennent confiance en eux et plusieurs ont manifesté de l’intérêt pour certains métiers. C’est très satisfaisant de savoir que tout cela a un impact positif sur eux », convient-elle avec bonheur.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Johanne Ouellet
École secondaire Louis-Jacques-Casault
Every morning, Johanne Ouellet wakes up thinking about the young people she will be meeting that day, mentally building projects they will enjoy and thinking of gestures she could make that would help them discover who they truly are. Every morning, the counsellor in spiritual life and community involvement at Louis-Jacques-Casault high school rises with the hope of finding hidden treasure. Little treasures aged 14, 15 and 16 who will come to recognize their inner strengths and allow these strengths to flourish. Be it through the wall of gratitude project, retreat camps, RESPAIX day, the school choir or mental imagery workshops, she always finds a way of reaching out to all her students.
Textes de présentation Texte court
Every morning, Johanne Ouellet wakes up thinking about the young people she will be meeting that day, mentally building projects they will enjoy and thinking of gestures she could make that would help them discover who they truly are. Every morning, the counsellor in spiritual life and community involvement at Louis-Jacques-Casault high school rises with the hope of finding hidden treasure. Little treasures aged 14, 15 and 16 who will come to recognize their inner strengths and allow these strengths to flourish. Be it through the wall of gratitude project, retreat camps, RESPAIX day, the school choir or mental imagery workshops, she always finds a way of reaching out to all her students.
Texte long
Chaque matin, Johanne Ouellet se lève en pensant aux jeunes qu’elle rencontrera dans la journée, en échafaudant des projets qui leur plairaient, en songeant aux gestes qu’elle pourrait poser pour les aider à se découvrir. Chaque matin, cette animatrice à la vie spirituelle et à l’engagement communautaire de l’école secondaire Louis-Jacques-Casault se lève avec l’espoir de découvrir des trésors. Des trésors de 14, 15 ou 16 ans qui prendront conscience de leur richesse intérieure et qui la feront prospérer. Portrait d’une chasseuse de trésors engagée.
« Il faut les aimer les jeunes et croire en eux. Je crois que je n’ai jamais dit d’un jeune : ”Y a rien à faire avec lui“. Ils ont tous quelque chose à dire ou à faire émerger. Ce n’est pas toujours facile, mais quand le déclic se fait et qu’ils se disent ” je suis tellement fier de moi “, je pense qu’ils ont avancé », philosophe Johanne Ouellet, lors d’un entretien téléphonique.
C’est d’ailleurs à ce niveau que se trouve le défi permanent de l’AVSEC de l’école Louis-Jacques-Casault : trouver la façon de faire avancer les jeunes. « Mon travail consiste à apprendre aux jeunes à croire en eux, à se découvrir et les amener à réfléchir à leur place dans la société. Et pour y parvenir, je suis très technique d’impact. Il faut que les messages portent », rigole la finaliste de la catégorie Personnel engagé.
Comme la tête de Johanne Ouellet bouillonne littéralement d’idées, ses techniques d’impact prennent forme de nombreuses manières. Que ce soit à travers le mur de la gratitude, les camps de ressourcement, la journée RESPAIX, la troupe vocale ou encore des ateliers de visualisation, l’AVSEC trouve toujours une manière d’aller toucher tous les élèves.
Par exemple, dans le cadre des camps de ressourcement, qu’elle organise deux à trois fois par année pendant les week-ends, au Village des sources à Rimouski, Mme Ouellet s’assure de tout coordonner afin que les jeunes puissent prendre un temps d’arrêt, faire une réflexion sur eux-mêmes, redécouvrir les valeurs de la vie et prendre contact avec la nature. « Premièrement, aucun bidule électronique n’est toléré. Ni Ipod, ni montre, ni jeux électronique. Au début, ils rouspètent, puis au cours de la fin de semaine, j’assiste à des transformations et ils ne trouvent plus le temps long. Au retour, je deviens le pont entre ce qu’ils ont vécu et comment le transposer dans leur quotidien », raconte-t-elle tout en précisant qu’elle s’assure toujours de cibler pour ces camps des jeunes qui vivent des périodes plus difficiles.
La journée RESPAIX est un autre bel exemple de l’approche créative et originale de Johanne Ouellet. Tenue pour la première fois au printemps 2009, cette journée a invité tous les élèves à prendre un engagement en lien avec l’intimidation et la violence à l’école. « Pour changer les comportements, il est important que chacun pose un geste signifiant son implication ou son appui envers ceux qui vivent la violence verbale et psychologique au quotidien. Cela a été un grand succès et la direction aimerait que l’on répète l’exercice dès le printemps 2010. »
Le plus merveilleux à travers la tenue de ces activités ou projets, c’est que tout le personnel et la direction de l’école se range derrière l’AVSEC et l’aide de façon très dynamique. « Ses qualités humaines la distinguent et les élèves l’apprécient beaucoup pour la relation saine qu’elle entretient avec eux. Même les membres du personnel la consultent pour différentes raisons. Johanne est une personne précieuse et importante pour tous dans notre école », assure prestement le directeur de l’école, Mario Guimont.
Comme il est souvent plus facile de regarder par-dessus la clôture pour envier ce qui se trouve ailleurs, Johanne Ouellet agit essentiellement de manière à ramener les jeunes vers eux-mêmes, à leur faire découvrir leur potentiel et à apprécier qui ils sont et ce qu’ils ont.
« En bout de ligne, je suis une enseignante dans l’âme et rien n’est plus stimulant pour moi que de découvrir la richesse des jeunes et de leur donner l’occasion de la découvrir à leur tour. Et c’est ce qui me motive à poursuivre mon engagement auprès des jeunes. Quand ils comprennent qu’ils sont capables d’apprendre et d’avancer, cela représente une grande récompense pour moi », avoue-t-elle.
« Mon travail consiste à apprendre aux jeunes à croire en eux, à se découvrir et les amener à réfléchir à leur place dans la société. Et pour y parvenir, je suis très technique d’impact. »
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Daniel Lefebvre
École secondaire Hélène-de-Champlain
It goes without saying that what prompted Daniel Lefebvre to choose a career in education was his passion, a passion that the gardening and woodworking teacher at Hélène-de-Champlain high school nourishes through involvement, projects and achievements that are all directed towards a common goal: to establish the perfect conditions so that young people can blossom and discover who they truly are. The instigator of Les mains de Champlain cooperative, which is run entirely by students, and the teacher in charge of the collective garden project, which has become a place where young people can learn and flourish, he is forever getting involved and considers that his job and young people are amazing.
Textes de présentation Texte court
It goes without saying that what prompted Daniel Lefebvre to choose a career in education was his passion, a passion that the gardening and woodworking teacher at Hélène-de-Champlain high school nourishes through involvement, projects and achievements that are all directed towards a common goal: to establish the perfect conditions so that young people can blossom and discover who they truly are. The instigator of Les mains de Champlain cooperative, which is run entirely by students, and the teacher in charge of the collective garden project, which has become a place where young people can learn and flourish, he is forever getting involved and considers that his job and young people are amazing.
Texte long
« Un jour, j’ai eu la chance de rencontrer un merveilleux pédagogue qui m’a permis de me raccrocher aux études et d’aller jusqu’au bout. À mon tour, j’ai simplement envie de redonner à mes élèves ce que j’ai reçu. » Sans nul doute, Daniel Lefebvre a choisi de faire carrière en éducation par passion. Une passion que l’enseignant en horticulture et menuiserie de l’école secondaire Hélène-de-Champlain cultive à coup d’engagements, de projets et de réalisations, qui n’ont qu’un seul objectif : créer les conditions idéales pour que les jeunes émergent et se découvrent.
Depuis maintenant 19 ans, Daniel Lefebvre enseigne à des jeunes aux prises avec des troubles graves du comportement et de la conduite. Ces jeunes, il les comprend, les écoute et leur donne de son temps. Ayant lui même un déficit d’attention, ce qui lui a occasionné de nombreuses difficultés lors de son passage au secondaire, il est en mesure de comprendre ce que ses élèves vivent et ressentent lorsqu’ils se retrouvent dans une classe.
« Heureusement, aujourd’hui, les façons d’agir et d’intervenir ont beaucoup évoluées. On est passé de quelque chose de très lourd et d’impersonnel à quelque chose de plus souple, plus dynamique et plus près de notre clientèle. Nous disposons aussi de meilleurs outils pour les aider à cheminer », insiste-t-il.
Simplement à l’écouter parler de son métier, des jeunes qu’il côtoie et des satisfactions qu’il éprouve à voir évoluer les étudiants, on comprend rapidement que Daniel Lefebvre s’investit entièrement et sans jamais compter les heures. Avec modestie, il refuse toutefois de prendre tout le mérite de ses actions. « Je le fais pour les jeunes, mais tout cela s’inscrit dans un contexte de grande collaboration avec mes collègues enseignants et la direction de notre école. Sans leur soutien et leur précieuse aide, je n’arriverais jamais à autant de résultats avec les élèves et à monter des projets aussi constructifs », témoigne-t-il.
À titre d’instigateur du projet de coopérative Les mains de Champlain qui a été créée il y a quelques années, l’enseignant apprécie à sa pleine mesure l’engagement de ses pairs et de ses élèves. « À partir du moment où on fait quelque chose pour les autres et non pas seulement pour soi, tout semble se mettre en place. Les jeunes le sentent et agissent à leur tour de manière à ce que tout fonctionne bien. »
En créant la coopérative, M. Lefebvre souhaitait offrir aux étudiants une expérience réelle du marché du travail, une occasion unique pour développer leur employabilité et pour faire face à des situations concrètes de gestion de projets. Récompensée à plus d’une occasion, la coopérative a même mis sur pied il y a peu de temps un jardin collectif qui sert de lieu d’apprentissage et d’engagement communautaire. Entièrement piloté par les étudiants, le jardin collectif a remis 2 000 livres de légumes biologiques à plus de 130 familles défavorisées du secteur.
« Je trouve fascinant de voir ces jeunes qui, malgré les difficultés et les souffrances qu’ils ont vécues, développent une conscience d’entraide et de partage. Ils pensent aux autres et veulent aider. C’est ce qui rend mon métier formidable. »
« Daniel Lefebvre a cette capacité d’observer, de décoder les problématiques et d’y trouver les pistes de solutions. Son souci de faire évoluer positivement les élèves fréquentant notre école est une inspiration pour toutes et tous », affirme de son côté le directeur de l’établissement, Benoît Miousse.
À n’en pas douter, malgré ses multiples chapeaux à l’école Hélène-de-Champlain, Daniel Lefebvre cherche continuellement le moyen pour permettre aux jeunes de s’épanouir. Il veut les amener à redécouvrir le goût de la vie, la joie d’apprendre et d’y prendre plaisir. Même si parfois il faut attendre, se montrer patient et faire preuve d’une grande ouverture, Daniel Lefebvre ne recule jamais et croit en ces jeunes.
« L’individu se construit à l’adolescence et il faut agir comme un guide, les écouter et être capable de recevoir ce qu’ils ont à dire. C’est peut-être cliché ce que je dis, mais c’est quand même ça. Favoriser l’estime de soi et la progression, voilà pourquoi je m’engage auprès des jeunes », termine l’enseignant.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Raymond Lafrance
Polyvalente St-Jérôme
Très jeune, Raymond Lafrance faisait déjà preuve de beaucoup d’imagination, de débrouillardise et d’entrepreneurship. Avide d’expériences nouvelles, il était toujours à l’affût des opportunités qui pourraient le faire grandir. Aujourd’hui, fort de ses 20 ans en éducation, l’enseignant à la Polyvalente Saint-Jérôme s’efforce de transmettre à ses étudiants cette volonté de toujours vouloir aller plus loin. Que ce soit à travers le projet Ma terre, mes frères, des conférences sur l’Holocauste, des cours d’entreprenariat ou l’organisation de voyages étudiants, il s’engage avec toujours autant d’énergie.
Textes de présentation Texte court
Très jeune, Raymond Lafrance faisait déjà preuve de beaucoup d’imagination, de débrouillardise et d’entrepreneurship. Avide d’expériences nouvelles, il était toujours à l’affût des opportunités qui pourraient le faire grandir. Aujourd’hui, fort de ses 20 ans en éducation, l’enseignant à la Polyvalente Saint-Jérôme s’efforce de transmettre à ses étudiants cette volonté de toujours vouloir aller plus loin. Que ce soit à travers le projet Ma terre, mes frères, des conférences sur l’Holocauste, des cours d’entreprenariat ou l’organisation de voyages étudiants, il s’engage avec toujours autant d’énergie.
Texte long
Très jeune, Raymond Lafrance faisait déjà preuve de beaucoup d’imagination, de débrouillardise et d’entrepreneurship. Avide d’expériences nouvelles, il était toujours à l’affût des opportunités qui pourraient le faire grandir. Aujourd’hui, fort de ses 20 ans en éducation, l’enseignant à la Polyvalente Saint-Jérôme s’efforce de transmettre à ses étudiants cette volonté de toujours vouloir aller plus loin. Que ce soit à travers le projet Ma terre, mes frères, des conférences sur l’Holocauste, des cours d’entreprenariat ou l’organisation de voyages étudiants, il s’engage toujours avec autant d’énergie.
« J’ai la conviction qu’un enseignant peut, chaque jour, faire la différence dans la vie de ses élèves. Des fois, c’est par des bons mots ou des encouragements répétés, mais souvent, c’est grâce à l’intérêt sincère que l’on porte quotidiennement à nos élèves qu’ils parviennent à bâtir leur confiance en soi et à croire en leur potentiel », explique l’enseignant en univers social, décrivant ainsi la vision qu’il se fait de l’enseignement.
À écouter parler Raymond Lafrance, on détecte instantanément cette passion qu’il porte à son métier et aux jeunes. Les jeunes, il les trouve beaux, épatants, généreux, plein d’idées et d’initiatives. Pour lui, les jeunes ne demandent qu’à être écoutés et bien guidés, afin de pouvoir avancer et se découvrir.
« Le fait que je sois en mesure de contribuer au développement de mes élèves m’apporte beaucoup de fierté et de satisfaction. Je me considère choyé d’être témoin de leur progrès et de leur succès. »
Et c’est probablement parce qu’il se permet de sortir allégrement du cadre de ses propres cours que Raymond Lafrance peut ainsi assister à la naissance de ces futurs adultes engagés. La mise sur pied du projet Ma terre, mes frères est d’ailleurs un bel exemple de son engagement. Ce dernier vise à amasser des sous afin de financer l’achat de moustiquaires pour le lit, imprégnées d’insecticide, et destinées à protéger de la malaria des enfants du Rwanda et du Libéria. Pour récolter les sous, les élèves ont élaboré un plan d’économie d’énergie adapté à leur milieu familial. Par la suite, ils ont conclu une entente avec leurs parents afin qu’une partie des sommes économisées soit retournée au projet. Depuis le printemps 2009, les participants ont versé plus de 4 700 $ au défi Un filet d’espoir, de l’UNICEF.
« Je trouvais important que les jeunes puissent voir l’impact de leurs efforts. Qu’ils comprennent qu’ils peuvent aider, malgré leur âge, d’autres jeunes d’ailleurs. En même temps, leur façon d’amasser les sous se veut un geste positif pour l’environnement. Ils font d’une pierre deux coups. Je compare ainsi ces jeunes à de vrais super héros », explique l’enseignant qui a aussi conçu le site www.materremesfreres.org afin de faire connaître le projet.
Outre cela, Raymond Lafrance présente aussi des conférences sur l’Holocauste depuis deux ans aux élèves d’anglais de 4e secondaire. Des conférences qu’il a eu idée de préparer à la suite de sa visite au camp de concentration d’Auschwitz et dont l’objectif est de renseigner les jeunes sur cette terrible période. Également, par l’entremise d’ateliers qu’il a élaborés, il donne des cours de préparation au lancement d’une entreprise et montre aux jeunes à produire leur propre déclaration de revenus. Chaque année, l’enseignant participe à l’organisation du voyage annuel à New-York, à la préparation du bal des finissants et à celle de la collation des grades.
« Disponible, innovateur et efficace, Raymond est un collaborateur hors pair. Chaque jour, il amène les élèves à se dépasser un peu plus et à se prouver qu’ils sont capables d’influencer le monde dans lequel ils vivent. En fait, je suis persuadée que Raymond est en train de former de futures grandes personnes engagées pour leur avenir et qui auront envie d’être actives et responsables », témoigne Caroline Côté, enseignante et collègue du lauréat de la semaine Forces Avenir.
« Chaque jour, je vais à l’école en me disant que si je suis au sommet de ma forme, je vais peut-être faire la différence pour mes jeunes. Puis, quand je les rencontre plus tard, au hasard de mes déplacements, et qu’ils me racontent leur vie, leurs projets et leurs réalisations, je me félicite d’être encore digne de leur confiance et d’avoir joué un rôle important pour eux un jour dans leur vie », termine Raymond Lafrance.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Marc-André Perron
École secondaire Saint-Pierre et des Sentiers
Issu d’une famille d’enseignants, Marc-André Perron a su dès son primaire qu’il allait suivre les traces familiales. Aujourd’hui, le jeune enseignant de 26 ans de l’école secondaire Saint-Pierre et des Sentiers de Québec est déjà reconnu pour son dynamisme, son engagement et son ambition à pousser les jeunes sur la voie du dépassement de soi. Supervisant les deux troupes de théâtre de l’école, fondateur de la troupe Les Pijorats et coorganisateur d’un projet de coopération international au Guatemala, l’enseignant veut faire comprendre aux étudiants qu’avec des efforts et du travail, on peut arriver à tout.
Textes de présentation Texte court
Issu d’une famille d’enseignants, Marc-André Perron a su dès son primaire qu’il allait suivre les traces familiales. Aujourd’hui, le jeune enseignant de 26 ans de l’école secondaire Saint-Pierre et des Sentiers de Québec est déjà reconnu pour son dynamisme, son engagement et son ambition à pousser les jeunes sur la voie du dépassement de soi. Supervisant les deux troupes de théâtre de l’école, fondateur de la troupe Les Pijorats et coorganisateur d’un projet de coopération international au Guatemala, l’enseignant veut faire comprendre aux étudiants qu’avec des efforts et du travail, on peut arriver à tout.
Texte long
Issu d’une famille d’enseignants, Marc-André Perron a su dès son primaire qu’il allait suivre les traces familiales. À cette époque, il était toutefois loin de se douter à quel point il allait s’investir dans son travail et surtout, avec quelle passion il allait le faire. Aujourd’hui, le jeune enseignant de 26 ans de l’école secondaire Saint-Pierre et des Sentiers de Québec est déjà reconnu pour son dynamisme, son engagement et son ambition à pousser les jeunes sur la voie du dépassement de soi. Tout ça, principalement à travers les arts de la scène!
C’est alors qu’il était lui-même au secondaire que Marc-André Perron a fait ses premiers pas sur scène, se découvrant aussitôt un grand intérêt pour le théâtre. Puis, de fil en aiguille, tout en poursuivant l’apprentissage de l’art théâtrale, il s’est mis à l’écriture et à la mise en scène. Sa passion l’a même poussé à créer, il y a presque 10 ans, sa propre troupe de théâtre qu’il a nommé Les Pijorats. Et comme s’il était atteint d’une soif insatiable pour cette discipline artistique, Marc-André Perron supervise depuis déjà plusieurs années les deux troupes de théâtre de son école, celle pour les secondaires 1 et 2 (Mécum) et celle pour les secondaires 3, 4 et 5 (Énygma).
Bien que tout cela lui demande énormément de disponibilité et un sens particulièrement affiné pour la gestion du temps et la coordination de groupe, Marc-André Perron voit en son implication envers les jeunes une façon de s’épanouir personnellement et professionnellement, tout leur en offrant un bagage d’expérience qui leur permettront à leur tour de grandir.
« Le théâtre à éveillé ma performance et c’est ce que je veux faire avec les jeunes. En leur faisant explorer le théâtre, le chant et la danse, je les amène à comprendre qu’avec des efforts et du travail, on peut arriver à tout. Je veux leur donner le goût de faire plein de choses et de le faire par eux-mêmes. Je les brasse, je les pousse, et cela vaut toujours le coup en bout de ligne », explique-t-il.
C’est pourquoi Marc-André laisse beaucoup de place aux étudiants à travers les productions qu’ils mettent sur pied. Que ce soit pour le choix des chorégraphies, des costumes, des coiffures, des décors et même pour le financement, les jeunes doivent s’investir et apprendre à travailler ensemble. « Je les pousse jusqu’où ils veulent se rendre. Je les laisse progresser et je les encourage. Ensemble, ils peuvent faire bouger des montagnes et c’est ce qu’ils font chaque fois », s’enthousiasme l’enseignant d’arts plastiques.
Il n’y a pas qu’à travers les arts que Marc-André Perron cherche à faire sortir ses élèves de leur zone de confort. En collaboration avec un collègue, il a mis sur pied un projet de coopération international au Guatemala qui se déroulera à l’été 2010. Ayant déjà agi comme accompagnateur dans deux projets similaires à Cuba, il a voulu profiter de son expérience pour organiser quelque chose de différent et en faire profiter les jeunes.
« À travers ce projet, je souhaite que les étudiants découvrent que les gestes qu’ils posent, ici comme ailleurs, peuvent avoir de grandes incidences positives et qu’un voyage comme ça peut nous faire prendre conscience de notre pouvoir individuel et collectif. »
« Pour des élèves, avoir un enseignant comme lui est une chance en soit car il est toujours de bonne humeur, il amène de nouveaux projets pour rendre ses cours stimulants et il encourage constamment ses élèves à se dépasser et à atteindre de nouveaux objectifs », témoignent Marjorie Boies et Mylina Perron-Simard, deux étudiantes de 4e secondaire.
Sa plus grande satisfaction, Marc-André l’a puise à travers la réussite des élèves qu’il accompagne. Quand il constate les liens d’amitié et de solidarité qui apparaissent par le biais des projets qu’il supervise, il comprend toujours pourquoi il s’engage avec autant d’ardeur.
« Je crois que les jeunes ont besoin de modèles positifs et ma passion contagieuse pour l’écriture et la scène ne peut, je pense, que les inspirer. C’est important pour eux d’avoir des projets, de passer à travers l’adolescence en pouvant s’appuyer sur quelque chose qui leur permet de s’épanouir et de se découvrir. J’ai passé par là et c’est ce qui m’a permis d’arriver ici aujourd’hui. Je veux maintenant leur rendre ce que j’ai reçu », conclut l’enseignant.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Érik Charron
École secondaire Mgr-A.-M.-Parent
Il n’est jamais trop tard pour bien faire et c’est ce qu’a prouvé Érik Charron qui, à l’âge de 35 ans, a choisi de retourner sur les bancs d’école afin de devenir professeur de mathématiques au secondaire. Il avait alors envie de s’accomplir professionnellement, de partager son cheminement de persévérance et de faire comprendre aux jeunes l’importance de faire les bons choix dans la vie. Maintenant enseignant à l’école secondaire Mgr-A.-M.-Parent, il se démarque par ses projets motivants comme « Mon job… c’est l’école », sa créativité, son dynamisme et surtout, par l’impact positif qu’il a auprès des jeunes.
Textes de présentation Texte court
Il n’est jamais trop tard pour bien faire et c’est ce qu’a prouvé Érik Charron qui, à l’âge de 35 ans, a choisi de retourner sur les bancs d’école afin de devenir professeur de mathématiques au secondaire. Il avait alors envie de s’accomplir professionnellement, de partager son cheminement de persévérance et de faire comprendre aux jeunes l’importance de faire les bons choix dans la vie. Maintenant enseignant à l’école secondaire Mgr-A.-M.-Parent, il se démarque par ses projets motivants comme « Mon job… c’est l’école », sa créativité, son dynamisme et surtout, par l’impact positif qu’il a auprès des jeunes.
Texte long
Il n’est jamais trop tard pour bien faire, semblerait-il. C’est à tout le moins ce que prouve Érik Charron, qui à l’âge de 35 ans a choisi de retourner sur les bancs d’école afin de devenir professeur de mathématiques au secondaire. Il avait alors envie de s’accomplir professionnellement, de partager son cheminement de persévérance et de faire comprendre aux jeunes l’importance de faire les bons choix dans la vie. Maintenant enseignant à l’école secondaire Mgr-A.-M.-Parent, il se démarque par ses projets, sa créativité, son dynamisme et surtout par l’impact positif qu’il a auprès des jeunes.
Cela fait aujourd’hui sept ans qu’Érik Charron œuvre dans le milieu de l’éducation, et ce, toujours auprès d’une clientèle en difficulté scolaire. S’y épanouissant pleinement, il prend chaque journée en classe comme un défi et tente de jouer un rôle de guide auprès de ses élèves. « J’ai toujours cru que l’enseignement ne consistait pas seulement à enseigner les matières académiques, mais qu’il s’agissait de la responsabilité de tout adulte d’éduquer les jeunes de notre société. Je crois qu’il faut leur montrer comment apprendre à raisonner, à comprendre le monde autour d’eux et à agir en société. C’est notre rôle. »
Mais pour avoir un impact sur les jeunes, il faut que les jeunes soient présents en classe. Pour un enseignant auprès d’élèves en prolongation de cycle, des élèves qui connaissent peu ou pas de réussite scolaire et dont la volonté première est de manquer les cours, cela représente un défi important. En mettant sur pied le projet « Mon job… c’est l’école », Érik Charron a voulu lutter contre l’absentéisme en donnant à ses élèves une véritable motivation à se présenter en classe. « Je me suis dit que si je les payais pour venir à l’école, je règlerais une partie du problème », indique-t-il.
Et c’est ce qu’il a fait! Mais détrompez-vous, il n’était pas question de leur verser un salaire en argent. Leur salaire, ils allaient le mériter sous forme de crédits avec lesquels ils allaient pouvoir se payer des récompenses. Une fois accepter par la direction et l’ensemble des enseignants du programme, Érik Charron s’est mis à courir la ville pour amasser des récompenses qui feraient saliver les jeunes. Billets pour des match des Alouettes ou de l’Impact, billets de ski, expérience à l’aérodium, certificats-cadeaux dans des restaurants ou des magasins de vêtements, livres, logiciels et le summum, des cours de pilotage d’avion cessna.
« La simple présence en classe leur permet d’accumuler des crédits. S’ils vont en récupération, ils en ont d’autres. S’ils participent en classe, on en ajoute encore. Puis ils peuvent en perdre aussi. Ça dépend d’eux. Ils vont arriver sur le marché du travail avant les autres, il faut les responsabiliser et ça fonctionne. Avec ces élèves, plus ils sont démotivés et plus ils s’absentent, et plus ils s’absentent, plus ils sont démotivés. J’ai voulu casser cette spirale sans fin », explique-t-il.
Déjà, bien que le bilan n’ait pas encore été fait, l’enseignant voit une nette amélioration par rapport à ses groupes de l’an dernier. Selon son appréciation, l’absentéisme a fortement diminué et la participation en classe s’est améliorée d’au moins 50 %.
« M. Charron n’est pas seulement qu’un enseignant, il est aussi un homme de cœur, un guide, une référence pour ses élèves. Il veut leur faire prendre conscience qu’ils ont du potentiel et qu’ils peuvent le rendre effectif tant à l’école que dans la vie de tous les jours », souligne Suzanne Lambert, une enseignante.
Il n’y a pas qu’avec ce projet qu’Érik Charron se distingue. Afin d’embellir l’extérieur de l’école et surtout pour développer le sentiment d’appartenance de ses élèves à leur école, il a proposé un projet horticole qui amènera les élèves à aménager une sorte de jardin fleuri. Puis, il s’implique aussi dans le comité persévérance avec lequel il a proposé une compétition de « guitar hero » entre les étudiants et les professeurs, cela afin de tisser des liens avec les jeunes et de se faire découvrir sous un autre angle.
« La semaine dernière, un de mes jeunes m’a dit : « je trouve ça ben le fun de savoir qu’il y a quelqu’un qui se soucie de nous. Vous faites plus que donner des cours, vous êtes là pour nous. ». Ça m’a fait chaud au cœur. C’est pour ça que je m’implique et que j’essaie de trouver des choses pour les raccrocher », avoue-t-il avec sincérité.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Harold Boivin
École secondaire de Saint-Anselme
« Harold Boivin est tout simplement un homme vrai et bon, un homme qui se donne sans compter, mais surtout qui a à cœur la réussite et le bonheur de ses élèves. » C’est en ces termes fort élogieux que Mireille Brousseau, l’animatrice de vie spirituelle et d’engagement communautaire (AVSEC) de l’école secondaire de Saint-Anselme, présente son collègue. Et à voir les divers engagements de l’enseignant de français, il n’est pas étonnant d’entendre pareilles paroles. Production théâtrale, Gala Méritas, voyages à New-York, sorties culturelles, rencontres sportives, Harold Boivin est de toutes les activités et si elles n’existent pas, il les crée.
Textes de présentation Texte court
« Harold Boivin est tout simplement un homme vrai et bon, un homme qui se donne sans compter, mais surtout qui a à cœur la réussite et le bonheur de ses élèves. » C’est en ces termes fort élogieux que Mireille Brousseau, l’animatrice de vie spirituelle et d’engagement communautaire (AVSEC) de l’école secondaire de Saint-Anselme, présente son collègue. Et à voir les divers engagements de l’enseignant de français, il n’est pas étonnant d’entendre pareilles paroles. Production théâtrale, Gala Méritas, voyages à New-York, sorties culturelles, rencontres sportives, Harold Boivin est de toutes les activités et si elles n’existent pas, il les crée.
Texte long
« Harold Boivin est tout simplement un homme vrai et bon, un homme qui se donne sans compter, mais surtout qui a à cœur la réussite et le bonheur de ses élèves. » C’est en ces termes fort élogieux que Mireille Brousseau, l’animatrice de vie spirituelle et d’engagement communautaire (AVSEC) de l’école secondaire de Saint-Anselme, présente son collègue. Et à voir les divers engagements de l’enseignant de français, il n’est pas étonnant d’entendre pareilles paroles. Production théâtrale, Gala Méritas, voyages à New-York, sorties culturelles, rencontres sportives, Harold Boivin est de toutes les activités et si elles n’existent pas, il les crée.
« Harold s’engage à 100 % dans le développement des jeunes en devenir. Sa contribution pour les méga-productions théâtrales, pour la vie sportive et pour les activités parascolaires de l’école font de lui un modèle et un guide pour eux », renchérit pour sa part la conseillère d’orientation, Chantal Boivin.
À n’en pas douter, Harold Boivin et son dévouement pour les jeunes font l’unanimité au sein de l’école de Saint-Anselme. Le cœur sur la main, toujours disponible pour les élèves, l’enseignant trouve tout simplement très naturelle son implication. Pour lui, il fait le plus beau métier du monde et c’est pourquoi il aime y mettre tout le temps et les efforts nécessaires. « Je m’implique parce que j’ai envie de générer des passions, d’ouvrir des horizons et j’ai le goût d’entraîner d’autres personnes dans ce sillage. Je veux créer une dynamique positive où le goût de faire vibrer les élèves est au centre des préoccupations de tous », lance-t-il.
La mise sur pied du projet théâtre, il y a 10 ans, en collaboration avec un autre enseignant, est un bel exemple du dévouement de M. Boivin. Sentant l’intérêt des jeunes face aux arts de la scène, les deux acolytes ont alors choisi de prendre les moyens pour les satisfaire. Depuis, chaque année, se sont tous les élèves de l’école qui, à leur manière, s’impliquent dans le projet. Cette année, la troupe présentera en adaptation libre, la comédie musicale Ère de glace, inspirée des films d’animation du même nom. Au total, il y aura 50 comédiens et figurants, 20 danseurs et acrobates, 9 musiciens, 18 choristes, 4 solistes et 19 techniciens. Mais à travers les cours d’arts plastiques, se sont tous les élèves de l’école qui contribuent au décor. Puis, une dizaine de représentations sont prévues et plus de 4500 spectateurs sont attendus.
« Comme metteur en scène, je trouve fantastique de voir les yeux lumineux des jeunes qui entrent sur scène et qui, après leur performance, reçoivent les applaudissements du public. La fierté et le bonheur qui les habitent à ce moment sont leurs récompenses et aussi les miennes. Ces moments sont le leitmotiv de mon engagement. »
Outre les longues heures à assurer la mise en scène, la coordination des différentes disciplines et la gestion financière du projet, Harold Boivin trouve néanmoins le temps pour d’autres implications. C’est le cas avec le Gala Méritas qu’il a relancé l’an dernier après quelques années d’abandon. Même chose pour la mise en place du voyage annuel à New-York qui existe depuis 2004. « Nous leur faisons monter des comédies musicales. Il faut bien qu’ils aient la chance de voir comment ça se passe sur Broadway », commente-t-il.
L’enseignant prend aussi beaucoup de plaisir à prendre part, tout au long de l’année, aux différentes rencontres sportives qui opposent les professeurs aux étudiants. Tout comme il le fait en organisant certaines sorties culturelles ou en participant à des activités étudiantes ponctuelles. S’impliquant aussi à d’autres échelons, il a mis en place le journal interne La Potinière, destiné aux membres du personnel de l’école, agit à titre de délégué syndical et est actif au sein du Comité de participation des enseignantes et des enseignants. La communauté y trouve aussi son compte, car il est membre des Chevaliers de Colomb et de la troupe Ortho-Fun.
« Je ne veux pas être cliché, mais l’enseignement c’est pour moi une vocation. Si on y met le temps, on peut toucher des enfants, leur faire vivre des passions et les amener plus loin. Puis on gagne leur respect et le contact devient différent. Quand des anciens élèves continuent de venir voir nos pièces de théâtre et qu’ensuite ils viennent discuter avec nous, je me dis qu’on leur a laissé quelque chose de positif et ça, ça me touche. »
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Denis Castonguay
École secondaire Roger-Comtois
Il y a de ces personnes qui cherchent toujours des solutions à des problèmes et Denis Castonguay fait partie de ceux-là. Préoccupé par le décrochage scolaire, principalement du côté des garçons, le directeur adjoint à la 5e secondaire et à la vie étudiante de l’école secondaire Roger-Comptois, a eu l’idée géniale de mettre sur pied un programme de football pour lutter contre ce fléau. Cinq ans plus tard, force est d’admettre que l’initiative a porté fruits, les statistiques démontrant que le programme a amélioré le taux de réussite chez les garçons, en plus de donner à l’école deux championnats provinciaux en 2009.
Textes de présentation Texte court
Il y a de ces personnes qui cherchent toujours des solutions à des problèmes et Denis Castonguay fait partie de ceux-là. Préoccupé par le décrochage scolaire, principalement du côté des garçons, le directeur adjoint à la 5e secondaire et à la vie étudiante de l’école secondaire Roger-Comptois, a eu l’idée géniale de mettre sur pied un programme de football pour lutter contre ce fléau. Cinq ans plus tard, force est d’admettre que l’initiative a porté fruits, les statistiques démontrant que le programme a amélioré le taux de réussite chez les garçons, en plus de donner à l’école deux championnats provinciaux en 2009.
Texte long
Il y a de ces personnes qui cherchent toujours des solutions à des problèmes et Denis Castonguay fait partie de ceux-là. Préoccupé par le décrochage scolaire, principalement du côté des garçons, le directeur adjoint à la 5e secondaire et à la vie étudiante de l’école secondaire Roger-Comptois, a eu l’idée géniale de mettre sur pied un programme de football pour lutter contre ce fléau. Cinq ans plus tard, force est d’admettre que l’initiative a porté fruits, les statistiques démontrant que le programme a amélioré le taux de réussite chez les garçons, en plus de donner à l’école deux championnats provinciaux en 2009.
Quand le principal intéressé regarde en arrière, il s’étonne encore du long chemin parcouru pour arriver aux résultats d’aujourd’hui. Car si vous pensez qu’il est facile de mettre sur pied un nouveau programme de football dans une école, il en va tout autrement, et surtout lorsqu’il s’agit d’une école non réputée pour ses programmes sportifs.
« Imaginez. Nous partions complètement de zéro : aucun équipement et aucune infrastructure. J’ai élaboré le projet, puis je me suis mis à frapper à des portes. J’ai rencontré la commission scolaire, les élus municipaux, l’administration municipale, des gens dans des ministères et j’en passe. Il fallait vraiment être convaincu et convaincant et je l’étais », assure Denis Castonguay.
Puis, M. Castonguay s’est mis à accumuler les appuis. Chaque fois qu’il rencontrait des gens, il insistait toujours sur le fait qu’il était temps pour l’école et le secteur de se doter d’infrastructures permettant le développement des jeunes et que l’école, avec ses quelques milliers d’élèves, jouissait d’un bon bassin de jeunes pour combler des équipes. Mais surtout, il le faisait afin de donner aux jeunes une raison de se raccrocher à l’école et c’était là le cœur de son message. Message qu’il se défend bien d’avoir porté seul, car l’appui d’autres collègues lui a été nécessaire lors de cette croisade.
« Cela nous a pris un an et demi et on a enfin pu mettre sur pied notre première équipe. Il y a eu des périodes de découragement, mais je crois que nous avons eu du front et que nous sommes allés au bout de nos convictions. C’est ce qui a fait la différence. »
Aujourd’hui, après seulement cinq ans d’existence, le programme football de l’école Roger-Comtois est déjà reconnu à travers la province comme un excellent programme. À l’automne 2009, les trois équipes de l’école, qui portent le nom des Patriotes, ont remporté le championnat régional et les deux équipes pouvant évoluer sur la scène provincial ont toutes deux enlever les grands honneurs, fait d’arme rarissime sinon unique dans l’histoire du football scolaire au Québec.
Parallèlement à tous les succès accumulés sur le terrain, ceux réalisés dans les salles de classe sont probablement ceux qui réjouissent le plus Denis Castonguay et ses collègues. Le programme de football a été le prétexte pour offrir aux jeunes garçons un encadrement académique plus serré, tout en leur demand
ant un meilleur investissement de leur part. Les volets comportementaux et académiques sont tout aussi importants que le sport lui-même et peu importe qu’il s’agisse ou non d’une vedette de l’équipe, tous les garçons se doivent de respecter les exigences.
« Les statistiques compilées à notre école démontrent clairement que l’implantation du programme de football a grandement amélioré la persévérance des garçons qui s’impliquent dans la vie étudiante de l’école, et ce n’est pas étranger aux efforts apportés par Denis Castonguay », confirme le responsable des Patriotes, François Letarte.
Le programme de football a aussi eu un impact immense sur la fierté des étudiants et sur le sentiment d’appartenance à l’école. Des équipes de cheerleading ont aussi été implantées, entrainant plus de 50 filles et garçons à contribuer à leur façon au rayonnement du programme.
« Je suis quelqu’un de Loretteville et je suis fier d’avoir contribué à doter notre secteur de beaux équipements sportifs et d’avoir donné une nouvelle image à notre école. Je suis un rêveur qui croit qu’on peut atteindre des objectifs si on s’investit vraiment dans ce qu’on fait. Maintenant, je sais que des jeunes ont aussi compris cela et ça me rend doublement fier », termine le directeur adjoint.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Michèle Monette
École secondaire Saint-Stanislas
« Pour que nos jeunes apprennent de façon plus durable, il faut les projeter dans l’action », croit Michèle Monette. Et pour créer cette action, l’enseignante d’art dramatique à l’école secondaire Saint-Stanislas de Saint-Jérôme multiplie les implications et les projets. Que ce soit par l’organisation d’un grand spectacle annuel de variétés, par la préparation de voyages ou la coordination du concours Roi et Reine, Michèle Monette veut seulement sortir les jeunes de leur zone de confort, les amener à se dépasser et à croire en eux même.
Textes de présentation Texte court
« Pour que nos jeunes apprennent de façon plus durable, il faut les projeter dans l’action », croit Michèle Monette. Et pour créer cette action, l’enseignante d’art dramatique à l’école secondaire Saint-Stanislas de Saint-Jérôme multiplie les implications et les projets. Que ce soit par l’organisation d’un grand spectacle annuel de variétés, par la préparation de voyages ou la coordination du concours Roi et Reine, Michèle Monette veut seulement sortir les jeunes de leur zone de confort, les amener à se dépasser et à croire en eux même.
Texte long
« Pour que nos jeunes apprennent de façon plus durable, il faut les projeter dans l’action », croit Michèle Monette. Et pour créer cette action, l’enseignante d’art dramatique à l’école secondaire Saint-Stanislas de Saint-Jérôme multiplie les implications et les projets. Que ce soit par l’organisation d’un grand spectacle annuel de variétés, par la préparation de voyages ou la coordination du concours Roi et Reine, Michèle Monette veut seulement sortir les jeunes de leur zone de confort, les amener à se dépasser et à croire en eux-mêmes.
Cela fait maintenant 15 ans que Michèle Monette fait vibrer la vie étudiante à l’école Saint-Stanislas. Décrite par ses pairs comme une animatrice hors pair dotée d’une énergie débordante et contagieuse, Madame « Mo », comme se plaisent à l’appeler les étudiants, croit fermement que l’école doit devenir un lieu d’éducation multidisciplinaire où s’entrechoquent apprentissages académiques et expérimentations.
« On parle souvent de l’importance du sentiment d’appartenance chez les jeunes pour les accrocher à l’école. Avec des projets collectifs, on réussit à créer ce sentiment d’appartenance. Et même s’il est difficile de chiffrer combien cela peut en sauver du décrochage, je sais pertinemment que cela agit comme effet de motivation », affirme-t-elle.
Pour appuyer ses dires, l’enseignante fait aussitôt ressortir les retombées positives du spectacle annuel de variétés qu’elle a structuré et qu’elle pilote depuis 10 ans. Agissant comme directrice artistique, directrice de production et conceptrice, elle avoue en avoir vu défiler des jeunes « bourrés » de talent. Chaque année, le spectacle compte une vingtaine de numéros exécutés par une cinquantaine d’élèves, auxquels s’ajoutent les étudiants qui assument toute l’animation, ceux qui composent l’orchestre et la trentaine d’autres qui s’occupent de toute la partie technique.
« On crée tout ça ensemble. Je les guide et j’intègre les élèves selon leurs forces. Même l’animation se veut un travail collectif. C’est comme si chaque spectacle devenait une histoire que l’on raconte et les jeunes participent à la création de cette histoire. Il faut voir la fierté des jeunes dans leur regard les soirs de représentation, c’est magnifique. Même les autres enseignants sont étonnés de découvrir leurs élèves sous un autre angle. Ça donne des événements magiques », raconte-t-elle.
L’organisation de voyages en Europe est aussi une autre façon pour Michèle Monette de sortir les jeunes de leur zone de confort. Après avoir visité l’Italie et la Grèce, elle a récemment pris le chemin de la France et de l’Espagne en compagnie de 40 élèves de 2e et 3e secondaire. « Plusieurs d’entre eux n’ont jamais voyagé et ça rend l’expédition encore plus fantastique. Ils s’ouvrent ainsi sur le monde et sur les autres. Vivre ensemble pendant près de deux semaines, ce n’est pas toujours facile, pas plus que la route qui mène à ces voyages, avec les levées de fonds et les activités de préparation. Ils apprennent beaucoup et c’est ce qui compte. »
Comme le sentiment d’appartenance à l’école fait partie de ses préoccupations principales, Madame « Mo » a ainsi mis sur pied le concours Roi et Reine, pour les élèves de 5e secondaire. Tout au long de l’année, les élèves doivent participer à 10 épreuves faisant appel à différentes habiletés (intellectuelles, sportives, culturelles et personnelles). Puis, lors du bal des finissants, les noms de l’étudiante et de l’étudiant les plus dynamiques et impliqués sont dévoilés.
« C’est une autre façon de dynamiser la vie scolaire et de créer une sorte de happening propre à notre école. Même les élèves des autres niveaux ont hâte de se retrouver en 5e pour pouvoir participer à leur tour », commente l’enseignante.
Il n’y a aucun doute à avoir. Si l’école Saint-Stanislas est parvenue à développer un haut taux de réussite au cours des dernières années, c’est principalement en raison de l’implication de ses enseignants, dont entre autres Michèle Monette.
« Quand j’étais étudiante au secondaire, j’ai eu la chance d’avoir des profs engagés qui ont fait la différence dans mon cheminement et qui m’ont donné le goût d’aller à l’école. Je me levais le matin et j’avais envie d’être à l’école. Il est normal que j’aie voulu faire la même chose », conclut Madame « Mo ».
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Sonia Savignac
École secondaire Jean-du-Nord
« Je suis un bolide de course et les jeunes sont mon essence! » Voilà comment la colorée et énergique professeure de musique de l’école secondaire Jean-du-Nord à Sept-Îles, Sonia Savignac, image la motivation qui la pousse à œuvrer dans l’enseignement. Et pour tirer le maximum de son carburant, elle transmet sa passion pour la musique à travers des projets toujours aussi stimulants les uns que les autres pour les jeunes. Harmonies, groupe Jazz du Nord, Pairs aidants musicaux, concours à Disney, New-York, Toronto, ou Montréal, rien n’est trop gros pour amener les jeunes à se dépasser et à se découvrir.
Textes de présentation Texte court
« Je suis un bolide de course et les jeunes sont mon essence! » Voilà comment la colorée et énergique professeure de musique de l’école secondaire Jean-du-Nord à Sept-Îles, Sonia Savignac, image la motivation qui la pousse à œuvrer dans l’enseignement. Et pour tirer le maximum de son carburant, elle transmet sa passion pour la musique à travers des projets toujours aussi stimulants les uns que les autres pour les jeunes. Harmonies, groupe Jazz du Nord, Pairs aidants musicaux, concours à Disney, New-York, Toronto, ou Montréal, rien n’est trop gros pour amener les jeunes à se dépasser et à se découvrir.
Texte long
« Je suis un bolide de course et les jeunes sont mon essence! » Voilà comment la colorée et énergique professeure de musique de l’école secondaire Jean-du-Nord à Sept-Îles, Sonia Savignac, image la motivation qui la pousse à œuvrer dans l’enseignement. Et pour tirer le maximum de son carburant, elle transmet sa passion pour la musique à travers des projets toujours aussi stimulants les uns que les autres pour les jeunes. Harmonies, Pairs aidants musicaux, concours à Disney, New-York, Toronto, ou Montréal, rien n’est trop gros pour amener les jeunes à se dépasser et à se découvrir.
Diplômée universitaire en musique, spécialisation piano, l’appel de l’enseignement a un jour forcé Sonia Savignac à retourner sur les bancs d’école. « Après avoir travaillé dans la musique, j’ai eu le goût de transmettre mes connaissances et mon amour de la musique aux jeunes. J’ai donc étudié pour devenir prof, puis j’ai commencé à travailler dans ma région et à développer des concentrations en musique », raconte-t-elle.
Vingt-trois ans plus tard, après avoir enseigné sur des réserves avec des Innus, dans le système privé et maintenant dans le milieu public, Sonia Savignac se lève chaque matin avec le même feu sacré pour l’enseignement. « Tous ces milieux d’enseignement ont toujours eu le même dénominateur commun : les élèves. Chaque jour, j’ai hâte de les voir et je m’efforce de leur offrir des cours bien préparés et l’attention qu’ils méritent. Ce n’est pas toujours facile d’être un ado et j’essaie de mettre de la couleur dans leur vie. La musique est un outil parfait pour ça. »
C’est à travers ses multiples projets que l’enseignante parvient à faire vibrer ses élèves et à ensoleiller leur quotidien. Les Harmonies Jean-du-Nord sont d’ailleurs le point de départ initial de plusieurs projets. Allant bien au-delà du programme académique, les harmonies exigent de la part des étudiants un engagement maximal. Programmant des répétitions les matins avant les cours, les midis et même durant les journées pédagogiques, l’enseignante entraine ainsi ses élèves sur la route de l’excellence, de la discipline et du dépassement. Mais leurs efforts sont toujours récompensés car ils présentent de nombreux concerts à la population de Sept-Îles et dans les écoles primaires, et participent à plusieurs concours.
« J’ai le souci de transmettre aux jeunes le sens du détail et du travail bien fait. Et comme je suis une fille de projets et que j’ai un bon sens de l’organisation, je profite des harmonies pour développer leur sentiment d’appartenance à l’école, le travail d’équipe et leur sens des responsabilités », soutient l’enseignante qui a mis sur pied le projet de Pairs aidants musicaux, projet qui permet le jumelage d’élèves de 1ère secondaire avec des élèves de 3e secondaire afin d’aider dans l’apprentissage d’un instrument.
Fortement apprécié de tous, ce projet de Pairs aidants musicaux a eu dès sa mise en place des impacts immédiats sur la qualité des musiciens de 1ère secondaire. Véhiculant des valeurs d’entraide et de tolérance, le projet a aussi eu des retombées concrètes pour les élèves-professeurs qui ont ainsi gagné en assurance et en estime de soi.
Se définissant elle-même comme une personne exigeante, perfectionniste, soucieuse de la réussite, ferme, mais surtout généreuse de son temps, Sonia Savignac est convaincue que le cheminement effectué par les jeunes au sein des harmonies de l’école, ou bien à travers sa filière Jazz du Nord, groupe constitué d’une vingtaine de jeune et dont elle guide aussi la destinée, représente un atout considérable dans leur formation. Car, outre le fait de s’exécuter à travers la musique, ils vivent des expériences de groupe hors de l’ordinaire lors des voyages pour les concours et les activités de financement pour y participer.
« Lorsque nous revenons d’un concours, peu importe la destination, et que je vois leur visage pétillant, heureux et épanoui, je me dis : mission accomplie! Ces moments magiques passés avec eux pendant plus d’une semaine, loin de leurs parents et des contraintes du quotidien, m’inspirent toujours pour l’année suivante et me motivent afin de poursuivre mon engagement », clame-t-elle, soulignant du coup que ses harmonies ont remporté trois prix lors du dernier concours Musicfest Québec tenu à Montréal.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Louis Boucher
Collège Saint-Sacrement
« Je suis un semeur d’idées folles et j’aime bien que mes collègues embarquent dans mes projets. Et si on le fait, c’est simplement pour créer quelque chose de stimulant pour les élèves ». Pour Louis Boucher, professeur de géographie et d’histoire au Collège Saint-Sacrement de Terrebonne, l’engagement auprès des étudiants fait partie des beaux côtés de l’enseignement. Peu importe les idées folles, comme le projet des classes rouges, les semaines thématiques ou les implications sportives avec les jeunes, il agit toujours afin de mettre les étudiants au centre de ses actions.
Textes de présentation Texte court
« Je suis un semeur d’idées folles et j’aime bien que mes collègues embarquent dans mes projets. Et si on le fait, c’est simplement pour créer quelque chose de stimulant pour les élèves ». Pour Louis Boucher, professeur de géographie et d’histoire au Collège Saint-Sacrement de Terrebonne, l’engagement auprès des étudiants fait partie des beaux côtés de l’enseignement. Peu importe les idées folles, comme le projet des classes rouges, les semaines thématiques ou les implications sportives avec les jeunes, il agit toujours afin de mettre les étudiants au centre de ses actions.
Texte long
« Je suis un semeur d’idées folles et j’aime bien que mes collègues embarquent dans mes projets. Et si on le fait, c’est simplement pour créer quelque chose de stimulant pour les élèves ». Pour Louis Boucher, professeur de géographie et d’histoire au Collège Saint-Sacrement de Terrebonne, l’engagement auprès des étudiants fait partie des beaux côtés de l’enseignement. Et peu importe les idées folles, comme le projet des classes rouges, les semaines thématiques ou les implications sportives avec les jeunes, il agit toujours afin de mettre les étudiants au centre de ses actions.
Après 18 années passées à enseigner au même endroit, Louis Boucher est catégorique : « J’ai encore pour ce métier la même passion! ». Et c’est pour lui tout à fait étonnant de voir son travail récompensé en devenant lauréat de la semaine du programme Forces Avenir au secondaire. Plutôt humble de nature, préférant diriger l’attention sur le travail des autres plutôt que sur le sien, son premier réflexe est de dire que c’est le Collège Saint-Sacrement en entier qui entretient une culture d’engagement envers les jeunes et qu’il ne fait que donner vie à cette culture.
« Je suis le fruit d’un milieu composé d’enseignants convaincus qu’il faut s’impliquer avec les jeunes si on veut qu’ils réussissent. Ils m’ont transmis cette passion et aujourd’hui, c’est à mon tour de transmettre le flambeau aux nouveaux professeurs qui arrivent chez-nous », affirme-t-il avec un large sourire.
La meilleure façon pour Louis Boucher de transmettre ce flambeau est de prêcher par l’exemple. Enseignant aux élèves de 1ère secondaire, il agit depuis plusieurs années comme coordonnateur et animateur d
’un camp de plein air de deux jours servant d’activité d’accueil pour les nouveaux étudiants. Le projet des Classes rouges devient un événement propice à l’intégration des élèves où l’enseignant se fait un plaisir de créer des activités amusantes.
« C’est un événement très important pour les jeunes. Avec ça, on brise la glace et on crée un sentiment d’appartenance dans le groupe et par rapport à l’école. Et pour moi, ça me permet de créer un lien privilégié. Ils me voient différemment, pas juste comme un prof, et ça facilite l’entrée en matière. »
L’implication de M. Boucher ne s’arrête pas là. Tout au long de l’année, il se fait plaisir en participant à de nombreuses activités, entre autres sur les heures du dîner. Que ce soit en participant à des joutes d’improvisation ou à des activités sportives comme le football, le hockey ou le kin ball, sport qu’il n’avait jamais pratiqué auparavant, l’enseignant se prête au jeu toujours avec la même intensité et la volonté de voir les jeunes s’épanouir et prendre plaisir à fréquenter l’école.
Et question de pousser la motivation à son maximum, l’enseignant a instauré le système de récompense Monétas. Ce système d’émulation récompense les bons coups des élèves au courant de l’année et le groupe gagnant obtient en guise de récompense le privilège de participer à un énorme banquet.
Reconnu pour son dynamisme, ses qualités de leader et son côté rassembleur, Louis Boucher surprend aussi beaucoup ses collègues avec ses idées créatives sur le plan éducationnel. Des idées qui impliquent les jeunes à 100 % et surtout qui leur permettent de faire ressortir leurs différentes compétences. La mise sur pied du projet de La semaine historique est un bel exemple de cette énergie créative. Ayant tout d’abord pris la forme d’un événement intitulé Voyage autour du monde, qui incitait les élèves à explorer la planète et à faire diverses présentations et ateliers durant une journée, le projet a suscité de plus en plus d’intérêt et a su rallier de plus en plus de professeurs, se transformant ainsi en un événement s’étalant sur une semaine entière.
« Cette année, les élèves ont récrée un bourg médiéval en plein cœur de l’école. Ils ont monté des kiosques, fait des présentations à propos de divers pays, donné des cours de langues et même offert des prestations théâtrales. Cette petite idée est devenue une sorte de projet d’école qui touche des jeunes de la 1ère à la 3e secondaire. Pendant une semaine, l’horaire des cours est chamboulée, mais cela en vaut le coup et les jeunes s’investissent beaucoup », raconte l’enseignant tout en ajoutant qu’un résultat pareil ne serait jamais survenu sans la participation de tous les profs et l’appui de la direction.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Andréanne Chagnon
Cavelier-De LaSalle
Quand on cherche Andréanne Chagnon à l’école secondaire Cavelier-De LaSalle, mieux vaut ne pas trop s’attarder à la salle des enseignants, mais plutôt explorer du côté de sa salle de classe, et ce, même sur les heures de dîner ou après les heures de cours. L’enseignante en formation préparatoire à l’emploi s’y trouve alors en train de travailler avec ses élèves à la réalisation d’un projet ou à la préparation d’une activité porteuse de retombées. Grâce à une approche pédagogique axée sur l’exemple, elle a mis sur pied la Foire entrepreneuriale, participe à la fondation du KFÉ Graf et travaille présentement à l’implantation d’un projet de valorisation des stages dans le secteur de l’école.
Photos haute résolution
Textes de présentation Texte court
Quand on cherche Andréanne Chagnon à l’école secondaire Cavelier-De LaSalle, mieux vaut ne pas trop s’attarder à la salle des enseignants, mais plutôt explorer du côté de sa salle de classe, et ce, même sur les heures de dîner ou après les heures de cours. L’enseignante en formation préparatoire à l’emploi s’y trouve alors en train de travailler avec ses élèves à la réalisation d’un projet ou à la préparation d’une activité porteuse de retombées. Grâce à une approche pédagogique axée sur l’exemple, elle a mis sur pied la Foire entrepreneuriale, participe à la fondation du KFÉ Graf et travaille présentement à l’implantation d’un projet de valorisation des stages dans le secteur de l’école.
Texte long
Quand on cherche Andréanne Chagnon à l’école secondaire Cavelier-De LaSalle, mieux vaut ne pas trop s’attarder à la salle des enseignants, mais plutôt explorer du côté de sa salle de classe, et ce, même sur les heures de dîner ou après les heures de cours. L’enseignante en formation préparatoire à l’emploi s’y trouve alors en train de travailler avec ses élèves à la réalisation d’un projet ou à la préparation d’une activité porteuse de retombées. Tout simplement parce qu’Andréanne croit fermement en une approche pédagogique axée sur l’exemple. Et ça marche!
Dynamique, regorgeant d’initiatives et peut-être même un brin idéaliste, Andréanne Chagnon, malgré sa jeune carrière, démontre clairement que l’engagement concret fait partie de son travail. C’est d’ailleurs en toute connaissance de cause qu’elle a opté pour l’enseignement auprès d’une clientèle en difficulté scolaire. « Je passe plus de temps avec eux, donc le lien devient beaucoup plus fort. On se voit tous les jours et ça nous permet de mettre en place plusieurs projets. En plus, avec le renouveau pédagogique, ça me permet d’être inventive. On a pas réussi avec eux avec la méthode traditionnelle, il faut donc tenter autre chose », prêche-t-elle.
Ces autres choses prennent donc la forme de plusieurs projets. L’un de ceux-là fait sans doute partie des plus demandant pour Andréanne. Il s’agit de la Foire entrepreneuriale que l’enseignante a mis en place il y a trois ans et qui resplendit par son succès depuis.
Dans le cadre de ce projet influencé par les valeurs coopératives, les élèves sont appelés à créer leur propre entreprise avec tout ce que cela implique. Puis ils doivent en faire la commercialisation fictive au sein de l’école. L’équipe gagnante obtient la chance de voir son projet se réaliser. En 2009, la compagnie Ani-Paint, spécialisée dans la conception de murales, a obtenu ainsi deux mandats de la part de l’école.
« Cela permet aux élèves de vivre l’expérience d’un démarrage d’entreprise et de découvrir les étapes de commercialisation. On les prépare à l’emploi, mais on oublie souvent de leur rappeler qu’ils pourraient aussi être leur propre patron », souligne celle qui se charge de l’organisation complète de cet événement avec la collaboration des jeunes.
« Andréanne donne aux élèves une place importante dans la réalisation des projets, leur permettant ainsi de développer leur potentiel entrepreneurial. Ils sont amenés à s’impliquer et à prendre part aux décisions et à la gestion de plusieurs activités », témoigne Cynthia Collette, agente de sensibilisation en entrepreneuriat pour le Centre d’affaires étudiant Desjardins, partenaires des activités organisées par Andréanne.
Il en va de même pour le KFÉ Graf, qui a vu le jour en 2008, et pour lequel la contribution d’Andréanne est plus que généreuse. Ce café étudiant, pris en charge par les élèves en formation préparatoire à l’emploi, sert en quelque sorte de plateau de travail pour les étudiants qui y vivent une réelle expérience professionnelle.
« Chaque fois que j’en ai l’occasion, j’amène les étudiants à comprendre ce que je leur explique. Je ne fais pas seulement raconter la matière, je leur fais vivre. Par exemple, nous avons passé une journée à faire du tri de denrées alimentaires à l’organisme Moisson Montréal. Ils étaient extrêmement fiers de leur accomplissement. »
Andréanne participe aussi à l’organisation d’un voyage récompense de fin d’année pour les élèves en difficulté, a accepté de devenir mentor pour une jeune fille de 2e secondaire, pilote un projet de correspondance entre sa classe et une autre de Sherbrooke, puis s’implique aussi avec le Comité social de l’école et le Comité de participation des enseignants.
À travers tout ça, il y a encore de la place pour d’autres projets. D’ailleurs, Andréanne travaille très fort pour l’implantation d’un projet de valorisation des stages dans le secteur de l’école. En fait, elle veut développer les outils nécessaires afin de faire connaître les élèves aux entreprises du secteur et surtout, vendre leur potentiel comme travailleur.
« Je crois simplement en mes jeunes. Je pense qu’il est possible que la société donne à ces jeunes ce qu’il y a de meilleur et que les jeunes puissent donner en retour », affirme-t-elle, comme une invitation à la collectivité afin qu’elle ouvre ses portes à nos jeunes.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Véronique Fortin
École polyvalente Arvida
Enseignante à l’École polyvalente Arvida, Véronique Fortin est une femme de conviction. Étant d’avis que « les jeunes ont besoin d’adultes signifiants », elle s’engage pleinement auprès d’eux en les motivant et en les guidant dans la réalisation de divers projets. Par-dessus tout, elle s’investit avec les jeunes pour faire de la polyvalente un milieu de vie agréable, accueillant et chaleureux. Ayant pris en charge, avec un groupe d’élèves, l’aménagement d’un lieu de rassemblement pour tous les jeunes de l’école, elle fait preuve d’une disponibilité incroyable et réussit à créer un véritable sentiment de fierté auprès des élèves et des intervenants.
Photos haute résolution
Textes de présentation Texte court
Enseignante à l’École polyvalente Arvida, Véronique Fortin est une femme de conviction. Étant d’avis que « les jeunes ont besoin d’adultes signifiants », elle s’engage pleinement auprès d’eux en les motivant et en les guidant dans la réalisation de divers projets. Par-dessus tout, elle s’investit avec les jeunes pour faire de la polyvalente un milieu de vie agréable, accueillant et chaleureux. Ayant pris en charge, avec un groupe d’élèves, l’aménagement d’un lieu de rassemblement pour tous les jeunes de l’école, elle fait preuve d’une disponibilité incroyable et réussit à créer un véritable sentiment de fierté auprès des élèves et des intervenants.
Texte long
Enseignante à l’École polyvalente Arvida, Véronique Fortin est une femme de conviction. Étant d’avis que « les jeunes ont besoin d’adultes signifiants », elle s’engage pleinement auprès d’eux en les motivant et en les guidant dans la réalisation de divers projets. Par-dessus tout, elle s’investit avec les jeunes pour faire de la polyvalente un milieu de vie agréable pour les élèves, accueillant et chaleureux. Un endroit qui leur ressemble et qui favorise la réussite.
Vous avez déjà entendu parler du nouveau cours de 5e secondaire intitulé « projet intégrateur »? S’il connaît des difficultés d’implantation dans certaines écoles secondaires, à la polyvalente Arvida, c’est une réussite sur tous les plans! Et ce succès n’est pas étranger à l’engagement, à la créativité et au dynamisme de Véronique Fortin.
Depuis trois ans, c’est elle qui enseigne ce cours à plus de 180 élèves. C’est elle qui se cache derrière la fourmilière à projets qu’est devenue l’École polyvalente Arvida. Dans le cadre de ce cours, les élèves sont invités à s’engager une année entière dans la réalisation d’un projet personnel dont bénéficiera l’école ou la communauté. Mais pour que les jeunes en retirent de véritables apprentissages, il faut beaucoup d’ouverture, de patience et de disponibilité. Tout ça, c’est Véronique Fortin. Et plus encore! « Non seulement elle est parvenue à mettre en place le cours, mais elle a su convaincre toute l’équipe d’enseignants de s’impliquer », constate Reine Murray, enseignante retraitée qui a collaboré avec Véronique quelques années.
En effet, Véronique Fortin est consciente que pour donner un sens aux projets des jeunes, il faut aller encore plus loin. Sortir de la classe. Repousser les limites. C’est ainsi que Véronique a eu l’idée d’organiser, à la fin de l’année scolaire, une exposition pour permettre aux jeunes de présenter leurs réalisations. « Je veux que les jeunes comprennent que c’est important ce qu’ils font », explique Véronique Fortin. Pour l’occasion, les élèves et les membres du personnel de la polyvalente sont présents, de même que les élèves d’autres écoles de la commission scolaire, les parents et les représentants de médias locaux. Et quand un jeune lui dit « Madame, je suis fier de moi. Je ne pensais jamais être capable de faire ça! », c’est mission accomplie.
Les résultats sont souvent surprenants. Comme pour Vicky Gagnon, qui a réalisé l’incroyable en organisant une conférence pour les élèves de 5e secondaire sur l’alcool au volant. Elle a réussi à inviter, sur la même scène, la mère dont le fils a été tué par un conducteur ivre, une policière et… le conducteur fautif. La jeune fille a d’ailleurs reçu, pour cet engagement, une mention spéciale de l’organisme Nez rouge et de la SAAQ. En plus de créer un impact direct auprès des jeunes de l’école, ce projet est devenu pour Vicky « un moment marquant de sa vie et de son passage au secondaire », complète Véronique Fortin.
« Véronique est une femme engagée dans son milieu et elle travaille à faire avancer le bien-être des jeunes dans notre école », partage Isabelle Potvin, psychoéducatrice. Voulant augmenter le sentiment d’appartenance des jeunes à l’École polyvalente Arvida, Véronique a pris en charge, avec un groupe d’élèves, l’aménagement d’un lieu de rassemblement. « En ce moment, aucun lieu du genre n’est offert aux élèves, à part la salle des casiers », déplore-t-elle. Cette nouvelle salle sera décorée au goût des jeunes et meublée avec des tables de jeu, des divans et divers accessoires. « Pour moi, les jeunes méritent de se distraire. C’est d’ailleurs une bonne façon de leur enseigner l’équilibre entre les moments pour étudier et les moments pour s’amuser ».
Pour obtenir les fonds nécessaires au bon fonctionnement du projet, les jeunes mettent en place plusieurs campagnes de financement. Par exemple, pendant tout le mois de décembre 2010, des pains d’épices sont vendus aux élèves et tous les profits serviront aux rénovations effectuées prochainement dans l’école. Les étudiants de la polyvalente pourront profiter d’une école plus vivante et à leur image, dès janvier 2011! Rassembleuse et persévérante, Véronique Fortin réussit à créer à la polyvalente Arvida « un véritable sentiment de fierté auprès des élèves et de tous les intervenants », reconnaît Reine Murray.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Daniel Carré
École Paul-Hubert
Pour Daniel Carré, enseignant de sciences et technologie à l’École Paul-Hubert de Rimouski, l’enseignement égale passion. Passion de la découverte, passion du dépassement et surtout passion des jeunes. Consacrer des heures et des heures à un club de robotique qu’il a mis sur pied, à des projets destinés à Expo-sciences, à des concours scientifiques ou à de l’appui pédagogique, cela fait partie de son quotidien et l’enchante. Enseignant dynamique, généreux de son temps et à l’humour captivant pour les jeunes, il multiplie les projets afin de créer chez ces derniers l’étincelle qui leur fera découvrir leur plein potentiel.
Photos haute résolution
Textes de présentation Texte court
Pour Daniel Carré, enseignant de sciences et technologie à l’École Paul-Hubert de Rimouski, l’enseignement égale passion. Passion de la découverte, passion du dépassement et surtout passion des jeunes. Consacrer des heures et des heures à un club de robotique qu’il a mis sur pied, à des projets destinés à Expo-sciences, à des concours scientifiques ou à de l’appui pédagogique, cela fait partie de son quotidien et l’enchante. Enseignant dynamique, généreux de son temps et à l’humour captivant pour les jeunes, il multiplie les projets afin de créer chez ces derniers l’étincelle qui leur fera découvrir leur plein potentiel.
Texte long
« Si mon travail se limitait seulement à enseigner les concepts des matières prescrites à mon horaire, je ne ferais probablement plus ce métier », confirme Daniel Carré. Pour cet enseignant de sciences et technologie à l’École Paul-Hubert de Rimouski, l’enseignement égale passion. Passion de la découverte, passion du dépassement et surtout, passion des jeunes. Consacrer des heures et des heures à un club de robotique qu’il a mis sur pied, à des projets destinés à Expo-sciences, à des concours scientifiques ou à de l’appui pédagogique, cela fait partie de son quotidien et l’enchante.
Pourtant, l’enseignant de 38 ans ne se dirigeait pas du tout vers le domaine de l’éducation, alors qu’il se trouvait lui-même sur les bancs d’école. Complétant une formation universitaire en biologie, pour finalement œuvrer par la suite en informatique et pour frayer avec le milieu de la vente, une petite voix intérieure l’a finalement convaincu de retourner à l’université pour ensuite épouser le domaine de l’enseignement.
« J’ai toujours aimé comprendre comment les choses fonctionnaient et j’ai réalisé, avec le temps, que j’aimais partager et transmettre mes connaissances et ma curiosité. Comme j’aime en plus travailler avec les jeunes et établir des liens de confiance avec eux, l’enseignement s’est imposé de lui-même », raconte-t-il.
Et tous les moyens sont bons pour créer chez ses élèves la petite étincelle, le petit déclic, qui stimulera leur attention et les intéressera à l’école. La mise sur pied du Club de robotique représente le parfait exemple de son engagement. Ouvert sur l’heure du dîner, le Club compte une trentaine d’élèves et en a vu passer plusieurs autres depuis son ouverture, il y a quatre ans.
L’enseignant se rappelle d’ailleurs de l’un d’eux. Un jeune garçon timide, assez effacé en classe et qui, selon la perception de Daniel, représentait un potentiel décrocheur. Avec le Club de robotique, ce jeune garçon est sorti de sa coquille et a découvert son potentiel. « Avec ce projet, j’ai la nette impression de donner un autre sens à certains élèves, surtout masculin, de ce que peut être l’apprentissage par l’action, par la réalisation d’un projet significatif pour eux », avoue l’enseignant.
Le jeune garçon en question, aujourd’hui étudiant au département de génie mécanique du Cégep de Rimouski confirme à quel point ce projet a été important pour lui. « Je n’ai jamais vraiment aimé l’école, mais Daniel m’a permis de passer à travers et d’être rendu où je suis présentement par les projets stimulants qu’il m’a proposés », dit-il.
L’an dernier, en compagnie de quelques membres du Club, Daniel s’est présenté à Montréal à la compétition Zone01, où ses jeunes ont remporté la première place aux cinq épreuves proposées par la compétition. Pour la compétition de 2011, il rêve d’y retourner, mais cette fois avec une équipe d’au moins 16 jeunes.
En plus du Club de robotique, Daniel Carré supervise le Club de sciences de l’école où il conseille les élèves à travers la conception d’un engin technologique. Tout cela dans le but de participer à la compétition Génie-Inventif, lors de laquelle il accompagne les quatre meilleures équipes de l’école.
Depuis 10 ans, il supervise et guide également les élèves pour leurs réalisations dans le cadre d’Expo-sciences. Au fil des ans, il a été très fier de voir ses élèves participer aux finales canadiennes dans l’ouest du pays et même d’en envoyer deux en Russie et une autre en Australie.
Et comme il juge que la créativité et la persévérance des jeunes méritent d’être étalées au grand jour, il entraine les élèves de l’école, depuis les cinq dernières années, à présenter le fruit de leur labeur lors du concours Émulscience qui se déroule au Carrefour Rimouski, un centre commercial, durant le mois de mai. Ainsi, la population peut à son tour apprécier le potentiel de la jeunesse.
Enseignant dynamique, généreux de son temps et n’hésitant jamais à utiliser l’humour afin d’aller chercher l’attention de ses élèves, Daniel Carré avoue que lorsqu’il est question d’élaborer des projets pour les jeunes, son cerveau n’arrête jamais. Et il y trouve tout autant de plaisir et de satisfaction pour lui-même. « Je me dis que comme société, si nous devons investir du temps et de l’argent quelque part, c’est dans les cerveaux de nos jeunes car ils ont tout pour réussir. À ma façon, je crois y contribuer », termine-t-il.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Christian Faucher
École secondaire Vanier
Assister à un cours d’histoire ou de géographie donné par Christian Faucher, enseignant à l’école secondaire Vanier, c’est un peu comme traverser le temps ou la planète avec l’impression de faire partie de l’action. Armé d’enthousiasme, d’humour et d’un talent de conteur, il caricature les concepts afin de frapper l’imaginaire des jeunes. En fait, chaque geste que l’enseignant pose, que ce soit en livrant ses cours ou en s’impliquant dans des projets comme celui de la revitalisation de la cour de l’école, en agissant comme conférencier ou en participant à des activités sportives, vise essentiellement à stimuler la motivation des jeunes.
Photos haute résolution
Textes de présentation Texte court
Assister à un cours d’histoire ou de géographie donné par Christian Faucher, enseignant à l’école secondaire Vanier, c’est un peu comme traverser le temps ou la planète avec l’impression de faire partie de l’action. Armé d’enthousiasme, d’humour et d’un talent de conteur, il caricature les concepts afin de frapper l’imaginaire des jeunes. En fait, chaque geste que l’enseignant pose, que ce soit en livrant ses cours ou en s’impliquant dans des projets comme celui de la revitalisation de la cour de l’école, en agissant comme conférencier ou en participant à des activités sportives, vise essentiellement à stimuler la motivation des jeunes.
Texte long
Assister à un cours d’histoire ou de géographie donné par Christian Faucher, enseignant à l’école secondaire Vanier, c’est un peu comme traverser le temps ou la planète avec l’impression de faire partie de l’action. Armé d’enthousiasme, d’humour et d’un talent de conteur, il caricature les concepts afin de frapper l’imaginaire des jeunes et ainsi, laisser une empreinte marquante dans leur esprit. « Le savoir est très important, mais je suis convaincu que sans motivation, nous n’arrivons pas à nos fins », lance-t-il.
Stimuler la motivation chez les jeunes, voilà un objectif qui revient souvent dans le discours de Christian Faucher. En fait, chaque geste que l’enseignant de 35 ans pose, que ce soit en livrant ses cours ou en s’impliquant dans certains projets scolaires, est réfléchi en fonction de la valeur ajoutée que cela procurera aux élèves. Son implication avec le projet de revitalisation de la cour d’école témoigne de cette volonté.
« Quand je suis arrivé ici il y a trois ans, j’ai constaté à quel point la cour d’école faisait pitié. Un projet était déjà en marche, mais il n’avançait pas vraiment. On m’a demandé de piloter le dossier et je l’ai pris en main. Je crois qu’en transformant notre cour en une aire sportive, nous allons répondre aux besoins des jeunes, mais aussi du secteur qui est mal desservi en ce sens. En plus, ça va stimuler le sentiment d’appartenance à l’école », assure-t-il.
Depuis, Christian Faucher a consulté les jeunes et le personnel de l’école, a créé des liens avec la Commission scolaire, les autorités municipales et d’autres partenaires. De ces rencontres ont émergé des plans et une volonté concrète de revitaliser le tout.
Malgré ce succès imminent, pas question pour l’enseignant de prendre tout le crédit. Pourtant d’une grande effervescence en classe, il laisse poindre une personnalité plus réservée lorsque vient le temps de mener des dossiers et s’empresse de souligner tous les efforts que ces collègues consentent également afin de mener les différents projets à bon port. « C’est une équipe-école magnifique. On donne toujours la chance aux idées de prendre forme. On ne les étouffe pas systématiquement et je crois que c’est ainsi que l’on fait avancer les choses. De mon côté, je prends la place qu’on veut bien me laisser. Mais celle où je me sens le plus à l’aise, c’est celle que j’occupe auprès de mes élèves. »
C’est aussi ce besoin d’aider ses élèves qui a poussé l’enseignant à s’investir dans trois des quatre chantiers que l’école a mis en place afin de contrer le décrochage scolaire. Cherchant à générer des actions et des moyens originaux favorisant la réussite scolaire, ces chantiers conviennent parfaitement à Christian Faucher qui s’implique avec ceux visant l’amélioration des compétences en français, le développement des caractéristiques entrepreneuriales et touchant l’encadrement par privilèges.
« On constate l’impact de nos actions sur nos jeunes et c’est stimulant. Et quand ça ne fonctionne pas, on essaie autre chose. En fait, je crois qu’il faut simplement s’intéresser à eux, mais pas juste pour le scolaire, pour ce qu’ils font aussi à l’extérieur des classes. C’est comme ça qu’on crée des liens. »
Pour créer des liens Christian Faucher se sert aussi de ses passions, comme la bande dessinée et le sport. Depuis son arrivée à cette école, il est invité à chaque année comme conférencier dans les classes de français afin de parler de BD, de ses grands courants, de ses auteurs et du processus de création. Il supervise aussi deux midis-sports et prend part à différents matchs lorsque cela devient possible.
« À travers ces différentes activités, je me suis rendu compte que je pouvais devenir un modèle pour les jeunes, surtout pour les garçons qui sont plus difficiles à maintenir à l’école », avance-t-il, ajoutant qu’il est aussi toujours partant afin de s’impliquer comme accompagnateur et organisateur de voyages culturels de fin d’année.
Bien qu’il ait sa propre famille — il est père de trois enfants —, Christian Faucher ne compte jamais son temps lorsqu’il s’agit de poser un geste bénéfique pour ses élèves. Et s’il prend son rôle au sérieux, sans jamais trop se prendre au sérieux, il le fait avant tout pour eux. « Lorsque je prendrai ma retraite, j’aurai laissé ma trace dans la vie de 5000 individus. C’est la taille d’un village! J’ai donc intérêt à faire de mon mieux », termine-t-il en rigolant.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Nicole Chaput
Collège Regina Assumpta
Quand Nicole Chaput a accepté, il y a six ans, de se joindre à l’équipe du Collège Regina Assumpta à titre d’animatrice de pastorale, elle se demandait bien ce qu’elle allait pouvoir faire avec des adolescents. Petit à petit, elle a appris à les connaître, à développer des projets en fonction de leurs intérêts, à les accompagner sur le terrain auprès d’organismes communautaires et à gagner leur confiance. Mais le plus merveilleux, c’est qu’elle est parvenue à prouver à tous ces jeunes élèves qu’avec de la volonté et de l’engagement, on pouvait faire la différence dans la vie de quelqu’un.
Photos haute résolution
Textes de présentation Texte court
Quand Nicole Chaput a accepté, il y a six ans, de se joindre à l’équipe du Collège Regina Assumpta à titre d’animatrice de pastorale, elle se demandait bien ce qu’elle allait pouvoir faire avec des adolescents. Petit à petit, elle a appris à les connaître, à développer des projets en fonction de leurs intérêts, à les accompagner sur le terrain auprès d’organismes communautaires et à gagner leur confiance. Mais le plus merveilleux, c’est qu’elle est parvenue à prouver à tous ces jeunes élèves qu’avec de la volonté et de l’engagement, on pouvait faire la différence dans la vie de quelqu’un.
Texte long
Quand Nicole Chaput a accepté, il y a six ans, de se joindre à l’équipe du Collège Regina Assumpta à titre d’animatrice de pastorale, elle se demandait bien ce qu’elle allait pouvoir faire avec des adolescents. Petit à petit, elle a appris à les connaître, à développer des projets en fonction de leurs intérêts, à les accompagner sur le terrain auprès d’organismes communautaires et à gagner leur confiance. Mais le plus merveilleux, c’est qu’elle est parvenue à prouver à tous ces jeunes élèves qu’avec de la volonté et de l’engagement, on pouvait faire la différence dans la vie de quelqu’un.
« J’ai toujours voulu faire une différence partout où j’ai passé. En arrivant ici, ça été la même chose. Je n’avais aucune idée de ce que j’allais faire pour y parvenir, mais il était certain que je n’allais pas faire une pastorale sacramentelle, mais bien une pastorale de présence. Je voulais être ici pour les jeunes, à leur disposition, et pour les amener eux aussi à se rendre disponible pour les autres », raconte Nicole Chaput avouant que de se retrouver ainsi quotidiennement avec des jeunes la dynamise énormément et lui permet d’apprendre une foule de choses.
Ce retour dans le milieu de l’éducation, l’animatrice de pastorale ne l’avait pourtant pas prévu. Ayant au début de sa carrière occupé des fonctions de secrétaire à la Ville de Montréal, elle avait choisi de réorienter cette dernière vers un domaine qui lui permettrait de se rapprocher des gens. Optant pour des formations en pastorale, elle a ensuite travaillé dans une école primaire pendant 10 ans, pour finalement se diriger vers la formation des laïcs. Au bout de plusieurs années, l’opportunité d’intégrer le Collège Regina Assumpta est apparue comme un nouveau défi et comme l’occasion de revenir à Montréal.
Pour apprivoiser son nouveau milieu, elle s’est alors mise à tisser des liens avec les enseignants, à rencontrer les différentes classes, à découvrir les différentes activités organisées par les jeunes et à tisser progressivement des liens avec eux. Par exemple, chaque matin qu’elle arrive à l’école, elle envoie un courriel de bonne fête à tous ceux et celles dont s’est l’anniversaire. Il faut savoir que cet établissement scolaire compte plus de 2000 élèves et qu’elle n’en oublie jamais un… même l’été.
« Je suis toujours agréablement surprise de voir comment je suis bien accueillie et écoutée par les jeunes lorsque je fais la tournée des classes. Ils ont compris que ma principale fonction était d’être là pour eux. C’est probablement pour ça qu’il y en a que je ne connais même pas et qui viennent me voir parfois pour me demander un service ou un conseil. »
Outre cette partie relationnelle de son travail, Nicole Chaput investit beaucoup de son temps à mettre sur pied des projets ou à en bonifier d’autres. Entres autres, il y a le groupe d’Amnistie Internationale qui regroupe une cinquantaine d’élèves et avec lequel elle organise des conférences, procède à l’envoi de cartes ou à la signature de pétitions. Il y a aussi le Club 2/3 qui représente une opportunité pour elle de sensibiliser les jeunes à des causes et de les amener à s’engager dans des projets comme l’Unicef, la mise sur pied d’un marché équitable ou des activités de solidarité internationale. Tout au long de l’année s’ajoute d’autres activités de collectes de denrées, de vêtements, de livres ou d’effets scolaires. D’autres jeunes visitent aussi chaque semaine des personnes âgées dans une résidence et d’autres encore participent à l’activité Dînons, Tricotons qui propose la fabrication de foulards pour les bénéficiaires de l’Accueil Bonneau.
« Chacun de nos gestes doit avoir un sens. On fait des choses qui ont un impact direct sur des gens. C’est à travers ces activités que les élèves comprennent qu’ils peuvent faire la différence dans la vie de quelqu’un », confie-t-elle.
Par son authenticité et sa générosité, Nicole Chaput est parvenue à faire de la pastorale un milieu de vie stimulant qui offre aux jeunes, de toutes religions, la possibilité de changer le monde. Ils sont d’ailleurs nombreux à souligner l’importance que Mme Chaput a eue sur leur passage au secondaire.
« Grâce à Mme Chaput, j’ai découvert le Club 2/3. Elle m’a aussi permis de découvrir une partie de moi encore inconnue, soit le désir d’aider les autres et de m’impliquer dans des projets communautaires. C’est grâce à ses encouragements que je m’implique aujourd’hui », témoigne Florence Cadorette.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Patrice Gilbert
École secondaire Curé-Hébert
Il est bien difficile de résumer l’engagement de Patrice Gilbert tellement il est vaste et varié! Polyvalent et possédant de multiples intérêts, l’enseignant de français à l’École secondaire Curé-Hébert fait tout pour mettre les jeunes en lumière. Ayant consacré son début de carrière aux jeunes décrocheurs, Patrice a bien vite compris le sens de l’expression à la mode : « motivation scolaire ». Depuis près de dix ans, il s’engage donc à mettre en place des projets de toutes sortes dans le but de stimuler l’intérêt des élèves pour leur réussite scolaire. De l’entrepreneuriat au théâtre, en passant par la planche à neige et les langues, Patrice Gilbert est un véritable « créateur d’opportunités » pour les élèves de son école.
Photos haute résolution
Textes de présentation Texte court
Il est bien difficile de résumer l’engagement de Patrice Gilbert tellement il est vaste et varié! Polyvalent et possédant de multiples intérêts, l’enseignant de français à l’École secondaire Curé-Hébert fait tout pour mettre les jeunes en lumière. Ayant consacré son début de carrière aux jeunes décrocheurs, Patrice a bien vite compris le sens de l’expression à la mode : « motivation scolaire ». Depuis près de dix ans, il s’engage donc à mettre en place des projets de toutes sortes dans le but de stimuler l’intérêt des élèves pour leur réussite scolaire. De l’entrepreneuriat au théâtre, en passant par la planche à neige et les langues, Patrice Gilbert est un véritable « créateur d’opportunités » pour les élèves de son école.
Texte long
Il est bien difficile de résumer l’engagement de Patrice Gilbert tellement il est vaste et varié! Polyvalent et possédant de multiples intérêts, l’enseignant de français à l’École secondaire Curé-Hébert fait tout pour mettre les jeunes en lumière. Ayant consacré son début de carrière aux jeunes décrocheurs, Patrice a bien vite compris le sens de l’expression à la mode : « motivation scolaire ». Depuis près de dix ans, il s’engage donc à mettre en place des projets de toutes sortes dans le but de stimuler l’intérêt des élèves pour leur réussite scolaire. De l’entrepreneuriat au théâtre, en passant par la planche à neige et les langues, Patrice Gilbert est un véritable « créateur d’opportunités » pour les élèves de son école.
Patrice Gilbert a plus d’une carte dans son jeu! Ses intérêts variés l’amènent à s’engager activement au sein de l’École secondaire Curé-Hébert, entraînant, du même coup, les jeunes dans son sillage! Sa mission est claire : « Je veux faire sortir ce qu’il y a de mieux chez les jeunes, les aider à découvrir leur potentiel en leur donnant des opportunités pour le faire ». Ayant œuvré auprès de jeunes décrocheurs, Patrice sait bien que « ce ne sont pas tous les jeunes qui se retrouvent dans le système scolaire actuel ». C’est pourquoi il s’engage à mettre en place des projets pour leur permettre de se découvrir des intérêts, et même des passions, dans le but de leur faire prendre conscience de leurs aptitudes et de leurs forces personnelles.
La majorité des projets initiés par Patrice Gilbert ont donc la motivation scolaire pour fondement. Il est notamment l’instigateur du projet entrepreneurial maintenant bien connu dans la région : le Magasin Général Mère Grand, ou MGMG. Il s’agit d’une mini-entreprise au sein de laquelle participent plus de 50 élèves de la première à la cinquième secondaire. Divisée en sept départements, comme celui de l’ébénisterie, de la couture, des savons et du chocolat, l’entreprise permet aux élèves de s’initier à l’entrepreneuriat, mais aussi de laisser aller leur créativité. La mission de l’entreprise est d’ailleurs de récupérer les « déchets » de l’école et de leur donner une nouvelle vie. Tout est possible! Par exemple, de vieux livres de la bibliothèque seront transformés en cartes de Noël, alors que quelques bouts de bois deviendront un coffre à jouets.
« MGMG permet aux jeunes de se découvrir des intérêts pour une carrière éventuelle », explique Patrice Gilbert. Mais ce n’est pas tout! Le projet est aussi une occasion pour l’école et pour les jeunes de rayonner. Les cinq dernières années, l’école a remporté le premier prix local du Concours québécois en entrepreneuriat, et, depuis trois ans, elle détient même le premier prix régional. « C’est tellement valorisant pour les jeunes! » Et cela est important pour Patrice. Car un rayonnement comme celui-là est une occasion de plus pour mettre les jeunes en lumière et leur permettre de réaliser qu’ils ont tout pour réussir…
Allant dans le même sens, « Patrice Gilbert travaille consciencieusement et passionnément depuis dix ans à développer le programme Plein air, option planche à neige, qui vise à motiver les élèves dans leurs apprentissages », révèle la directrice de l’école, Josée Fortin. Les jeunes aux prises avec certaines difficultés peuvent participer au programme. En s’inscrivant, l’élève prend certains engagements, dont celui, bien souvent, d’améliorer ses résultats scolaires. Si le jeune s’améliore, il a la chance de pratiquer la planche à neige deux après-midi par semaine. Et c’est Patrice Gilbert lui-même le moniteur! Planchiste depuis plusieurs années, il a trouvé une occasion de mettre à profit ses intérêts et ses aptitudes dans la réalisation d’un projet significatif pour les élèves. Conscient de son rôle de modèle auprès des élèves, Patrice croit ainsi être en mesure de leur montrer l’importance de conserver l’équilibre dans leur vie, équilibre entre leurs responsabilités et leurs intérêts.
Selon Nadia Lapointe, elle aussi enseignante de français à l’École secondaire Curé-Hébert, « notre école a subi de nombreux changements positifs depuis quelques années. Entre autres, nous remarquons un plus grand sentiment d’appartenance chez nos élèves. Ils sont de plus en plus fiers de leur école et ce sentiment est un important facteur de motivation. Je pense que nous devons une bonne part de ce changement aux nombreuses réalisations de notre collègue Patrice ».
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Nancy Bédard
École secondaire De Rochebelle
À maintes reprises, Nancy Bédard, enseignante d’anglais à l’école secondaire De Rochebelle, a validé la véracité du dicton qui veut que « les voyages forment la jeunesse ». En compagnie de jeunes élèves, elle a parcouru la France, l’Angleterre, l’Écosse, l’Italie, la Suisse, et sans oublier des villes plus près comme New-York, Chicago ou Washington. Chaque fois, elle en est revenue avec la conviction profonde que le fameux dicton disait vrai, l’encourageant ainsi à réinvestir, année après année, de nombreuses heures dans la préparation de ces fameux périples tous aussi formateurs et inspirants les uns que les autres.
Photos haute résolution
Textes de présentation Texte court
À maintes reprises, Nancy Bédard, enseignante d’anglais à l’école secondaire De Rochebelle, a validé la véracité du dicton qui veut que « les voyages forment la jeunesse ». En compagnie de jeunes élèves, elle a parcouru la France, l’Angleterre, l’Écosse, l’Italie, la Suisse, et sans oublier des villes plus près comme New-York, Chicago ou Washington. Chaque fois, elle en est revenue avec la conviction profonde que le fameux dicton disait vrai, l’encourageant ainsi à réinvestir, année après année, de nombreuses heures dans la préparation de ces fameux périples tous aussi formateurs et inspirants les uns que les autres.
Texte long
À maintes reprises, Nancy Bédard, enseignante d’anglais à l’école secondaire De Rochebelle, a validé la véracité du dicton qui veut que « les voyages forment la jeunesse ». En compagnie de jeunes élèves, elle a parcouru la France, l’Angleterre, l’Écosse, l’Italie, la Suisse, et sans oublier des villes plus près comme New-York, Chicago ou Washington. Chaque fois, elle en est revenue avec la conviction profonde que le fameux dicton disait vrai, l’encourageant ainsi à réinvestir, année après année, de nombreuses heures dans la préparation de ces fameux périples tous aussi formateurs et inspirants les uns que les autres.
Cette année, l’enseignante d’anglais aux élèves de 4e secondaire du Programme d’études internationales en sera à sa 14e organisation de la visite annuelle de la ville de New-York. Et elle ne s’en lasse jamais. « Mon expérience le confirme, les élèves reviennent d’un voyage changés et remplis de fierté. Et les répercussions sont positives, variées et concrètes. Selon le cas, les voyages donnent le goût à certains de l’entreprenariat et à d’autres celui de réaliser des voyages de coopération », assure-t-elle.
Nancy Bédard croit à ce point à la valeur et à l’effet pédagogique des voyages, qu’elle a investi plus d’une centaine d’heures, réparties sur 18 mois, dans la préparation d’un périple entrainant 83 élèves et une dizaines d’adultes en Suisse, en France et en Italie au début du présent mois de mars 2011. Elle a ainsi dû recruter les jeunes, élaborer l’itinéraire en tenant compte des intérêts et de l’âge de chacun, élaborer le budget, organiser des rencontres d’information avec les parents, préparer les rencontres de supervision, effectuer les rencontres préparatoires avec les jeunes et ainsi de suite.
En parallèle, elle s’est aussi mise à la préparation d’une autre vaste expédition pour 2012, mais cette fois au Japon. Pour l’instant, une trentaine d’élèves sont déjà inscrits et l’enseignante espère en attirer encore davantage et ainsi leur faire vivre un dépaysement culturel total. « Chaque voyage amène les élèves à s’ouvrir sur le monde, à apprivoiser d’autres cultures, d’autres modes de vie et à développer leur capacité d’adaptation », soutient-elle.
L’engagement de l’enseignante ne s’arrête bien entendu pas à la préparation de voyages. En plus de ça et de son rôle d’enseignante, elle est responsable des services communautaires des élèves, membre du conseil d’établissement de l’école, membre du comité Action santé et se fait un plaisir d’accueillir et de superviser, presqu’à chaque année, un stagiaire en enseignement. Depuis plusieurs années, elle a aussi pris en charge la préparation de paniers de Noël. Chacun de ses cinq groupes doit pour l’occasion parrainer une famille. « J’encourage les élèves à participer activement à cette activité en allant acheter eux-mêmes des denrées. Comme responsable des services communautaires, il m’apparaît incontournable de faire découvrir aux élèves le don de soi et la fierté qu’un tel geste peut apporter. »
Reconnue pour son leadership et sa grande disponibilité, Nancy Bédard laisse bien peu de ses élèves indifférents. « Jamais elle ne laisse un de ses étudiants dans l’embarras et elle fait preuve d’une patience exceptionnelle. Puis, elle est une personne très généreuse qui n’hésite jamais à donner de son temps pour participer aux activités réalisées par ses élèves. Et si vous partez en voyage avec elle, vous vous rappellerez de votre séjour toute votre vie », témoigne l’une de ses anciennes étudiantes, Julia Tétrault-Provencher.
Également mère de deux enfants, violoniste dans l’orchestre La Sinfonia de Québec, en plus de siéger à son conseil d’administration, et artiste peintre amateur, l’enseignante s’efforce de réaliser de nombreux projets dont l’un d’eux a été la publication, dans le cadre de la semaine interculturelle de son école, de livres pour enfants mettant en valeur les différences culturelles entre les pays.
« Ses réussites sont nombreuses, son leadership est contagieux et il s’inscrit naturellement dans les valeurs de notre école. Mais par-dessous tout, la simple présence de Nancy amène tous ceux qui l’entourent au dépassement de soi », assure pour sa part Camil Chevalier, enseignant en mathématiques.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Sylvie Bruneau
École secondaire Mgr-A.-M.-Parent
Dans une école, il serait faux de prétendre qu’il n’y a qu’entre les murs d’une classe que les apprentissages se réalisent. Et pour s’en convaincre, il suffit d’observer le travail de Sylvie Bruneau, enseignante en adaptation scolaire à l’école secondaire Mgr-A.-M.-Parent. Pour elle, chaque projet ou activité est propice à l’apprentissage et au dépassement. Qu’il s’agisse d’un voyage éducatif, de l’organisation d’un spectacle, de cours de cuisine, de patinage ou de randonnées en vélo, et ce à n’importe quel moment de la semaine, de jour ou de soir, et même l’été, Sylvie Bruneau s’investit avec comme seule ambition de voir progresser ses élèves.
Photos haute résolution
Textes de présentation Texte court
Dans une école, il serait faux de prétendre qu’il n’y a qu’entre les murs d’une classe que les apprentissages se réalisent. Et pour s’en convaincre, il suffit d’observer le travail de Sylvie Bruneau, enseignante en adaptation scolaire à l’école secondaire Mgr-A.-M.-Parent. Pour elle, chaque projet ou activité est propice à l’apprentissage et au dépassement. Qu’il s’agisse d’un voyage éducatif, de l’organisation d’un spectacle, de cours de cuisine, de patinage ou de randonnées en vélo, et ce à n’importe quel moment de la semaine, de jour ou de soir, et même l’été, Sylvie Bruneau s’investit avec comme seule ambition de voir progresser ses élèves.
Texte long
Dans une école, il serait faux de prétendre qu’il n’y a qu’entre les murs d’une classe que les apprentissages se réalisent. Et pour s’en convaincre, il suffit d’observer le travail de Sylvie Bruneau, enseignante en adaptation scolaire à l’école secondaire Mgr-A.-M.-Parent. Pour elle, chaque projet ou activité est propice à l’apprentissage et au dépassement. Qu’il s’agisse d’un voyage éducatif, de l’organisation d’un spectacle, de cours de cuisine, de patinage ou de randonnées en vélo, et ce à n’importe quel moment de la semaine, de jour ou de soir, et même l’été, Sylvie Bruneau s’investit avec comme seule ambition de voir progresser ses élèves.
Orthopédagogue de formation, Sylvie Bruneau a rapidement bifurqué vers l’enseignement. Dès le départ, il était clair pour elle qu’elle souhaitait œuvrer auprès d’une clientèle en difficulté. Cela fait maintenant 22 ans qu’elle suit cette voie à l’école Mgr-A.-M.-Parent et sa passion envers ses élèves n’a jamais fléchis.
« Je me souviens, déjà toute jeune, alors que j’étais au primaire, ce qui me motivait le plus à l’école était de pouvoir aider d’autres élèves. Je ramenais même des amis à la maison et je demandais à mes parents si on pouvait les inviter à manger ou même leur donner des vêtements », se souvient l’enseignante.
Au fil des ans, cette empathie et cette générosité naturelles n’ont jamais quitté Sylvie Bruneau. À son tour mère de trois grands enfants, elle a tout de même toujours trouvé le moyen d’en donner plus à ses élèves. Ses enfants l’ont même suivi à plus d’une occasion afin de contribuer à des levées de fonds ou à d’autres activités.
Et comme plusieurs de ses élèves partent de très loin, certains ne maîtrisant même pas encore la lecture, la portée éducative des actions de l’enseignante, qu’elles soient purement académiques ou même ludiques, se manifeste à bien des égards. Par exemple, afin d’aider un élève à vaincre sa peur du dentiste, elle l’a accompagné. Afin de leur prouver qu’il était possible d’être actif à peu de frais — plusieurs de ses élèves étant issus de milieux défavorisés —, elle a organisé à plusieurs occasions, les vendredis soirs, une sortie au lac Castor afin de patiner.
« Sylvie n’hésite jamais pour faire des activités avec les élèves en puisant dans son temps personnel. Pendant plusieurs étés, elle a fait des randonnées de vélo avec plusieurs de ses élèves, partant de Longueuil pour se rendre jusqu’au Fort de Chambly. Ce don de soi ne se comptabilise pas, non plus qu’il se paie », précise, admirative, la directrice adjointe en adaptation scolaire, Julie Élyse Dion.
« Ce sont les petites activités de fin de semaine qui font que les jeunes s’accrochent à l’école. Parfois ils pensent que les choses sont inaccessibles. Je m’efforce simplement de les accompagner et de leur faire découvrir qu’ils peuvent y parvenir et se dépasser », indique quant à elle l’enseignante.
Et cette découverte de leur potentiel passe bien souvent par divers projets. Chaque année, les jeunes, avec l’aide de Mme Bruneau, prépare un voyage éducatif de quelques jours. Les élèves choisissent leurs activités, élaborent leur itinéraire et contribuent à la recherche de financement. « Plusieurs d’entre eux n’ont jamais sorti de leur ville natale. Une fois, les élèves ne savaient pas que nous allions avoir un autocar de luxe. En entrant à l’intérieur, ils se sont mis à applaudir. Vous savez, parfois ça ne prend pas grand chose pour les motiver et les satisfaire », raconte Sylvie Bruneau.
Et toujours dans le but de le multiplier les opportunités pour ses élèves de prendre goût à la réussite et au dépassement, l’enseignante s’investit avec ses élèves dans l’organisation d’un vaste spectacle de Noël où les élèves sont invités à créer des numéros. Puis elle a mis en place un bal de finissants spécialement dédié à sa clientèle, événement qui n’existait pas il y a quelques années. Également soucieuse de leur bien-être, elle a fondé un club des petits déjeuners afin de permettre à certains jeunes de pouvoir bien s’alimenter le matin.
« En plus d’être une travailleuse dévouée, voire acharnée, Sylvie Bruneau est une femme de cœur qui offre le meilleur d’elle-même. C’est le cumul des petites attentions, des nombreux projets quotidiens en classe pour motiver ses jeunes et du temps investi après ses heures de travail qui brosse le portrait grandiose d’une carrière admirable », louange Julie Élyse Dion.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Judith Rousseau
École polyvalente Jonquière
Judith Rousseau n’est pas une surveillante d’élèves ordinaire. À l’École polyvalente Jonquière, tout le monde la connaît! Bien plus que de faire appliquer les règlements de l’école, Judith Rousseau est un peu l’infirmière et la psychologue de première ligne pour les petits et les gros « bobos ». Sensible et à l’écoute, Judith réussit à établir une relation de confiance hors du commun avec les jeunes, qui se confient naturellement à elle. Soucieuse d’offrir aux jeunes le réconfort et le soutien dont ils ont besoin, elle s’est engagée à être présente, jour après jour, et à les guider vers les bonnes ressources, faisant ainsi le pont entre les jeunes et les services professionnels de l’école.
Photos haute résolution
Textes de présentation Texte court
Judith Rousseau n’est pas une surveillante d’élèves ordinaire. À l’École polyvalente Jonquière, tout le monde la connaît! Bien plus que de faire appliquer les règlements de l’école, Judith Rousseau est un peu l’infirmière et la psychologue de première ligne pour les petits et les gros « bobos ». Sensible et à l’écoute, Judith réussit à établir une relation de confiance hors du commun avec les jeunes, qui se confient naturellement à elle. Soucieuse d’offrir aux jeunes le réconfort et le soutien dont ils ont besoin, elle s’est engagée à être présente, jour après jour, et à les guider vers les bonnes ressources, faisant ainsi le pont entre les jeunes et les services professionnels de l’école.
Texte long
Judith Rousseau n’est pas une surveillante d’élèves ordinaire. À l’École polyvalente Jonquière, tout le monde la connaît! Bien plus que de faire appliquer les règlements de l’école, Judith Rousseau est un peu l’infirmière et la psychologue de première ligne pour les petits et les gros « bobos ». Sensible et à l’écoute, Judith réussit à établir une relation de confiance hors du commun avec les jeunes, qui se confient naturellement à elle. Soucieuse d’offrir aux jeunes le réconfort et le soutien dont ils ont besoin, elle s’est engagée à être présente, jour après jour, et à les guider vers les bonnes ressources, faisant ainsi le pont entre les jeunes et les services professionnels de l’école.
Après plus de 35 années dans le milieu de l’éducation, Judith Rousseau a laissé sa marque. Ayant débuté sa carrière en tant qu’aide générale de cuisine et caissière en 1972, sa vie a pris un tournant en 1994 lorsque le directeur de l’école lui a proposé de poser sa candidature pour le poste de surveillante d’élèves. Elle avait déjà, à l’époque, une excellente relation avec les jeunes. Après seulement une année en poste, Judith Rousseau était convaincue d’avoir fait le bon choix : elle réalisait sa vocation!
« J’ai commencé dans ce métier au moment où il était encore réservé presque exclusivement aux hommes, explique-t-elle, et je trouvais important de prouver que c’était possible pour les femmes de faire ce métier, qu’elles pouvaient apporter une autre dimension. » Dès le début, Judith Rousseau n’a donc pas eu peur d’exposer ses couleurs et d’entrer en contact avec le personnel et les élèves. Rapidement, elle a su faire sa place et devenir une personne-ressource de premier plan pour les jeunes de l’école. La recette de son succès? « Aborder les gens respectueusement, être ouverte d’esprit et disponible ». Selon Josée Juneau, animatrice de vie spirituelle et d’engagement communautaire à l’École polyvalente Jonquière, « Mme Rousseau est une femme totalement engagée et dévouée. Elle s’implique dans son milieu de façon tout à fait naturelle et transmet des valeurs essentielles ».
En effet, Judith Rousseau a à cœur de participer à la mission de l’école qui est d’instruire, de socialiser et de qualifier. « Par ses qualités professionnelles et personnelles, Judith exerce un très grand leadership dans notre milieu scolaire, ajoute le directeur de l’école, Mario Bernier. Son expertise est constamment sollicitée par les membres de l’équipe de direction et les services professionnels ». Ses collègues de travail reconnaissent la qualité de ses interventions, qui ont permis plus d’une fois d’éviter que la situation de certains élèves ne se complexifie.
Toujours, son souci est d’offrir aux jeunes une écoute attentive et sincère, un réconfort quotidien. « Je ne surveille pas les élèves, je les accompagne, les guide et les soutiens », assure-t-elle. Par ailleurs, Judith n’hésite jamais à s’investir lors d’événements spéciaux dans l’école et dans le milieu. « Cela me permet de tisser des liens avec les élèves et leur entourage ».
Qu’est-ce qui motive tant l’engagement de Judith auprès des jeunes? Consciente d’avoir été choyée par la vie et d’avoir été soutenue par son milieu familial, Judith s’est donné pour mission de redonner aux jeunes ce qu’elle a elle-même reçu. « Il y a beaucoup d’amour dans ma famille, les liens sont tissés serrés!, confie-t-elle. Je veux en faire profiter les jeunes ». Mais attention, selon elle, « mission » est un bien grand mot : « Je ne suis pas une missionnaire! Je veux juste aider les jeunes au quotidien ». Maman dans la vie, Judith agit un peu comme une mère de famille à l’école aussi. « Je suis là pour apporter une oreille attentive et ouvrir les yeux. Les jeunes me confient leurs peines d’amour, j’observe si certains changent de comportement ou si d’autres sont victimes d’intimidation. Comme un parent, j’apporte alors le soutien nécessaire ou guide l’élève vers la bonne ressource ».
Ayant pour modèle sa propre mère, en qui elle reconnaît une grande force de caractère, Judith a choisi de donner aux jeunes le meilleur d’elle-même. Il ne fait pas de doute qu’à l’aube de sa retraite, Judith Rousseau aura été, tout au long de sa carrière, un modèle d’engagement, d’ouverture et de disponibilité pour les jeunes.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Jean-Daniel Larivière
Séminaire Saint-François
Enseignant depuis seulement deux ans, Jean-Daniel Larivière a choisi le secondaire car il avait envie de s’impliquer et de tisser des liens solides avec les jeunes. « Au secondaire, on peut devenir des modèles pour les jeunes, les inspirer et faire une différence dans leur cheminement », lance-t-il avec conviction. Et ces liens solides, l’enseignant d’histoire et de géographie du Séminaire Saint-François les tisse en classe, mais surtout en entrainant une des équipes de basket-ball de l’école, en supervisant des projets comme celui du Tournoi jeunes démocrates et en organisant et en accompagnant les jeunes lors de voyages de fin d’année.
Photos haute résolution
Textes de présentation Texte court
Enseignant depuis seulement deux ans, Jean-Daniel Larivière a choisi le secondaire car il avait envie de s’impliquer et de tisser des liens solides avec les jeunes. « Au secondaire, on peut devenir des modèles pour les jeunes, les inspirer et faire une différence dans leur cheminement », lance-t-il avec conviction. Et ces liens solides, l’enseignant d’histoire et de géographie du Séminaire Saint-François les tisse en classe, mais surtout en entrainant une des équipes de basket-ball de l’école, en supervisant des projets comme celui du Tournoi jeunes démocrates et en organisant et en accompagnant les jeunes lors de voyages de fin d’année.
Texte long
Enseignant depuis seulement deux ans, Jean-Daniel Larivière a choisi le secondaire car il avait envie de s’impliquer et de tisser des liens solides avec les jeunes. « Au secondaire, on peut devenir des modèles pour les jeunes, les inspirer et faire une différence dans leur cheminement », lance-t-il avec conviction. Et ces liens solides, l’enseignant d’histoire et de géographie du Séminaire Saint-François (SSF) les tisse en classe, mais surtout en entrainant une des équipes de basket-ball de l’école, en supervisant des projets comme celui du Tournoi jeunes démocrates et en organisant et en accompagnant les jeunes lors de voyages de fin d’année.
Certes apprécié de ses élèves comme enseignant, c’est surtout à l’extérieur de sa classe que Jean-Daniel Larivière obtient le plus de succès. Du haut de ses six pieds et quatre pouces, arborant une barbe bien fournie, l’homme de 24 ans impressionne par sa prestance, mais aussi par sa façon d’être avec les jeunes. « Je crois que mon âge est un atout. Comme je ne suis pas beaucoup plus vieux qu’eux, je sais ce qui les intéresse, je connais leur goût, leur musique et ça, ça me permet d’avoir une certaine proximité avec eux. Mais y a des limites à ne pas franchir et le respect demeure très important », souligne-t-il en souriant.
« Jean-Daniel est d’un calme remarquable, d’une amabilité hors du commun et il est très dévoué envers ses élèves. Il fait preuve d’une sagesse étonnante dans son approche éducative. Et non seulement il est un excellent enseignant, mais il s’implique avec succès dans de nombreuses activités parascolaires », indique à son sujet, Josée Létourneau, directrice adjointe des services aux élèves.
Ayant lui-même été un athlète au secondaire, il allait de soi qu’il propose ses services, dès son arrivée au Séminaire il y a deux ans, pour devenir l’un des entraineurs d’une des équipes de basket-ball. Aussitôt, la direction lui a confié une équipe composée d’élèves de 1re secondaire. Il consacre donc de nombreuses heures par semaines aux pratiques, aux matchs et même à quelques tournois durant l’année.
Grand voyageur, ayant même eu la chance d’effectuer un stage en Belgique, ce qui lui a permis de sillonner l’Europe, il lui était aussi naturel de prendre en charge l’organisation d’un voyage culturel vers Boston. « J’aime pouvoir contribuer à ouvrir l’esprit de mes élèves. Ces voyages sont l’occasion de faire le lien avec la théorie, mais aussi d’en profiter pour leur faire comprendre ce qui se passe actuellement dans notre monde. »
Il a aussi profité de sa venue au Séminaire pour mettre sur pied une équipe pour participer au Tournoi jeunes démocrates, événement semblable au jeu télévisé Génie en herbe dans sa forme, mais touchant essentiellement l’histoire et la politique et qui est organisé par l’Assemblée nationale du Québec. Jean-Daniel agit à titre d’entraineur de l’équipe et le tournoi se déroulera à la mi-avril. D’ailleurs, l’enseignant désire profiter de cette nouvelle expérience au SSF pour y relancer aussi une équipe de Génies en herbe.
Passionné de photo, l’enseignant a aussi profité de son arrivée au SSF et des nombreuses activités qui s’y déroulent afin de se rapprocher des jeunes. Il n’est donc pas rare de le voir assister aux activités sportives, aux spectacles, aux galas, appareil photo en main afin de croquer sur le vif les vedettes de l’école en pleine action. Même pendant les sorties et voyages d’école, son appareil ne le quitte jamais. Plusieurs de ses clichés ont servi pour le journal étudiant, pour l’agenda scolaire, pour le bottin des élèves ou pour le site Internet.
Il a même proposé à la direction de l’école de mettre sur pied une sorte d’exposition permanente de ses photos afin que les élèves puissent se voir et ainsi stimuler le sentiment d’appartenance à l’école. S’empressant d’accepter, la direction lui a même confié un budget afin d’imprimer les photographies et de les encadrer. Au total, ce sont 27 prises de vue qui ont été exposées et qui démontrent ainsi la diversité du SSF telle que vue à travers l’œil de Jean-Daniel Larivière.
« Pour moi, enseigner, c’est pas juste d’être en classe et de corriger. C’est pour ça que je m’implique. Pour être près des jeunes, les voir avancer et amener de la nouveauté. Et tant que je vais pouvoir faire ça, je crois bien que je vais être longtemps dans l’enseignement », avoue-t-il.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Caroline Perreault
École de l'Achigan
S’il y a bien une chose qui est routinière pour Caroline Perreault, c’est justement de ne pas avoir de routine. Depuis qu’on lui a confié la prise en charge d’un projet pilote visant à raccrocher à l’école une quinzaine d’élèves en difficulté, c’est comme si on l’avait placée devant une page blanche et qu’on lui avait demandé de trouver comment la remplir. Un défi à la hauteur de cette enseignante créative de l’école secondaire de l’Achigan, dans Lanaudière, qui cherche toujours, par des projets, des activités et des initiatives surprenantes, à devenir une source d’inspiration pour des jeunes qui ont manifestement besoin de modèles.
Photos haute résolution
Textes de présentation Texte court
S’il y a bien une chose qui est routinière pour Caroline Perreault, c’est justement de ne pas avoir de routine. Depuis qu’on lui a confié la prise en charge d’un projet pilote visant à raccrocher à l’école une quinzaine d’élèves en difficulté, c’est comme si on l’avait placée devant une page blanche et qu’on lui avait demandé de trouver comment la remplir. Un défi à la hauteur de cette enseignante créative de l’école secondaire de l’Achigan, dans Lanaudière, qui cherche toujours, par des projets, des activités et des initiatives surprenantes, à devenir une source d’inspiration pour des jeunes qui ont manifestement besoin de modèles.
Texte long
S’il y a bien une chose qui est routinière pour Caroline Perreault, c’est justement de ne pas avoir de routine. Depuis qu’on lui a confié la prise en charge d’un projet pilote visant à raccrocher à l’école une quinzaine d’élèves en difficulté, c’est comme si on l’avait placée devant une page blanche et qu’on lui avait demandé de trouver comment la remplir. Un défi à la hauteur de cette enseignante créative de l’école secondaire de l’Achigan, dans Lanaudière, qui cherche toujours, par des projets, des activités et des initiatives surprenantes, à devenir une source d’inspiration pour des jeunes qui ont manifestement besoin de modèles.
« J’ai toujours eu en moi le goût de semer le bonheur et d’aider les autres. Mon conjoint me dit souvent que j’ai des collants et une cape de super héroïne que je sors à l’occasion histoire de sauver le monde. Ça me fait sourire, mais il n’a pas tort », lance Caroline Perreault.
Mis sur pied dans plusieurs écoles de la région afin de trouver des solutions pour contrer le décrochage scolaire, le projet PARER (Projet d’accompagnement rapproché pour les élèves à risque) permet de dégager entièrement l’enseignante de sa tâche pour de l’accompagnement individuel avec ses 16 élèves, mais aussi avec leur famille. Habituée de travailler depuis le début de sa carrière avec des clientèles en difficulté, ce projet devenait pour Caroline une façon d’aller encore plus loin avec les adolescents.
« Je crois que l’adolescence est une période charnière où les jeunes font des choix qui influenceront leur vie. Avec mes jeunes, je suis leur Jiminy Cricket et eux sont mes Pinocchio. Lorsqu’ils ont envie de faire des folies, je suis la petite voix qui les ramène à la réalité », image-t-elle à nouveau.
Et c’est en intervenant sur plusieurs fronts que Caroline Perreault a réussi à tisser des liens de confiance très serrés avec ses élèves. Pour cela, l’engagement de l’enseignante dépasse largement les exigences du projet PARER. Entre autres, comme elle doit maintenir des liens réguliers avec les familles, elle a décidé de mettre sur pied des activités parents-enfants qui permettent d’impliquer tout le monde dans la réussite des jeunes. Par exemple, elle organise des ateliers de cuisine où les jeunes préparent des plats pour leurs parents et s’en suivent des soirées thématiques. La prochaine sera consacrée à des cours de danse que les élèves et leurs parents suivront ensemble.
Comme une saine alimentation fait aussi partie des préalables pour faciliter la réussite et que bien de ses jeunes sont issus d’un milieu défavorisé, Caroline a pris l’initiative d’impliquer la communauté. Elle a ainsi créé un partenariat avec une épicerie locale afin d’obtenir de la nourriture et pouvoir offrir à déjeuner et à dîner à ses élèves. « Cette personne a tellement été formidable et généreuse que mes élèves les plus démunis peuvent même partir le week-end avec une boîte à lunch. Voilà un geste concret que la communauté peut poser pour aider nos jeunes », assure-t-elle.
Justement convaincue que la société peut faire davantage, l’enseignante s’est aussi donnée comme défi de trouver des milieux de stage pour ses élèves. Armée de sa détermination, elle a frappé à plusieurs portes et convaincue des entreprises de tenter le coup. « Je veux rendre l’école significative aux yeux des jeunes et je veux leur faire découvrir des passions. Je veux les motiver pour qu’ils persévèrent et qu’ils obtiennent leur diplôme. »
Et les répercussions sont immédiates car l’an dernier, un des jeunes en stage dans une entreprise spécialisée en mécanique de précision y a même obtenu un emploi d’été, et ce, à condition qu’il poursuive ses études. « Caroline Perreault m’a charmé dès notre première rencontre. Elle défend une cause de taille et d’un enjeu sans pareil : nos enfants. J’ai d’ailleurs constaté à maintes reprises l’importance qu’elle prend dans leur vie. Elle est une éducatrice, une conseillère, un mentor et un modèle de femme », témoigne Pierre Ayotte, vice-président et directeur général de Mecachrome Canada.
Quant au directeur adjoint de l’école, Étienne Couture, lui aussi ne tarit pas d’éloges à l’égard du travaille de l’enseignante. « Caroline est une de ces perles rares qui facilitent le travail des directions d’école. Ses résultats sont si probants que la presque totalité des élèves suivis reviendront l’an prochain pour poursuivre leurs études. »
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Jean Gaudreault
École Jean-Gauthier
Convaincu de la nécessité de donner aux jeunes l’occasion de découvrir leurs intérêts et d’exprimer leurs passions, Jean Gaudreault, enseignant en sciences à l’école secondaire Jean-Gauthier, a choisi de donner l’exemple. Passionné d’environnement et de musique, il se dit que d’autres élèves partagent certainement les mêmes intérêts! Et il a raison. La preuve : plus de 100 élèves de secondaire 1 à 3 se sont déjà inscrits au cours optionnel « Ressources fauniques » qu’il a créé tout juste l’année dernière. Que ce soit dans le cadre du comité environnement ou de la chorale de Noël, Jean Gaudreault a un seul objectif : permettre aux jeunes d’exploiter leurs talents et de s’épanouir.
Photos haute résolution
Textes de présentation Texte court
Convaincu de la nécessité de donner aux jeunes l’occasion de découvrir leurs intérêts et d’exprimer leurs passions, Jean Gaudreault, enseignant en sciences à l’école secondaire Jean-Gauthier, a choisi de donner l’exemple. Passionné d’environnement et de musique, il se dit que d’autres élèves partagent certainement les mêmes intérêts! Et il a raison. La preuve : plus de 100 élèves de secondaire 1 à 3 se sont déjà inscrits au cours optionnel « Ressources fauniques » qu’il a créé tout juste l’année dernière. Que ce soit dans le cadre du comité environnement ou de la chorale de Noël, Jean Gaudreault a un seul objectif : permettre aux jeunes d’exploiter leurs talents et de s’épanouir.
Texte long
Convaincu de la nécessité de donner aux jeunes l’occasion de découvrir leurs intérêts et d’exprimer leurs passions, Jean Gaudreault, enseignant en sciences à l’école secondaire Jean-Gauthier, a choisi de donner l’exemple. Passionné d’environnement et de musique, il se dit que d’autres élèves partagent certainement les mêmes intérêts! Et il a raison. La preuve : plus de 100 élèves de secondaire 1 à 3 se sont déjà inscrits au cours optionnel « Ressources fauniques » qu’il a créé tout juste l’année dernière. Que ce soit dans le cadre du comité environnement ou de la chorale de Noël, Jean Gaudreault a un seul objectif : permettre aux jeunes d’exploiter leurs talents.
Jean Gaudreault enseigne les sciences au secondaire depuis 15 ans. Mais pour lui, enseigner va bien au-delà de la salle de classe! Homme aux multiples intérêts, il tient à partager ses passions avec les jeunes. « En fait, je veux les amener à prendre conscience de leurs forces. Et qu’ils aient ainsi plus de plaisir à venir à l’école », partage-t-il.
De la fabrication de vermicomposteurs à la réalisation d’un spectacle de Noël dans les foyers de personnes âgées, en passant par l’organisation de Secondaire en spectacle et la planification d’un voyage humanitaire en République dominicaine, Jean Gaudreault est un modèle d’engagement pour tous les élèves de l’école. « Je fais ce que j’aime », lance-t-il simplement. Oui. Et les élèves de l’école Jean-Gauthier aussi! « Je me rends compte qu’il y en a plusieurs qui se découvrent de nouveaux intérêts. Par exemple, quelques élèves qui n’avaient jamais chanté ont joint la chorale de Noël cette année! »
« Quand je vois les yeux d’un élève briller parce qu’il aime ce qu’il fait, ça me rend heureux », confie Jean Gaudreault. Et il n’y a pas de doute là-dessus, Jean Gaudreault en fait briller des yeux! Pensons seulement à la centaine de passionnés inscrits à son cours intitulé « Ressources fauniques ». Ce cours optionnel, Jean Gaudreault l’a conçu pour répondre concrètement aux besoins des jeunes. « On vit dans une région où la faune et la flore sont très présentes, explique-t-il. Je voulais tirer profit de cette richesse pour amener les jeunes à exploiter leur potentiel grâce à des activités qui touchent directement leurs champs d’intérêts ».
En faisant le lien avec les sciences, le cours a notamment pour but de sensibiliser les élèves à la protection de la faune et de l’environnement afin d’assurer la pérennité de la ressource. Chaque semaine, des sorties avec les jeunes sont donc organisées : pêche, survie et orientation en forêt, initiation à la chasse et collecte d’insectes, pour ne nommer que celles-là. Le cours suscite un tel engouement que plusieurs professionnels du milieu viennent transmettre leur expertise, comme des spécialistes de la pêche et de la chasse, ainsi que des agents de conservation de la faune. L’un des objectifs poursuivis est aussi de faire connaître les professions du domaine de la faune et les programmes de formation qui s’y rattachent.
Découlant de ce cours, Jean Gaudreault a aussi organisé, avec un membre du personnel de l’école, un atelier de montage de mouches pour la pêche. « Une activité très populaire » selon Élise Audet Lalancette, technicienne en loisirs. Sur l’heure du dîner, les jeunes apprennent à confectionner des mouches par eux-mêmes. « Et l’activité plaît tout autant aux garçons qu’aux filles! » commente fièrement Jean Gaudreault. De plus, un partenariat a été conclu avec un magasin de chasse et pêche du coin qui accepte de vendre les mouches créées par les élèves.
« Tout ça apporte beaucoup de fierté aux jeunes », conclut Jean Gaudreault en ajoutant que ce genre d’engagement lui permet de créer des liens très forts avec les élèves. « C’est très important pour moi de passer du temps avec les jeunes en dehors de la salle de classe. Mon expérience me confirme d’ailleurs que les liens ainsi créés me permettent ensuite d’apporter un meilleur support dans les cours pour favoriser la réussite des élèves. »
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Dany Provencher
École polyvalente de Dégelis
Quand Dany Provencher a accepté, il y a une dizaine d’années, le poste d’enseignant de musique à l’École secondaire de Dégelis, au Témiscouata, il a dû composer avec des flûtes à bec, des guitares brisées et un programme minimaliste offert seulement aux élèves de 1re et 2e secondaires. Rapidement, il a demandé qu’on lui fasse confiance et a mis sa passion pour la musique au travail. Résultats : l’école offre aujourd’hui son programme à tous les niveaux, propose une panoplie d’instruments de qualité, fait la tournée des écoles primaires avec ses harmonies et mise sur le stage band Élite, qui enregistre des albums et se produit sur de nombreuses scènes au Québec et ailleurs.
Photos haute résolutionTextes de présentation Texte court
Quand Dany Provencher a accepté, il y a une dizaine d’années, le poste d’enseignant de musique à l’École secondaire de Dégelis, au Témiscouata, il a dû composer avec des flûtes à bec, des guitares brisées et un programme minimaliste offert seulement aux élèves de 1re et 2e secondaires. Rapidement, il a demandé qu’on lui fasse confiance et a mis sa passion pour la musique au travail. Résultats : l’école offre aujourd’hui son programme à tous les niveaux, propose une panoplie d’instruments de qualité, fait la tournée des écoles primaires avec ses harmonies et mise sur le stage band Élite, qui enregistre des albums et se produit sur de nombreuses scènes au Québec et ailleurs.
Texte long
Quand Dany Provencher a accepté, il y a une dizaine d’années, le poste d’enseignant de musique à l’École secondaire de Dégelis, au Témiscouata, il a dû composer avec des flûtes à bec, des guitares brisées et un programme minimaliste offert seulement aux élèves de 1re et 2e secondaires. Rapidement, il a demandé qu’on lui fasse confiance et a mis sa passion pour la musique au travail. Résultats : l’école offre aujourd’hui son programme à tous les niveaux, propose une panoplie d’instruments de qualité, fait la tournée des écoles primaires avec ses harmonies et mise sur le stage band Élite, qui enregistre des albums et se produit sur de nombreuses scènes au Québec et ailleurs.
Dans l’esprit de la direction de l’école de Dégelis, et même dans celui des élèves, il ne fait aucun doute que cette remarquable progression du programme de musique a comme élément propulseur Dany Provencher. « C’est un enseignant exceptionnel qui ne compte pas ses heures, ne freine pas son énergie, et qui est totalement dévoué à ses élèves. Depuis son arrivée, la musique a fait un bond immense et est même devenue une grande force de l’école », témoigne Linda St-Pierre, ancienne directrice de l’école.
Ces éloges fort mérités, Dany Provencher les accueille avec sourire et un brin d’humilité. En fait, malgré l’ampleur du virage effectué, il avoue avoir simplement écouté son amour pour la musique et sa passion pour les jeunes. Il rappelle d’ailleurs qu’à son arrivée à cette école, 50 % de sa tâche était occupée par les arts plastiques. À sa 3e année, il avait déjà renversé la vapeur et consacrait toute sa tâche, et encore plus, à la musique.
« C’est peut-être drôle à dire, mais je n’ai jamais aimé l’école secondaire quand j’étais étudiant. J’ai donc voulu créer des projets pour intéresser les jeunes. En utilisant la musique comme outil de développement, je veux leur donner une raison d’aimer l’école et même de développer un fort sentiment d’appartenance pour elle », dit-il.
Lui-même musicien professionnel, maîtrisant le saxophone et le clavier, Dany Provencher sait pertinemment que le fait de se retrouver sur scène pour y livrer des spectacles peut apporter beaucoup de fierté et de confiance en soi. C’est donc avec l’intention de faire vivre la scène aux jeunes de l’école qu’il a mis sur pied, il y a déjà plusieurs années, le stage band Élite. Regroupant des élèves de la 2e à la 5e secondaire, ce band est devenu la fierté de l’école et même de la communauté de Dégelis. L’objectif de Dany était simple : faire découvrir à ses jeunes toute la richesse que peut apporter une implication dans un projet et le fait de dépasser ses limites.
« Le stage band est vraiment impressionnant. Les élèves s’entraident, les plus vieux donnent des conseils et tout le monde participe au choix du répertoire. Nous avons aussi une excellente réputation, car des festivals nous appellent pour nous avoir. Nous sommes la seule école secondaire à avoir fait le festival Jazz et Blues d’Edmundston et nous avons aussi fait la première partie de Marie-Denise Pelletier. Ce n’est pas rien pour des jeunes de cet âge », précise Dany tout en soulignant que le stage band a déjà à son actif six albums enregistrés dans un studio professionnel.
Il n’y a pas qu’avec le stage band que l’enseignant investit son énergie contagieuse. Avec le comité culturel de l’école, il a accompagné les jeunes à plusieurs occasions dans l’organisation d’activités comme la chorale de Noël, des quiz musicaux et même des parties d’improvisation. C’est également lui qui a été le maître d’œuvre du projet de tournées musicales dans les écoles primaires de la région et de la mise en place des concerts de fin d’année pour les parents.
En fait, Dany Provencher sait fort bien que pour motiver les jeunes, il faut y mettre le temps et s’investir bien au-delà de ce qui est demandé comme tâche aux enseignants. Quand il a fait ses études en éducation musicale, sur le tard, il savait déjà qu’il voulait travailler avec les jeunes et qu’il en retirerait une grande satisfaction.
« L’élément dont je suis le plus fier est que maintenant, chaque jour de la semaine, on entend continuellement des élèves jouer de la musique. Et depuis deux ans, notre école offre une concentration en musique. Assez extraordinaire pour une école de moins de 300 élèves! », souligne l’enseignant.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Andrée Sarah Lefrançois
École secondaire Mgr-A.-M.-Parent
Être passionné par les jeunes, cela signifie aussi saisir toutes sortes d’opportunités pour se rapprocher d’eux, même s’il faut pour cela sortir de sa zone de confort. Parlez-en à Andrée Sarah Lefrançois, jeune enseignante d’arts de 28 ans à l’école secondaire Mgr-A.-M.-Parent, qui a accepté de devenir « la coach » non pas d’une, ni de deux, mais bien des trois équipes masculines de basketball de l’école. En faisant cela, l’enseignante, qui ignorait même avant cette année à combien de joueurs se pratiquait ce sport, a tout simplement sauvé les équipes de l’école tout en donnant à leurs membres le goût de poursuivre leurs études.
Photos haute résolution
Textes de présentation Texte court
Être passionné par les jeunes, cela signifie aussi saisir toutes sortes d’opportunités pour se rapprocher d’eux, même s’il faut pour cela sortir de sa zone de confort. Parlez-en à Andrée Sarah Lefrançois, jeune enseignante d’arts de 28 ans à l’école secondaire Mgr-A.-M.-Parent, qui a accepté de devenir « la coach » non pas d’une, ni de deux, mais bien des trois équipes masculines de basketball de l’école. En faisant cela, l’enseignante, qui ignorait même avant cette année à combien de joueurs se pratiquait ce sport, a tout simplement sauvé les équipes de l’école tout en donnant à leurs membres le goût de poursuivre leurs études.
Texte long
Être passionné par les jeunes, cela signifie aussi saisir toutes sortes d’opportunités pour se rapprocher d’eux, même s’il faut pour cela sortir de sa zone de confort. Parlez-en à Andrée Sarah Lefrançois, jeune enseignante d’arts de 28 ans à l’école secondaire Mgr-A.-M.-Parent, qui a accepté de devenir « la coach » non pas d’une, ni de deux, mais bien des trois équipes masculines de basketball de l’école. En faisant cela, l’enseignante, qui ignorait même avant cette année à combien de joueurs se pratiquait ce sport, a tout simplement sauvé les équipes de l’école tout en donnant à leurs membres le goût de poursuivre leurs études.
« L’an passé, quand j’ai entendu un responsable raconter que s’il ne trouvait pas d’entraîneur pour l’année qui suivait, il serait obligé de fermer le basketball à l’école, j’ai tout de suite pensé aux jeunes que j’avais en classe de cheminement particulier et j’ai levé la main. Je savais que sans la présence des équipes, certains jeunes décrocheraient. Puis, comme le sport me passionne, je me suis dit que ce serait l’occasion d’apprendre ce qu’est le basketball! », raconte en souriant Andrée Sarah.
Car si elle est une adepte de plusieurs sports, dont la boxe, Andrée Sarah ne connaissait que très peu le basketball, ignorant ses règlements, les dimensions du terrain et comment effectuer des changements sur le terrain, entre autres. « Je dois avouer que les premières pratiques ont été très axées sur le cardio et que les gars n’ont pas beaucoup touché aux ballons », se souvient-elle, avouant du même coup s’être mise assez rapidement à l’étude de ce sport, allant jusqu’à louer quelques films où le basketball était au cœur de l’histoire.
Avec trois équipes à sa charge, Andrée Sarah s’est ainsi retrouvée à superviser 45 jeunes garçons. Séances d’entraînement, rencontres, tournois, déplacements, l’enseignante a dû rapidement s’adapter, mettre ses qualités de gestion à l’épreuve et celles de leader à l’avant-scène. Elle a même recruté quelques joueurs plus vieux pour qu’ils lui donnent un coup de main avec l’équipe benjamine. « Je crois que les gars ont reconnu rapidement le travail que je faisais pour eux, car jamais ils ne m’ont manqué de respect parce que je ne connaissais pas le sport. Je dirais même que cela m’a permis de me rapprocher d’eux, ce qui me donne même un avantage pour la gestion en classe. »
Ce renouveau à la tête des équipes de basketball a même créé une toute nouvelle atmosphère au sein de cette école multiethnique. Il faut dire que l’énergie contagieuse et débordante d’Andrée Sarah y est pour beaucoup, et aussi les succès des équipes, l’une d’entre elles ayant même obtenu le titre de championne régionale. « Les Piranhas ont renforcé le sentiment d’appartenance des jeunes à l’école. Beaucoup de jeunes et même des membres du personnel arborent les couleurs de l’équipe. Ça a été tout un succès cette année. »
Cette ambition à vouloir faire de l’école un milieu de vie positif pour tous ne s’arrête pas au basketball. À son arrivée à cette école il y a quatre ans, l’enseignante avait proposé un projet de murale pour la cafétéria afin de la rendre plus agréable et à l’image des jeunes. Ce qui a été réalisé. Cette année, elle a récidivé en proposant de faire la même chose, mais pour le gymnase de l’école. Elle participe aussi à l’organisation de voyages ou de sorties de plein air afin de permettre à ses élèves de relever des défis et de développer de saines habitudes de vie. Avec son équipe juvénile, elle s’est rendue à New York pour prendre part à un tournoi. Une expérience exceptionnelle pour les jeunes.
Elle met aussi la même énergie à faire de son milieu de travail un environnement stimulant pour les enseignants, soit en rendant la salle des professeurs plus joyeuse ou en organisant des activités. Ainsi, comme elle est convaincue qu’un enseignant heureux au travail sera meilleur pour les jeunes, elle génère des retombées positives pour les élèves.
« Lorsque Andrée Sarah parle de ses équipes, qu’elle appelle ses Nations Unies, des étoiles apparaissent dans ses yeux. Grâce à son implication, ces gars avec qui il était difficile d’entrer en relation sont devenus respectueux, disciplinés et surtout motivés à venir à l’école. […] Ce qui m’impressionne et me touche profondément, c’est l’amour qu’elle porte aux jeunes et son implication dans les activités parascolaires », dit Marie-Lise Guilbert, la directrice adjointe de l’école, qui ne tarit pas d’éloges.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Chantale Potvin
Cité étudiante Roberval
Chantale Potvin enseigne le français à la Cité étudiante de Roberval depuis dix-huit ans. Férue d’écriture et de lecture, elle s’engage jour après jour à transmettre cette passion à ses élèves de 5e secondaire. Comment? En mettant du « piquant » dans la salle de classe. À plusieurs reprises au cours de l’année scolaire, madame Potvin invite une personne de la région à livrer un témoignage d’engagement aux élèves. « Chaque fois, les jeunes sont touchés, prennent conscience d’une réalité qu’ils connaissent peu ou pas du tout et ont envie de communiquer par écrit ce qu’ils ressentent », raconte-elle. Aussi, en permettant aux élèves de participer à de véritables projets d’écriture d’articles et de romans, Chantale Potvin leur offre une tribune pour s’exprimer.
Photos haute résolution
Textes de présentation Texte court
Chantale Potvin enseigne le français à la Cité étudiante de Roberval depuis dix-huit ans. Férue d’écriture et de lecture, elle s’engage jour après jour à transmettre cette passion à ses élèves de 5e secondaire. Comment? En mettant du « piquant » dans la salle de classe. À plusieurs reprises au cours de l’année scolaire, madame Potvin invite une personne de la région à livrer un témoignage d’engagement aux élèves. « Chaque fois, les jeunes sont touchés, prennent conscience d’une réalité qu’ils connaissent peu ou pas du tout et ont envie de communiquer par écrit ce qu’ils ressentent », raconte-elle. Aussi, en permettant aux élèves de participer à de véritables projets d’écriture d’articles et de romans, Chantale Potvin leur offre une tribune pour s’exprimer.
Texte long
Chantale Potvin enseigne le français à la Cité étudiante de Roberval depuis dix-huit ans. Férue d’écriture et de lecture, elle s’engage jour après jour à transmettre cette passion à ses élèves de 5e secondaire. Comment? En mettant du « piquant » dans la salle de classe. À plusieurs reprises au cours de l’année scolaire, Chantale invite une personne de la région à livrer un témoignage d’engagement aux élèves. « Chaque fois, les jeunes sont touchés, prennent conscience d’une réalité qu’ils connaissent peu ou pas du tout et ont envie de communiquer par écrit ce qu’ils ressentent », raconte-elle. Aussi, en permettant aux élèves de participer à de véritables projets d’écriture d’articles et de romans, Chantale leur offre une tribune pour s’exprimer.
Quand on observe les actions de Chantale Potvin, on remarque rapidement que son objectif auprès des jeunes est double. Si elle tient d’abord à leur montrer « que la langue, c’est pas plate! », elle utilise le français pour permettre aux jeunes de prendre conscience de certaines réalités et les encourager à s’engager dans leur milieu.
Dans la salle de classe comme en dehors, Chantale réussit donc à tisser un lien serré entre le français et l’engagement. « En classe, je tiens à ce que les jeunes travaillent sur des textes de qualité et surtout, à ce qu’ils utilisent ce qui les entoure pour arriver à s’exécuter », explique-t-elle. D’où l’idée de favoriser les rencontres avec des gens du milieu. Entre autres, les élèves de Chantale ont eu la chance cette année de rencontrer Mélanie St-Germain, une jeune femme ayant perdu trois enfants et qui a d’ailleurs écrit un livre sur son histoire. « Les élèves ont été très touchés par le témoignage de Mme St-Germain et ont ensuite rédigé un texte sur le thème du courage pour exprimer ce qu’ils avaient retenu de cette rencontre », poursuit Chantale.
Une jeune religieuse de 32 ans est aussi venue expliquer son choix de vie aux élèves, leur démontrant l’importance de croire en leurs rêves, peu importe les jugements. Au total, une dizaine de rencontres par année permettent aux élèves de prendre contact avec d’autres réalités et de s’exprimer sur ce qui les interpelle. Chaque témoignage est unique et a pour effet de favoriser les liens entre les jeunes et le milieu, ce qui est important pour Chantale. « Les jeunes adorent ça », confie-t-elle.
Cette année, l’enseignante a remporté pour une troisième fois le prix « Réalisation pédagogique en français, langue d’enseignement » remis par le Conseil pédagogique interdisciplinaire du Québec pour son projet « Le pensionnaire ». En 2010, Chantale Potvin a fait paraître un premier roman, Le pensionnaire, mettant au jour le terrible sort réservé jadis aux jeunes autochtones dans des pensionnats gérés par le gouvernement fédéral. Elle a tiré profit de son processus d’écriture pour en faire un projet constructif avec les élèves. « Ils ont vécu et participé activement à toutes les étapes de la rédaction du roman, explique Chantale : collecte des informations au moyen d’entrevues, écriture, lecture, commentaires et révision ».
L’expérience a été tellement enrichissante pour les élèves et pour Chantale qu’elle a décidé de reprendre le concept à l’occasion de l’écriture de son deuxième roman au titre choc : Ta gueule, maman. Le sujet? L’enfer de la drogue à travers les yeux d’un parent, elle qui comme mère n’a pas été épargnée, mais pour qui la situation s’est stabilisée, heureusement. En plus de permettre à ses élèves de contribuer à la production d’un roman, Chantale a voulu les sensibiliser aux ravages que peut causer la drogue en brisant les tabous. Impliqués de près dans l’écriture du livre, les jeunes ont partagé leurs expériences et appris des quelque 20 témoignages recueillis.
Il n’y a pas de doute, depuis dix-huit ans, Chantale Potvin transmet aux élèves de la Cité étudiante de Roberval sa passion pour l’écriture et la lecture. « Je veux être contagieuse, je veux leur donner ma maladie! », s’exclame-t-elle. Celle qui a frôlé la mort au début des années 2000 a un amour immense envers la vie, un amour qu’elle partage au quotidien avec les jeunes, qui le lui rendent bien.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Vincent Joncas
Dès le début de sa carrière, dans les années 1980, Vincent Joncas n’avait qu’une seule idée en tête : offrir aux jeunes de sa région natale, la Basse-Côte-Nord, tous les services qu’il aurait aimé lui-même avoir lorsqu’il était adolescent. S’est alors amorcé un long combat au cours duquel l’actuel directeur de l’école Marie-Sarah, située à La Romaine, allait ardemment s’impliquer afin de donner aux jeunes d’une région qui s’étend sur 450 kilomètres de meilleurs services éducatifs, des installations pour les activités sportives, des programmes de développement des activités parascolaires et encore bien d’autres choses.
Textes de présentation Texte court
Dès le début de sa carrière, dans les années 1980, Vincent Joncas n’avait qu’une seule idée en tête : offrir aux jeunes de sa région natale, la Basse-Côte-Nord, tous les services qu’il aurait aimé lui-même avoir lorsqu’il était adolescent. S’est alors amorcé un long combat au cours duquel l’actuel directeur de l’école Marie-Sarah, située à La Romaine, allait ardemment s’impliquer afin de donner aux jeunes d’une région qui s’étend sur 450 kilomètres de meilleurs services éducatifs, des installations pour les activités sportives, des programmes de développement des activités parascolaires et encore bien d’autres choses.
Texte long
Dès le début de sa carrière, dans les années 1980, Vincent Joncas n’avait qu’une seule idée en tête : offrir aux jeunes de sa région natale, la Basse-Côte-Nord, tous les services qu’il aurait aimé lui-même avoir lorsqu’il était adolescent. S’est alors amorcé un long combat au cours duquel l’actuel directeur de l’école Marie-Sarah, située à La Romaine, allait ardemment s’impliquer afin de donner aux jeunes d’une région qui s’étend sur 450 kilomètres de meilleurs services éducatifs, des installations pour les activités sportives, des programmes de développement des activités parascolaires et encore bien d’autres choses.
« Dans une grande région comme la nôtre, où les villages ne sont pas reliés entre eux par une route terrestre, il faut absolument une grande concertation si on veut faire avancer des dossiers. Moi, j’ai voulu travailler en éducation pour aider les jeunes. J’ai décidé de porter des dossiers, de "contaminer" d’autres personnes autour de moi avec mes ambitions et d’aller de l’avant. Mais sans la présence de personnes engagées, rien de cela ne serait arrivé », indique bien humblement Vincent Joncas.
Depuis les dernières années, les impacts sur la région et sur les jeunes sont majeurs. Entre autres, le directeur se montre particulièrement fier du travail accompli afin de structurer le sport étudiant dans la région. « Déplacer nos équipes sportives et les amener tout simplement à participer à une finale régionale nécessite des milliers de dollars, car il faut utiliser l’avion. Les campagnes de financement n’en finissaient plus de se succéder dans les communautés. Mais depuis 2008, grâce à l’appui d’une personne influente et à de nombreuses représentations de notre part, nous avons pu obtenir une entente majeure avec différents partenaires », raconte-t-il.
Grâce à cela, 868 jeunes ont pu participer à des activités sportives diverses, dont le volley-ball, l’athlétisme, le cross-country, le badminton et bien d’autres. Sans cette entente, faute des budgets nécessaires, moins de 10 % de ces jeunes auraient pu faire la même chose. « Et cela a un impact majeur sur la motivation des jeunes et le décrochage scolaire. D’ailleurs, pour le secteur scolaire francophone, on a pratiquement éliminé le décrochage », ajoute-t-il.
C’est aussi en facilitant l’accès aux études dans la région que Vincent Joncas est parvenu à ce résultat impressionnant. Avant 1995, les jeunes devaient quitter la Basse-Côte-Nord pour compléter leur secondaire. Maintenant, grâce à un projet de résidence étudiante implantée à Lourdes-de-Blanc-Sablon, les jeunes peuvent limiter leur éloignement et revenir plus souvent dans leur famille.
Vincent Joncas a aussi été la bougie d’allumage de nombreux autres projets comme l’implantation en Basse-Côte-Nord du Centre régional de services aux bibliothèques publiques, la création d’un service de garde à l’école Mgr-Scheffer, la mise en place du Club des petits-déjeuners, le lancement d’une radio communautaire ainsi que la participation des jeunes à l’événement Expo-sciences et au projet d’échange linguistique.
« Vincent n’hésite jamais à s’impliquer. Il est continuellement à la recherche de nouveaux moyens qui permettront aux étudiants, jeunes et adultes, d’être mieux informés, mieux encadrés et plus motivés », témoigne Ghislaine Nadeau-Monger.
Vincent Joncas a même accepté le rôle de directeur de la formation professionnelle et de la formation générale aux adultes pour toute la Basse-Côte-Nord. Une fois de plus, le défi était de taille, mais il l’a relevé avec brio. « Depuis 2004, 100 personnes ont obtenu leur diplôme sans avoir à s’exiler. J’ai voulu redonner quelque chose à ma région en améliorant l’accès à de nombreux services pour les jeunes et les adultes, et je peux dire que je suis fier du boulot accompli avec tous mes collègues et partenaires », conclut-il.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Gaétan Fortin
École secondaire Saint-Edmond
Pour Gaétan Fortin, enseignant en musique à l’École secondaire Saint-Edmond, la musique est bien plus qu’une matière. C’est un langage universel qui devient un outil de pédagogie exceptionnel lorsqu’il est utilisé comme instrument de motivation et d’ouverture sur les autres. En y ajoutant la passion de cet enseignant largement engagé, cela devient même une arme de mobilisation massive! Et toute les façons sont bonnes pour intéresser les jeunes à la musique : cours de sonorisation, mise en place d’une chorale, cours de drumline, sorties musicales. Gaétan Fortin est toujours prêt à offrir de son temps pour les élèves.
Textes de présentation Texte court
Pour Gaétan Fortin, enseignant en musique à l’École secondaire Saint-Edmond, la musique est bien plus qu’une matière. C’est un langage universel qui devient un outil de pédagogie exceptionnel lorsqu’il est utilisé comme instrument de motivation et d’ouverture sur les autres. En y ajoutant la passion de cet enseignant largement engagé, cela devient même une arme de mobilisation massive! Et toute les façons sont bonnes pour intéresser les jeunes à la musique : cours de sonorisation, mise en place d’une chorale, cours de drumline, sorties musicales. Gaétan Fortin est toujours prêt à offrir de son temps pour les élèves.
Texte long
« Si je demande à mes élèves de s’impliquer dans des projets et que je ne le fais pas moi-même, ils ne me feront pas confiance. Alors je m’implique. » Ces paroles pleines de bon sens, Gaétan Fortin les lance avec fougue et une grande conviction. Pour cet enseignant en musique à l’École secondaire Saint-Edmond, la musique est bien plus qu’une matière. C’est un langage universel qui devient un outil de pédagogie exceptionnel lorsqu’il est utilisé comme instrument de motivation et d’ouverture sur les autres. En y ajoutant la passion de cet enseignant largement engagé, cela devient même une arme de mobilisation massive!
En effet, c’est certainement grâce à l’apport de personnes comme Gaétan Fortin qu’à Saint-Edmond, la musique occupe une si grande place. Cette école, qui compte seulement 500 élèves, parvient à faire fonctionner trois harmonies en activités parascolaires, regroupant ainsi plus de 160 élèves.
« Nous avons travaillé très fort pour convaincre les jeunes d’aller en musique. Comme ça, ils découvrent quelque chose de stimulant et de formateur. J’ai vu plusieurs jeunes qui ont évité le décrochage grâce à la musique. J’en ai vu d’autres qui ont appris le travail d’équipe, le respect et la tolérance. Alors, je crois qu’il faut protéger les cours de musique dans les écoles. Il s’agit de l’un des plus beaux outils pour former des citoyens responsables et engagés », lance, comme dans un cri du cœur, l’enseignant.
Et Gaétan Fortin ne lésine pas sur les moyens quand vient le temps d’intéresser les jeunes à la musique. Directeur musical de l’harmonie Relève, directeur adjoint de l’harmonie Inter et de la Bande musicale, fondateur de la première chorale de l’école, coordonnateur de toutes les sorties musicales des harmonies de l’école, l’enseignant cherche toujours les occasions pour en offrir plus aux jeunes.
« Gaétan a influencé plusieurs centaines de jeunes, leur donnant le goût et les moyens de relever des défis, d’explorer des sentiers qu’ils n’auraient jamais fréquentés sans lui », révèle Denis Ferragne, lui-même enseignant de musique à Saint-Edmond.
C’est en rendant la musique accessible à tous que Gaétan Fortin souhaite changer les choses. Entre autres, il a récemment mis sur pied le cours Musique et sonorisation, pour les élèves de 5e secondaire. Ainsi, il est parvenu à susciter l’intérêt de ceux qui aiment cette discipline sans vouloir pour autant se retrouver sur scène. L’école compte maintenant sur une équipe technique de sonorisation qui offre bénévolement son temps pour toutes sortes d’événements.
« Son style est flamboyant. Avec lui, les élèves ne s’ennuient jamais! Sa préoccupation pour chacun d’eux est belle à voir. On a l’impression qu’ils sont tous ses enfants », témoigne à nouveau avec admiration son collègue.
Gaétan Fortin a aussi mis sur pied un cours de drumline destiné exclusivement aux élèves en adaptation scolaire. « Je crois que tous peuvent bénéficier des bienfaits pédagogiques et formateurs de la musique. La musique, c’est inclusif, et je veux pouvoir la rendre accessible à un plus grand nombre possible de jeunes », dit-il.
Si la musique est aujourd’hui si populaire à Saint-Edmond, le travail acharné de Gaétan Fortin n’y est certainement pas étranger. L’accent qu’il met sur le travail d’équipe, son dynamisme, sa passion pour les jeunes et la fierté qu’il éprouve à leur égard lorsqu’ils parviennent à se surpasser lors de concours ou de spectacles sont autant d’éléments qui unifient tout le personnel autour de la réussite des élèves.
« Avoir de beaux rêves, c’est une chose, mais être capable de transporter avec soi des centaines et des centaines de jeunes, comme le fait Gaétan, et chaque fois les mener à bon port, ça, c’est exceptionnel! », complète Denis Ferragne.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
François Carrier
École Wilbrod-Dufour
« Plusieurs me trouvent fou de m'impliquer de la sorte. Mais c'est naturel pour moi. » Lorsque François Carrier, qu'on qualifie de force de la nature, commence à enseigner en éducation physique il y a vingt ans, il sait déjà l'importance d'avoir des projets. Avec son « hyperactivité bien placée », l’enseignant au Pavillon Wilbrod-Dufour façonne son métier à son goût, prônant la multidisciplinarité, le dépassement, la collaboration et l'envie de donner au suivant.
Textes de présentation Texte court
« Plusieurs me trouvent fou de m'impliquer de la sorte. Mais c'est naturel pour moi. » Lorsque François Carrier, qu'on qualifie de force de la nature, commence à enseigner en éducation physique il y a vingt ans, il sait déjà l'importance d'avoir des projets. Avec son « hyperactivité bien placée », l’enseignant au Pavillon Wilbrod-Dufour façonne son métier à son goût, prônant la multidisciplinarité, le dépassement, la collaboration et l'envie de donner au suivant.
Texte long
« Plusieurs me trouvent fou de m'impliquer de la sorte. Mais c'est naturel pour moi. » Lorsque François Carrier, qu'on qualifie de force de la nature, commence à enseigner en éducation physique il y a vingt ans, il sait déjà l'importance d'avoir des projets. Avec son « hyperactivité bien placée », l’enseignant au Pavillon Wilbrod-Dufour façonne son métier à son goût, prônant la multidisciplinarité, le dépassement, la collaboration et l'envie de donner au suivant.
Un de ses premiers faits d'arme est de doter l'équipe de football Les Lynx du Pavillon Wilbrod-Dufour, dont les activités s'étendent sur quatre mois seulement, d’un programme annuel d’entraînement. « Avec un tel programme, nous avons été en mesure d’accrocher de nombreux garçons au milieu scolaire », commente-t-il. Après ce succès, il fait agrandir et adapter la petite salle de musculation de l'école.
Il met ensuite sur pied l'option plein air, un programme tant scolaire que parascolaire, qui permet d'approfondir et d'appliquer des connaissances reliées au plein air dans une séquence didactique s’échelonnant sur les cinq niveaux du secondaire. Jean François Boily, ancien élève, confie : « Une chose dont je me souviens très bien, c’est le calme de François. Il faut être patient pour partir en nature avec une bande d’énervés de 15 ans qui ne demandent qu’à s’amuser et à déconner dès que « l’autorité » a le dos tourné ! »
Par ailleurs, François Carrier réalise, pour les élèves en difficulté d'apprentissage ou qui souffrent d’un handicap, des activités de plein air adaptées à leur condition : camping d'hiver, canot-camping, randonnées... Pour lui, « le fait de voir toutes ces jeunes personnes émerveillées après leur expérience est incomparable et extrêmement satisfaisant. »
Il cherche aussi à donner aux jeunes de nouvelles installations. Sous sa gouverne, trois structures artificielles d'escalade voient le jour : la Tour de la Dam-en-Terre, au camping de la municipalité d'Alma, qui permet l’escalade en été comme en hiver; un mur intérieur à l'école Camille-Lavoie; puis une structure amovible construite avec le concours d'élèves de troisième secondaire, qui peut être assemblée à l'intérieur comme à l'extérieur, et qui permet de faire travailler des élèves de cinquième secondaire lors de la visite des écoles primaires ou des centres de foire. De plus, lui et ses élèves réalisent un pump track, soit deux circuits de vélo en terre battue faits de vallons et de courbes qui permettent de prendre de la vitesse et de la conserver sans se servir des pédales.
En mai 2011, c'est la première édition d’Autour des Jeunes Desjardins, couronnée de succès avec plus de 260 participants. Cette initiative de François Carrier est une randonnée de 255 km en vélo sur la Véloroute des Bleuets. Une activité qui a pour but de promouvoir l’activité physique chez les jeunes de 14 à 17 ans. Plus de 400 personnes sont attendues pour l'édition 2012! Ce qui confirme son statut d'événement d’envergure provinciale.
Donald Tremblay, ancien collègue, ajoute : « Grâce à son rayonnement dans notre communauté depuis plus d’une vingtaine d’années, François a servi de modèle à plusieurs adolescents qui ont croisé son chemin et qui profitent encore des apprentissages acquis. Il a aussi servi d’exemple aux adultes qui l’ont côtoyé et qui l’ont suivi dans ses projets. »
Une partie de son succès vient peut-être du fait qu'il met sa créativité au service des autres? Il sait, par ailleurs, qu'il faut se renouveler sans cesse : « On peut se blaser même du meilleur livre, du meilleur disque. » Pour François Carrier, sortir des sentiers battus est un leitmotiv.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Jean-François Perron
Polyvalente de L’Ancienne-Lorette
Fervent adepte de l’approche orientante, Jean-François Perron, conseiller en orientation à l’école secondaire polyvalente de L’Ancienne-Lorette, croit fermement que l’école doit fournir aux élèves des situations d’apprentissage en contexte réel d’application si elle veut optimiser leur développement. En mettant entre autres sur pied le projet des Soirées palpitantes, une initiative entrepreneuriale qui permet la diffusion de spectacles et l’implication annuelle de 50 élèves, et celui de la journée de l’emploi, donnant ainsi la chance aux étudiants de rencontrer d’éventuels employeurs à l’école, Jean-François Perron crée justement ce contexte favorable de développement.
Textes de présentation Texte court
Fervent adepte de l’approche orientante, Jean-François Perron, conseiller en orientation à l’école secondaire polyvalente de L’Ancienne-Lorette, croit fermement que l’école doit fournir aux élèves des situations d’apprentissage en contexte réel d’application si elle veut optimiser leur développement. En mettant entre autres sur pied le projet des Soirées palpitantes, une initiative entrepreneuriale qui permet la diffusion de spectacles et l’implication annuelle de 50 élèves, et celui de la journée de l’emploi, donnant ainsi la chance aux étudiants de rencontrer d’éventuels employeurs à l’école, Jean-François Perron crée justement ce contexte favorable de développement.
Texte long
Fervent adepte de l’approche orientante, Jean-François Perron, conseiller en orientation à l’école secondaire polyvalente de L’Ancienne-Lorette, croit fermement que l’école doit fournir aux élèves des situations d’apprentissage en contexte réel d’application si elle veut optimiser leur développement. « Les jeunes ont du potentiel et aussi du temps à donner si on les intéresse. C’est pour ça que j’innove et que je crée des projets qui les stimulent. »
Se décrivant avant tout comme un interventionniste et une personne qui a cette capacité de saisir la balle au bond pour faire un projet rassembleur, Jean-François Perron privilégie de loin un modèle scolaire ouvert sur la communauté et grandement impliqué dans la collectivité. « L’école ne peut travailler en vase clos. Elle doit mettre l’élève au centre de son développement et joindre à sa mission différents partenaires, pour qu’ensuite, les élèves redonnent à leur tour à la communauté », croit-il
C’est d’ailleurs inspiré par cette vision que Jean-François Perron, en collaboration avec un collègue enseignant en théâtre, a eu l’idée il y a huit ans de mettre sur pied le projet des Soirées palpitantes. Véritable initiative entrepreneuriale, ce projet permet l’implication annuelle de 50 élèves en s’articulant autour de la présentation d’une série de spectacles.
« Nous avons voulu profiter des installations de l’école pour donner aux élèves un contexte réel de travail. Ils s’impliquent, s’occupent du service à la clientèle, de la technique et ainsi jouent un rôle actif dans la communauté comme diffuseurs de spectacles », raconte l’initiateur du projet, qui occupe encore le rôle de directeur artistique et de superviseur des équipes technique et du marketing.
Aujourd’hui, la popularité des Soirées palpitantes est telle que la programmation compte cinq grands spectacles et même une série plus intime qui permet d’assister à des spectacles directement sur scène avec l’artiste invité. À cela se sont même ajoutés des spectacles-bénéfice pour Leucan. L’an dernier, David Usher a foulé les planches de l’auditorium de la polyvalente de L’Ancienne-Lorette et cette année, ce sera Pascale Picard.
Sensible aux besoins des jeunes, Jean-François Perron a aussi eu un jour l’idée d’élaborer un projet afin de les aider à se trouver de l’emploi. « Je me souviens de la première entrevue que j’ai passée pour un emploi quand j’étais adolescent. Ça a été une expérience plutôt intimidante. J’ai alors pensé qu’il serait bien de proposer aux jeunes une journée de l’emploi réinventée, où les entreprises du secteur pourraient venir à l’école, les rencontrer et leur faire passer des entrevues. On a préparé les élèves et cela a très bien fonctionné. On répète l’activité tous les ans et les jeunes sont heureux de pouvoir y participer. »
Sans l’engagement répété de Jean-François Perron dans la communauté, cette activité n’aurait jamais pu voir le jour. Depuis des années, il siège à plusieurs conseils d’administration, ce qui lui a permis de tisser de nombreux liens aujourd’hui bénéfiques pour l’école et les jeunes.
« Cela fait partie de mes croyances : l’école doit se rapprocher du milieu où elle se situe. C’est ensuite plus facile de solliciter des partenaires, d’intéresser les entreprises à nos projets et de contribuer au développement des jeunes. »
En multipliant ainsi les implications et les projets, Jean-François Perron espère pouvoir aider certains jeunes à mieux se connaître pour faciliter leur cheminement scolaire et professionnel. « Avec une vision globale de l’éducation, une vision qui implique toute une collectivité, on améliore nos chances de réussite. C’est pour ça que je reste sur le terrain, près de différents intervenants et surtout près des jeunes », conclut-il.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Renée Pronovost
École secondaire Mgr-A.-M.-Parent
S’engager dans des projets, faire du bénévolat ou donner de son temps, rien de cela n’est inné. Et c’est la même chose chez les jeunes et chez les adultes. Alors, pour développer le goût de l’implication, il suffit souvent d’un petit coup de pouce, d’un encouragement ou même d’un sourire invitant. À l’école secondaire Mgr-A.-M.-Parent, ce coup de pouce, cet encouragement et ce sourire, c’est Renée Pronovost, l’animatrice de vie spirituelle et d’engagement communautaire (AVSEC) qui depuis son arrivée, il y a quatre ans, a tout simplement contaminé les jeunes avec sa joie de vivre, son dynamisme et son amour pour l’engagement.
Textes de présentation Texte court
S’engager dans des projets, faire du bénévolat ou donner de son temps, rien de cela n’est inné. Et c’est la même chose chez les jeunes et chez les adultes. Alors, pour développer le goût de l’implication, il suffit souvent d’un petit coup de pouce, d’un encouragement ou même d’un sourire invitant. À l’école secondaire Mgr-A.-M.-Parent, ce coup de pouce, cet encouragement et ce sourire, c’est Renée Pronovost, l’animatrice de vie spirituelle et d’engagement communautaire (AVSEC) qui depuis son arrivée, il y a quatre ans, a tout simplement contaminé les jeunes avec sa joie de vivre, son dynamisme et son amour pour l’engagement.
Texte long
S’engager dans des projets, faire du bénévolat ou donner de son temps, rien de cela n’est inné. Et c’est la même chose chez les jeunes et chez les adultes. Alors, pour développer le goût de l’implication, il suffit souvent d’un petit coup de pouce, d’un encouragement ou même d’un sourire invitant. À l’école secondaire Mgr-A.-M.-Parent, ce coup de pouce, cet encouragement et ce sourire, c’est Renée Pronovost, l’animatrice de vie spirituelle et d’engagement communautaire (AVSEC) qui depuis son arrivée, il y a quatre ans, a tout simplement contaminé les jeunes avec sa joie de vivre, son dynamisme et son amour pour l’engagement.
« Je crois vraiment que l’on peut changer le monde un élève à la fois, lance Renée Pronovost. Mais pour cela, il faut être à l’écoute des élèves. Ça nous permet de mieux les comprendre, de mieux répondre à leurs attentes, de mieux les accompagner, mais surtout de leur offrir des projets qui leur ressemblent et qui les branchent. »
Pour faire tout cela, il faut prendre le temps de connaître les élèves et de les rencontrer régulièrement. C’est pourquoi Renée Pronovost se fait un devoir de créer un lien rapidement avec les 1re secondaire dès leur arrivée à l’école. « Mon premier contrat, c’est quand les plus jeunes arrivent. Ils sont ma relève pour les années à venir. Je leur parle des projets à l’école et j’essaie de créer des liens rapidement », raconte-t-elle.
Pour concrétiser ces liens, l’animatrice a créé le document Coffre à outils pour les élèves de 1re secondaire. Par cela, elle souhaite faciliter le passage du primaire au secondaire en donnant aux élèves de nombreux trucs sur la gestion de l’agenda, l’organisation du temps et la vie sociale, des informations sur l’horaire, etc. Toujours avec les plus jeunes, elle a aussi mis sur pied le projet Le coffret de nos rêves. Ainsi, elle invite tous les élèves à faire une réflexion sur le passé et le moment présent puis une projection vers l’avenir, leurs rêves et les défis qu’ils veulent relever. Chaque élève dépose ensuite sa lettre dans un coffre qui sera rouvert dans cinq ans, lors de la soirée des finissants.
Et il y a tous les autres projets ponctuels ou récurrents dans lesquels Renée Pronovost s’implique et guide les élèves. Entre autres, elle a déjà amené des élèves à servir des repas à l’Accueil Bonneau, participé avec d’autres à l’organisation du Défi sportif pour les jeunes handicapés, mené une campagne du ruban blanc pour sensibiliser les jeunes à la violence, mis sur pied avec des élèves l’opération Bas de laine – qui a permis d’amasser des vêtements chauds pour les personnes dans le besoin – et accompagné un élève pour la mise en place d’une activité liée au défi Têtes rasées et d’une autre dans le cadre de l’événement Movember.
« Le dynamisme que Renée a insufflé dans la vie scolaire de notre école nous permet maintenant de rayonner dans toute la collectivité. Dans un contexte où nous tentons de créer des liens signifiants entre l’école, la famille et la communauté, elle est devenue avec les années un fil conducteur des plus importants », témoigne Sylvain Caron, le directeur de l’école.
Reconnue par ses pairs et par les jeunes pour sa grande bonne humeur, Renée fait en sorte par sa simple présence que les jeunes ont le goût de s’impliquer et de la suivre. Et comme les chiffres ne mentent pas, le nombre d’inscriptions au Club jeunesse de l’école a triplé cette année. Comme quoi les jeunes ont envie de s’inspirer de la passion de Renée Pronovost.
« Nous, les bénévoles, nous pouvons dire que c’est avec Mme Pronovost que nous avons découvert le plus de choses. Étant déjà à ma dernière année au secondaire, je suis fière et heureuse d’avoir fait du bénévolat. Cela m’a apporté de la confiance, de la satisfaction personnelle et de la maturité. Elle joue un grand rôle dans notre école, car elle sait comment impliquer les gens », indique Elizabeth Dubé-Royer.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Chantale Simard
École secondaire des Grandes-Marées
Pour Chantale Simard, enseignante d’arts plastiques auprès d’élèves handicapés et en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage à l’École secondaire des Grandes-Marées, les jeunes sont une source inépuisable d’inspiration, de motivation. « Quand je suis en congé, je m’ennuie d’eux! », témoigne-t-elle. Chaque jour, elle innove afin de mettre en place de nouveaux projets dans le but d’amener les jeunes en difficulté de son école à découvrir leurs forces et à gagner l’estime d’eux-mêmes.
Textes de présentation Texte court
Pour Chantale Simard, enseignante d’arts plastiques auprès d’élèves handicapés et en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage à l’École secondaire des Grandes-Marées, les jeunes sont une source inépuisable d’inspiration, de motivation. « Quand je suis en congé, je m’ennuie d’eux! », témoigne-t-elle. Chaque jour, elle innove afin de mettre en place de nouveaux projets dans le but d’amener les jeunes en difficulté de son école à découvrir leurs forces et à gagner l’estime d’eux-mêmes.
Texte long
Pour Chantale Simard, enseignante d’arts plastiques auprès d’élèves handicapés et en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage à l’École secondaire des Grandes-Marées, les jeunes sont une source inépuisable d’inspiration, de motivation. « Quand je suis en congé, je m’ennuie d’eux! », témoigne-t-elle. Chaque jour, elle innove afin de mettre en place de nouveaux projets dans le but d’amener les jeunes en difficulté de son école à découvrir leurs forces et à gagner l’estime d’eux-mêmes.
« C’est en permettant aux jeunes en difficulté de vivre des situations d’apprentissage très concrètes que je rejoins mon objectif d’éducation », explique Chantale Simard. Avec des projets comme « Change mon décor », où les élèves prennent en charge la rénovation et la décoration d’un bureau ou d’une pièce de l’école, l’enseignante veut offrir aux jeunes la possibilité de mettre à profit leurs aptitudes et de vivre des réussites.
Le sentiment d’appartenance des jeunes à l’école s’en trouve renforcé et l’idée de décrocher, repoussée… « C’est là mon objectif, affirme l’enseignante. Mais il faut y aller petit pas par petit pas et voir l’impact à long terme plutôt qu’à court terme ». Celle qui espère, à travers son travail, favoriser chez les jeunes le goût du dépassement, l’entraide et la persévérance considère qu’il est important de leur montrer « qu’on est là pour eux ».
Ayant elle-même eu à surmonter des obstacles lorsqu’elle était au secondaire, elle reconnaît toute l’importance d’aider les jeunes en difficulté à découvrir leurs talents. « Parce qu’ils en ont! Il faut seulement leur donner les moyens de les explorer », ajoute-elle.
Depuis deux ans, le projet « Change mon décor » connaît un véritable succès. Supervisés par l’enseignante, les jeunes sont responsables d’élaborer et de réaliser, de A à Z, la rénovation et la décoration des bureaux des intervenants de l’école. « Les jeunes travaillent vraiment dans le concret! Ils conçoivent le plan d’aménagement, fabriquent les meubles, font le plâtrage et la peinture, en plus de décorer la pièce ».
Non seulement les demandes se multiplient dans l’école, mais le projet a des échos jusqu’à l’hôpital de Chicoutimi où des intervenants ont demandé aux élèves de Mme Simard de revamper le local-classe du département de pédopsychiatrie! « L’intérêt que l’on porte au projet est une source de fierté et de motivation incroyable pour les élèves », reconnaît-elle. Il y en aurait même qui penseraient à poursuivre une formation en design d’intérieur…
« En créant ce projet, je voulais vraiment faire vivre aux élèves en difficulté des réussites personnelles et leur permettre d’exprimer un potentiel qui reste souvent caché dans un contexte de classe traditionnel ». Pour Michelle Tremblay, directrice de l’École secondaire des Grandes-Marées, il ne fait pas de doute que « l’engagement de Mme Simard mérite d’être souligné autant pour la qualité et l’originalité de ses projets que pour l’impact créé auprès des élèves qui y participent activement ».
En effet, « Change mon décor » est un projet parmi une multitude d’autres initiés par Chantale Simard. Qu’on pense entre autres à la fabrication de lampes décoratives et fonctionnelles vendues au grand public pour financer la sortie de fin d’année des élèves ou aux nombreux projets artistiques visant à personnaliser les classes de l’école.
« On dit souvent qu’il faut prêcher par l’exemple, et c’est ce que j’essaie de faire », conclut l’enseignante qui espère sincèrement, par son engagement, être un modèle positif pour les jeunes.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Julie Mathieu
École secondaire Jean-de-Brébeuf
L’école secondaire Jean-de-Brébeuf, l’enseignante de musique Julie Mathieu l’a littéralement tatouée sur le cœur. Après y avoir vécu ses années de secondaire, période où elle a découvert l’engagement étudiant, communautaire et humanitaire, elle y est retournée dès sa sortie de l’université pour y amorcer sa vie professionnelle. Depuis, elle y joue un rôle de premier plan pour tout ce qui touche à la musique. Et c’est d’ailleurs grâce à sa passion et à son dévouement que les élèves de l’école peuvent aujourd’hui avoir accès à un cours à option sur la production de spectacles musicaux.
Textes de présentation Texte court
L’école secondaire Jean-de-Brébeuf, l’enseignante de musique Julie Mathieu l’a littéralement tatouée sur le cœur. Après y avoir vécu ses années de secondaire, période où elle a découvert l’engagement étudiant, communautaire et humanitaire, elle y est retournée dès sa sortie de l’université pour y amorcer sa vie professionnelle. Depuis, elle y joue un rôle de premier plan pour tout ce qui touche à la musique. Et c’est d’ailleurs grâce à sa passion et à son dévouement que les élèves de l’école peuvent aujourd’hui avoir accès à un cours à option sur la production de spectacles musicaux.
Texte long
L’école secondaire Jean-de-Brébeuf, l’enseignante de musique Julie Mathieu l’a littéralement tatouée sur le cœur. Après y avoir vécu ses années de secondaire, période où elle a découvert l’engagement étudiant, communautaire et humanitaire, elle y est retournée dès sa sortie de l’université pour y amorcer sa vie professionnelle. Depuis, elle y joue un rôle de premier plan pour tout ce qui touche à la musique. Et c’est d’ailleurs grâce à sa passion et à son dévouement que les élèves de l’école peuvent aujourd’hui avoir accès à un cours à option sur la production de spectacles musicaux.
« Quand j’ai fréquenté cette école, j’ai été touchée par des profs engagés et dédiés aux élèves. Maintenant que je côtoie ces mêmes profs, mais à titre de collègues, ils m’inspirent encore tout autant et c’est probablement ce qui explique mon ambition de toucher à mon tour les élèves », raconte Julie Mathieu dans un entretien téléphonique.
Dès sa première année à titre d’enseignante, Julie Mathieu s’est mise à mijoter un projet de grande envergure. En parlant à droite et à gauche, cherchant à se trouver des alliés, elle a progressivement monté son projet de spectacle musical, qui devait donner la chance au plus d’élèves possible de faire rayonner leurs talents artistiques. Ainsi, l’enseignante souhaitait que les élèves puissent palper toutes les sphères d’une production : scénographie, comédie, chant, musique, technique de son et d’éclairage, design de costumes et même mise en marché.
De fil en aiguille, ce projet est presque devenu une marque de commerce pour l’école Jean-de-Brébeuf qui, constatant le succès de cet événement auprès des jeunes, l’a transformé en un cours à option. Depuis neuf ans, des revues musicales, tels un hommage aux Beatles et une prestation pour le 400e de Québec, se sont succédé. Plus récemment, Julie Mathieu a coordonné la production de Grease et de Starmania.
« Ces projets laissent des traces indélébiles chez chaque participant. Les jeunes qui y prennent part sont convaincus d’avoir contribué à un succès. Pour certains, il s’agit même d’une première réussite publique. Pour ma part, quand je vois cette fierté dans leurs yeux à la fin de l’année, ça me donne l’énergie qu’il faut pour recommencer l’année suivante », souligne l’enseignante de musique.
Il n’y a pas que ce projet qui anime la passion de Julie Mathieu. Chaque année, elle prépare et organise une tournée d’une dizaine d’écoles primaires en compagnie de ses élèves de 3e secondaire pour offrir des concerts qui ont comme objectif de promouvoir l’option musique de Jean-de-Brébeuf pour ainsi assurer la relève. Elle a aussi mis sur pied un groupe de jazz vocal qui a remporté, l’an dernier à Chicago, la médaille d’or lors du Heritage Festival, où se mesurent de nombreuses écoles réputées en chant des États-Unis.
« Grâce à son talent remarquable et à son implication soutenue, Julie Mathieu permet aux élèves en concentration musique de Jean-de-Brébeuf de se démarquer partout où ils passent. Si le taux de rétention des élèves en musique est si élevé, atteignant plus de 95 %, elle en est particulièrement responsable », témoigne Louise Levasseur, directrice adjointe.
En effet, rien ne semble échapper à Julie Mathieu. La moindre petite occasion pour changer les choses auprès des jeunes, elle l’a saisie. C’est pourquoi elle s’implique aussi dans différents comités de l’école, dont le Comité de participation des enseignants et des enseignantes et le comité Normes et modalités, et même le Comité culturel de la commission scolaire. En fait, là où elle croit que son travail peut avoir une incidence sur la réussite des jeunes, elle s’investit. Et ses élèves en sont pleinement conscients.
« Pour moi, Julie est un modèle de force, de persévérance et de générosité. Elle m’a aidée à évoluer au plan musical, mais également au plan émotif et psychologique. Je suis convaincue que je n’aurais jamais été celle que je suis aujourd’hui sans son influence. J’admire Julie et je n’ai pas peur de l’avouer », témoigne à son tour Ariel Deguise, une élève de 5e secondaire.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Josée Denis
Collège Saint-Sacrement
Depuis ses huit ans, Josée Denis vit une véritable histoire d’amour avec la gymnastique. Au fil des ans, son amour pour cette discipline sportive l’a conduite vers mille et un horizons, mais toujours avec l’intense désir de partager sa passion avec des jeunes et de les mener au dépassement. Ainsi, l’enseignante du Collège Saint-Sacrement a vu la gymnastique connaître un essor fulgurant dans son école, le nombre de jeunes adeptes passant de 70 à 350. Et si elle peut miser sur des installations toutes récentes pour expliquer ce succès, c’est surtout l’attention qu’elle accorde à chaque élève, du plus talentueux au moins doué, qui fait toute la différence.
Textes de présentation Texte court
Depuis ses huit ans, Josée Denis vit une véritable histoire d’amour avec la gymnastique. Au fil des ans, son amour pour cette discipline sportive l’a conduite vers mille et un horizons, mais toujours avec l’intense désir de partager sa passion avec des jeunes et de les mener au dépassement. Ainsi, l’enseignante du Collège Saint-Sacrement a vu la gymnastique connaître un essor fulgurant dans son école, le nombre de jeunes adeptes passant de 70 à 350. Et si elle peut miser sur des installations toutes récentes pour expliquer ce succès, c’est surtout l’attention qu’elle accorde à chaque élève, du plus talentueux au moins doué, qui fait toute la différence.
Texte long
Depuis ses huit ans, Josée Denis vit une véritable histoire d’amour avec la gymnastique. Au fil des ans, son amour pour cette discipline sportive l’a conduite vers mille et un horizons, mais toujours avec l’intense désir de partager sa passion avec des jeunes et de les mener au dépassement. Ainsi, l’enseignante du Collège Saint-Sacrement a vu la gymnastique connaître un essor fulgurant dans son école, le nombre de jeunes adeptes passant de 70 à 350. Et si elle peut miser sur des installations toutes récentes pour expliquer ce succès, c’est surtout l’attention qu’elle accorde à chaque élève, du plus talentueux au moins doué, qui fait toute la différence.
« Madame Denis réussit à transmettre sa passion à tous ceux qui croisent son chemin. J’ai connu plusieurs entraîneurs, mais aucun ne l’égale. Elle se démarque par son dynamisme et son désir de nous voir relever nos défis, peu importe notre niveau d’habileté en gymnastique Elle est toujours prête à aider ceux qui en font la demande », témoigne Anne-Marie Therrien, une élève de Josée Denis.
Ils sont nombreux à avoir été ainsi touchés par l’enseignante en éducation physique et animatrice à la vie étudiante du Collège Saint-Sacrement. Depuis déjà 30 ans au cœur de cette école, elle accompagne, guide et encourage tous ceux qui souhaitent s’investir et aller au-delà de leurs objectifs personnels. En plus de diriger l’équipe compétitive de gymnastique de l’école depuis 1981, elle a grandement contribué à la démocratisation de la discipline. Ainsi, depuis maintenant cinq ans, les garçons de l’école ont accès au programme, les midis-gymnastique atteignent des participations records et le projet annuel de démonstration de gymnastique connaît un engouement sans cesse renouvelé.
« Quand j’ai mis sur pied la démonstration de gymnastique, je l’ai fait afin que les parents puissent comprendre ce qu’apprenaient leurs enfants et en soient fiers. Cela a commencé par des représentations le midi et, au fil des ans, cela a créé un engouement collectif. De plus en plus de jeunes se sont mis à choisir la gymnastique, ce qui nous a forcés à revoir l’événement et à en faire un grand spectacle annuel, où les jeunes sont entièrement responsables de leur performance », explique Mme Denis.
Pour ce spectacle, les élèves se réunissent en sous-groupes, puis ils élaborent leur prestation, créent leur chorégraphie, choisissent leur musique et confectionnent leurs costumes. Pour sa part, Josée Denis leur apporte son aide et s’assure de la logistique lors de la soirée tant attendue. « Ce projet valorise le travail d’équipe, la créativité, l’autonomie et le dépassement de soi. Il me permet d’inciter chaque jeune à prendre sa place dans une équipe et à aller au bout de ses capacités. Et ils sont forts, les jeunes. Ils sont capables de grandes choses, et plusieurs parviennent encore à m’impressionner. C’est très valorisant de les voir s’améliorer ainsi », indique-t-elle.
L’implication de Josée Denis dépasse aussi largement la gymnastique. Son chapeau d’animatrice à la vie étudiante lui permet d’aller encore plus loin avec les jeunes. Entre autres, elle est de toutes les organisations des voyages de ski, courts ou longs : que ce soit lors des journées pédagogiques ou de la semaine de relâche, elle se fait un plaisir d’accompagner les élèves, et ce, peu importe l’endroit (le Québec, l’Ouest canadien ou le Nord des Etats-Unis, par exemple). Avec toujours autant de plaisir, elle participe aussi à l’organisation d’activités parascolaires comme les classes rouges, qui favorisent l’intégration des élèves de 1re secondaire, ou les activités de fin de cycle des élèves de 5e secondaire.
« Pour enseigner, il faut aimer les jeunes et vouloir leur transmettre quelque chose d’important. Pour ma part, je veux développer leur curiosité, les stimuler à élargir leurs horizons et surtout leur faire comprendre que s’ils y mettent les efforts, cela va les aider tout au long de leur vie », conclut Josée Denis.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Roxanne Roy
École secondaire Curé-Hébert
Depuis neuf ans, les élèves de l’École secondaire Curé-Hébert peuvent trouver du réconfort et une oreille attentive auprès de leur agent de sécurité, Roxanne Roy. Dévouée, passionnée et profondément attachée à l’école, elle est une véritable « docteure maman » pour les élèves, et même pour le personnel! Femme de cœur, elle s’engage quotidiennement à partager le meilleur d’elle-même avec les jeunes. Et par les multiples projets qu’elle met en branle, elle offre aux élèves une occasion unique de se découvrir.
Textes de présentation Texte court
Depuis neuf ans, les élèves de l’École secondaire Curé-Hébert peuvent trouver du réconfort et une oreille attentive auprès de leur agent de sécurité, Roxanne Roy. Dévouée, passionnée et profondément attachée à l’école, elle est une véritable « docteure maman » pour les élèves, et même pour le personnel! Femme de cœur, elle s’engage quotidiennement à partager le meilleur d’elle-même avec les jeunes. Et par les multiples projets qu’elle met en branle, elle offre aux élèves une occasion unique de se découvrir.
Texte long
Depuis neuf ans, les élèves de l’École secondaire Curé-Hébert peuvent trouver du réconfort et une oreille attentive auprès de leur agent de sécurité, Roxanne Roy. Dévouée, passionnée et profondément attachée à l’école, elle est une véritable « docteure maman » pour les élèves, et même pour le personnel! Femme de cœur, elle s’engage quotidiennement à partager le meilleur d’elle-même avec les jeunes. Et par les multiples projets qu’elle met en branle, elle offre aux élèves une occasion unique de se découvrir.
Selon Josée Fortin, directrice de l’École secondaire Curé-Hébert, « Roxanne est une précieuse alliée. Au-delà de sa responsabilité, qui est de veiller à la sécurité des élèves, elle sait toujours les écouter et leur apporter un peu de réconfort ». Naturellement, les jeunes se confient à elle. « Je suis leur premier bonjour du matin lorsqu’ils arrivent à l’école. Et je les suis tout au long de la journée, précise-t-elle pour expliquer sa relation privilégiée avec les élèves. Je suis tout le temps sur le plancher! Alors, bien sûr, les jeunes me connaissent ».
Mais il n’y a pas que ça. Roxanne Roy possède définitivement ce petit plus qui fait la différence. Cette flamme intérieure qui illumine tout autour d’elle. « C’est une personne aux mille et un talents, ajoute Josée Fortin. Et elle sait transmettre sa passion aux jeunes ».
En effet, le midi et le soir après l’école, Roxanne organise une multitude d’activités comme des projets d’ébénisterie et de confiserie pour l’entreprise scolaire MGMG (Magasin général Mère grand), pour les Portes ouvertes de l’école ou le marché de Noël. « Ce que j’ai en moi, j’essaie de le donner aux jeunes. Je veux leur faire comprendre qu’il est possible de découvrir de nouveaux intérêts et de développer de nouvelles compétences ».
Par exemple, Roxanne accompagne actuellement un groupe d’élèves dans un projet d’ébénisterie visant à refaire le comptoir du secrétariat de secondaire un. « Les jeunes sont tellement fiers d’eux. Ils accomplissent quelque chose d’important, c’est très valorisant pour eux. Et parce qu’ils s’identifient au projet, je remarque qu’ils sont davantage motivés à l’idée de revenir à l’école le lendemain matin », révèle-t-elle.
Pour encourager les jeunes à s’engager, Roxanne croit qu’il faut leur proposer des projets qu’ils aiment, mais aussi, et surtout, savoir partager ses talents. Véritable modèle pour les élèves, Roxanne a su en convaincre plusieurs de participer à ses divers projets. Une majorité d’entre eux ont découvert des aptitudes qu’ils ne croyaient même pas posséder!
À une époque où tout va vite, et où le temps presse constamment, la disponibilité d’individus engagés comme Roxanne Roy est une chance incroyable pour des jeunes qui, à l’adolescence particulièrement, ont bien besoin d’écoute et d’encouragement. « Pour moi, c’est extrêmement important d’être près des élèves, d’être disponible pour eux. C’est la raison pour laquelle je me lève chaque matin », dévoile Roxanne en remerciant la direction de l’école pour son appui constant. Encourager et supporter les jeunes vers la découverte d’eux-mêmes et la réussite est pour moi une mission possible et prioritaire. Ces élèves sont comme des diamants bruts, il faut les polir pour ensuite s’émerveiller du résultat », conclut-elle, lumineuse.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Gino Nicole
Polyvalente de Charlesbourg
Gino Nicole fait partie de ces enseignants qui croient que l’école doit s’adapter à ses étudiants et non pas l’inverse. Adepte d’une approche pédagogique par différenciation, il donne toujours à ses élèves plusieurs routes pour comprendre la matière et atteindre la réussite. L’enseignant en sciences de la Polyvalente de Charlesbourg est même allé jusqu’à mettre sur pied une concentration en robotique destinée à donner, principalement aux jeunes garçons, une source de motivation pour demeurer à l’école. À en juger par l’engouement généré par son initiative, force est d’admettre que cela fonctionne.
Textes de présentation Texte court
Gino Nicole fait partie de ces enseignants qui croient que l’école doit s’adapter à ses étudiants et non pas l’inverse. Adepte d’une approche pédagogique par différenciation, il donne toujours à ses élèves plusieurs routes pour comprendre la matière et atteindre la réussite. L’enseignant en sciences de la Polyvalente de Charlesbourg est même allé jusqu’à mettre sur pied une concentration en robotique destinée à donner, principalement aux jeunes garçons, une source de motivation pour demeurer à l’école. À en juger par l’engouement généré par son initiative, force est d’admettre que cela fonctionne.
Texte long
Gino Nicole fait partie de ces enseignants qui croient que l’école doit s’adapter à ses étudiants et non pas l’inverse. Adepte d’une approche pédagogique par différenciation, il donne toujours à ses élèves plusieurs routes pour comprendre la matière et atteindre la réussite. L’enseignant en sciences de la Polyvalente de Charlesbourg est même allé jusqu’à mettre sur pied une concentration en robotique destinée à donner, principalement aux jeunes garçons, une source de motivation pour demeurer à l’école. À en juger par l’engouement généré par son initiative, force est d’admettre que cela fonctionne.
« Quand on est un jeune prof, on obtient souvent des groupes de jeunes élèves en difficulté, que ce soit dans le domaine scolaire, social ou familial. Moi, j’ai toujours eu de la sympathie pour ces jeunes-là. Au fil des ans, je me suis donné le défi de les garder à l’école en leur offrant des « prestations » de qualité et en les intéressant à des projets stimulants. C’est à travers les sciences que j’ai choisi de le faire », explique l’enseignant, qui compte aujourd’hui 17 années d’expérience.
C’est cette détermination qui a conduit Gino Nicole à créer sa fameuse concentration en robotique. Issue de sa propre passion des blocs Lego — l’enseignant confie d’ailleurs y avoir joué, sans le dire à ses amis, au moins jusqu’à l’âge de 15 ans —, son idée consistait à bâtir un programme dont l’outil principal d’apprentissage était la collection Mindstorms de Lego, produit spécialement conçu pour la robotique.
« D’ordinaire, les concentrations fourmillent de jeunes « bollés » et sont axées sur les résultats scolaires. De mon côté, je voulais que la finalité de cette concentration soit liée à la motivation scolaire. Auparavant, j’avais testé l’intérêt des jeunes par des activités parascolaires. Je savais donc que la concentration allait être un succès. Nous avons amorcé cela cette année avec des élèves de 1re secondaire, et je dois avouer que nous sommes très étonnés des résultats. Ça dépasse nos attentes », indique l’enseignant.
Pour réussir ainsi, cela prend beaucoup de conviction et d’acharnement, ce dont regorge Gino Nicole. Mais pas question de travailler seul. Au fil des ans, il a mis sur pied un système d’émulation pour les élèves de 1re secondaire ainsi qu’un système d’encadrement et de communication mettant à contribution les parents de ses élèves.
« Ils deviennent des acteurs de la réussite des jeunes. Je fais avec les parents des suivis réguliers, qu’ils soient négatifs ou positifs. Ils obtiennent ainsi des nouvelles de leurs enfants. Et ils répondent bien. Pas plus tard qu’hier, j’avais 17 courriels provenant de parents de mes élèves. »
L’enseignant met aussi beaucoup ses collègues à contribution dans le développement de ses nouvelles stratégies d’apprentissage. Ses élèves bénéficient ainsi d’une approche intégrée, reliée à leur concentration en robotique. Il a même mis sur pied une formation en sciences destinée aux enseignants du primaire, afin de mieux préparer les futurs élèves du secondaire à cette discipline.
Quand vient l’été, Gino Nicole, en plus d’agir à titre d’entraîneur de baseball depuis plusieurs années, consacre beaucoup d’énergie à préparer sa prochaine année scolaire. Pour lui, l’enseignement n’a jamais été un travail, mais plutôt une vocation. Il croit sincèrement que pour conserver l’intérêt des élèves, il doit se renouveler d’année en année et amener de la nouveauté. C’est probablement grâce à cette grande implication que ses élèves lui disent souvent : « Avec vous, on aime les sciences parce vous êtes un passionné et apprendre avec vous, ça devient facile. »
« La première chose que je dis à mes stagiaires est que si tu aimes les jeunes, tu auras du plaisir. Sinon, change tout de suite de profession. Pour faire ce travail, il faut s’impliquer et porter une attention particulière aux besoins de nos élèves. C’est ce que je fais depuis 17 ans », conclut-il.
Crédit photo journal Le Carrefour
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Luc Marchand
Collège Saint-Sacrement
Entrer dans la classe de Luc Marchand, enseignant de français en 1re secondaire au Collège Saint-Sacrement, c’est un peu comme entrer dans un monde imaginaire complètement éclaté. En 35 ans, ce sont des centaines et des centaines d’élèves qui se sont frottés à son approche ludique et créative de l’enseignement. Une approche constamment réinventée, au gré d’une imagination débordante, qui a permis aux élèves de côtoyer lutins et zigotos, ou même d’être aspirés dans une autre dimension. Pas étonnant que tous ses élèves se souviennent de lui et que ses collègues l’appellent Monsieur Créativité.
Textes de présentation Texte court
Entrer dans la classe de Luc Marchand, enseignant de français en 1re secondaire au Collège Saint-Sacrement, c’est un peu comme entrer dans un monde imaginaire complètement éclaté. En 35 ans, ce sont des centaines et des centaines d’élèves qui se sont frottés à son approche ludique et créative de l’enseignement. Une approche constamment réinventée, au gré d’une imagination débordante, qui a permis aux élèves de côtoyer lutins et zigotos, ou même d’être aspirés dans une autre dimension. Pas étonnant que tous ses élèves se souviennent de lui et que ses collègues l’appellent Monsieur Créativité.
Texte long
Entrer dans la classe de Luc Marchand, enseignant de français en 1re secondaire au Collège Saint-Sacrement, c’est un peu comme entrer dans un monde imaginaire complètement éclaté. En 35 ans, ce sont des centaines et des centaines d’élèves qui se sont frottés à son approche ludique et créative de l’enseignement. Une approche constamment réinventée, au gré d’une imagination débordante, qui a permis aux élèves de côtoyer lutins et zigotos, ou même d’être aspirés dans une autre dimension. Pas étonnant que tous ses élèves se souviennent de lui et que ses collègues l’appellent Monsieur Créativité.
« Luc Marchand sait que l’ennui en classe est la source de tous les décrochages et que l’intérêt de l’élève passe par la matière, oui, mais d’abord et avant tout par la passion du maître. C’est pourquoi dès qu’il franchit sa porte de classe, il utilise son humour, son originalité et sa passion pour la langue pour s’adresser à l’imagination des élèves, titiller leur curiosité et traquer leur indifférence », témoigne élogieusement Pierre Cofsky, directeur des ressources humaines.
Il semble bien évident que cet enseignant à la créativité débordante, anticonformiste avoué, ne laisse personne indifférent au Collège Saint-Sacrement. L’art de la pédagogie n’est pas pour lui une recette unique qui se répète d’année en année sans jamais qu’on y ajoute un nouvel ingrédient. Bien au contraire, sans un soupçon d’innovation, le défi de l’enseignement, qu’il relève depuis si longtemps, aurait été bien peu stimulant pour lui.
« J’invente tout le temps. Je crée pour mes élèves un monde où ils doivent évoluer et apprendre. Et quand je pense à quelque chose de nouveau, j’ai tout de suite hâte au lendemain pour voir la “bette” de mes élèves quand je vais présenter mon idée », lance l’enseignant en souriant.
Quand on lui fait remarquer qu’avec une telle imagination, il aurait pu faire un autre métier, il secoue rapidement la tête en signe de négation. « Quand j’étais jeune, j’ai voulu devenir acteur, auteur, humoriste et même journaliste. Avec l’enseignement, je fais tout ça. Et en plus, je travaille avec la vie, ce qui est très stimulant », dit-il.
Toute cette folle imagination dont fait preuve l’enseignant sert toujours les intérêts de la pédagogie. Ardent défenseur du français, il a toujours consacré ses énergies à souligner l’importance de s’exprimer correctement dans cette langue et à en faire la promotion. C’est pourquoi il a mis sur pied la Semaine du respect de la langue et de la culture françaises. Dans le cadre de cet événement, il a conçu l’arbre de la poésie et l’activité « Chasseur d’orthographe ». Dans le premier cas, il invite les élèves à créer des vers et à les accrocher à l’arbre. Pour le second, il confie aux élèves la tâche de répertorier les fautes d’orthographe dans différents médias.
Au fil des ans, Luc Marchand a aussi créé de nombreux sketches, pièces de théâtre, mises en scène et personnages loufoques dans le cadre d’activités parascolaires, dont le fort prisé Camp rouge, qui sert d’événement d’accueil pour les élèves de 1re secondaire. Il a été l’un des premiers enseignants à participer à des rencontres d’improvisation avec les élèves et les membres du personnel, a animé des galas et a aussi été responsable du projet Génies en herbe.
Sur le plan structurel, il s’est révélé un acteur important au sein du Collège. Il y a déjà longtemps, Luc Marchand a développé et proposé un nouveau système d’enseignement de la méthodologie. Accepté il y a peu de temps, ce système engage maintenant tous les enseignants et touche cinq aspects précis de la méthodologie.
« À la fin de l’année, je vais tirer ma révérence, mais je veux en profiter pour aller enseigner à l’université aux futurs professeurs. Je veux leur faire comprendre que la participation à la vie et aux activités de l’école est indissociable de la tâche d’un enseignant. Et je veux surtout leur montrer comment être créatifs à travers leur métier », termine-t-il.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Guylaine Gagnon
École secondaire Camille-Lavoie
À la fois enseignante en éthique et culture religieuse, animatrice à la vie spirituelle et à l’engagement communautaire et principale responsable de l’aire d’interaction communautaire pour le programme d’éducation internationale à l’École secondaire Camille-Lavoie, Guylaine Gagnon a une mission : faire découvrir aux jeunes les multiples bienfaits de l’engagement. Toujours disponible, elle ne compte pas les nombreuses heures passées à soutenir les élèves dans leurs projets… Attention ! Passion contagieuse
Textes de présentation Texte court
À la fois enseignante en éthique et culture religieuse, animatrice à la vie spirituelle et à l’engagement communautaire et principale responsable de l’aire d’interaction communautaire pour le programme d’éducation internationale à l’École secondaire Camille-Lavoie, Guylaine Gagnon a une mission : faire découvrir aux jeunes les multiples bienfaits de l’engagement. Toujours disponible, elle ne compte pas les nombreuses heures passées à soutenir les élèves dans leurs projets… Attention ! Passion contagieuse
Texte long
À l’École secondaire Camille-Lavoie, il y a une personne que les jeunes connaissent bien : Guylaine Gagnon. À la fois enseignante en éthique et culture religieuse, animatrice à la vie spirituelle et à l’engagement communautaire et principale responsable de l’aire d’interaction communautaire pour le programme d’éducation internationale, Guylaine Gagnon a une mission : faire découvrir aux jeunes les multiples bienfaits de l’engagement. Toujours disponible, elle ne compte pas les nombreuses heures passées à soutenir les élèves dans leurs projets… Attention ! Passion contagieuse.
Un peu comme Obélix, Guylaine Gagnon est « tombée » dans l’engagement communautaire alors qu’elle était elle-même une jeune adolescente. « À cet âge, j’ai réalisé que l’engagement communautaire était pour moi une opportunité de me réaliser et de mettre à profit mes aptitudes. M’investir pour des causes humanitaires me permettait ainsi d’aider les autres tout en me réalisant personnellement, raconte-elle. Dès le jour où j’ai commencé à travailler en milieu scolaire, il y a de cela plus de 20 ans, j’ai désiré transmettre cette valeur aux jeunes ».
Depuis, chaque année scolaire, Guylaine Gagnon propose aux jeunes une variété de projets « pour les inciter à réfléchir sur le sens et l’importance de la vie en société, à se laisser interpeller par les conditions de vie des autres et à être solidaires avec eux ».
Par exemple, des élèves amassent des fonds pour Opération Enfant Soleil, une démarche qui s’accompagne d’activités de sensibilisation auprès d’autres élèves de l’école. « Les jeunes organisent différentes activités comme des soirées thématiques, la vente d’objets promotionnels et un défilé de mode », explique Guylaine Gagnon.
Pour Jeunes Solidaires, des élèves ont mis en place des kiosques d’information sur le commerce équitable et sur les impacts du changement climatique, notamment. Chaque année, l’enseignante accompagne un groupe d’élèves au Relais pour la vie d’Alma, une marche de 12 heures qui a lieu au mois de juin et dont l’objectif, outre celui d’amasser des fonds pour la Société canadienne du cancer, est de célébrer les êtres chers qui ont survécu au cancer et de rendre hommage à ceux qui ont perdu leur combat.
Comme une courroie de transmission, Guylaine Gagnon guide les jeunes dans la réalisation de leurs projets pour des organismes régionaux et nationaux, leur offrant un soutien constant. « Mais c’est d’abord et avant tout leurs propres actions qui font une différence », précise-t-elle.
« Que ce soit pour la Société Alzheimer, Opération Enfant Soleil ou pour toute campagne de levée de fonds, Mme Gagnon encadre et guide les jeunes, mais surtout, elle leur fait prendre conscience de la place qu’ils doivent occuper dans notre société », témoigne la directrice de l’école Camille-Lavoie, Michelle Dessureault.
« Je crois profondément que l’implication dans des projets d’engagement donne aux jeunes l’occasion de vivre des situations de réflexion et d’expérimentation qui favorise le développement de compétences telles que le sens des responsabilités, la confiance en soi et la coopération. Cela leur permet également de vivre des projets collectifs susceptibles d’améliorer leur milieu et la société », ajoute l’enseignante.
Pour cette mobilisatrice, les jeunes qu’elle accompagne sont de « véritables agents multiplicateurs dans leur milieu, des modèles qui peuvent donner aux autres le goût de s’investir eux-mêmes pour des valeurs humanistes ».
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Joël Aubin
École polyvalente Jonquière
À l’École polyvalente Jonquière, les jeunes amoureux de sciences et d’entrepreneuriat sont comblés… et ceux qui n’en sont pas encore amateurs le deviendront très vite ! En effet, le dynamisme et la passion de l’enseignant en sciences Joël Aubin sont plus que contagieux. Porteur d’une multitude de projets d’entreprises étudiantes au sein de l’école, il croit fermement au pouvoir de l’engagement et de l’entrepreneuriat pour favoriser le développement des jeunes.
Textes de présentation Texte court
À l’École polyvalente Jonquière, les jeunes amoureux de sciences et d’entrepreneuriat sont comblés… et ceux qui n’en sont pas encore amateurs le deviendront très vite ! En effet, le dynamisme et la passion de l’enseignant en sciences Joël Aubin sont plus que contagieux. Porteur d’une multitude de projets d’entreprises étudiantes au sein de l’école, il croit fermement au pouvoir de l’engagement et de l’entrepreneuriat pour favoriser le développement des jeunes.
Texte long
À l’École polyvalente Jonquière, les jeunes amoureux de sciences et d’entrepreneuriat sont comblés… et ceux qui n’en sont pas encore amateurs le deviendront très vite ! En effet, le dynamisme et la passion de l’enseignant en sciences Joël Aubin sont plus que contagieux. Porteur d’une multitude de projets d’entreprises étudiantes au sein de l’école, il croit fermement au pouvoir de l’engagement et de l’entrepreneuriat pour favoriser le développement des jeunes.
Joël Aubin souhaite que « les élèves se sentent impliqués, qu’ils puissent apprendre tout en ayant du plaisir et en découvrant leurs forces ». C’est pourquoi il s’engage directement auprès d’eux, leur offrant ainsi la possibilité de participer à une foule de projets et de comités.
« Il est une vraie bombe d’énergie, soutient la directrice adjointe de l’école, Marie-Claude Harvey. Il a un réel effet d’entraînement auprès des jeunes et des autres enseignants », précise-t-elle. Que ce soit par son engagement auprès de l’équipe de la radio étudiante, de l’album des finissants, du Gouvernement étudiant ou de celle de l’Expo-Sciences, Joël Aubin ne cesse de trouver de nouvelles idées pour motiver et intéresser les élèves et les répercussions auprès des jeunes sont grandes. Selon Mme Harvey, « les élèves sont plus intéressés aux sciences et ont de meilleures notes. Ils s’engagent à fond dans plusieurs projets dans l’école et ce, sans compter leurs minutes. Il va sans dire qu’ils ont un excellent modèle », ajoute-elle.
Cherchant à avoir encore plus d’impact auprès des élèves, Joël a eu l’idée de fonder un nouveau champ d’intérêt : Entrepreneuriat-Sciences. « Les sciences sont un excellent domaine pour mettre en application des théories avec les élèves. Les possibilités de création et d’imagination sont infinies », reconnaît l’enseignant, un fervent défenseur de la pédagogie par projet.
Ainsi, la grille-horaire des étudiants inscrits dans ce champ d’intérêt a été modifiée pour prévoir dix périodes de sciences sur neuf jours au lieu des six périodes de base. Ces périodes supplémentaires sont dédiées aux projets spéciaux et à la création de mini-entreprises. Depuis sa mise sur pied il y a trois ans, ce champ d’intérêt ne cesse de croître en popularité. Avec un groupe de vingt-huit étudiants au départ, le profil sera offert à près de soixante élèves dès l’automne 2012.
Entrepreneur dans l’âme, Joël s’est donc donné pour mission d’accompagner les jeunes dans le démarrage de petites entreprises. Cette année, au concours Jeunes Entreprises, son groupe de 3e secondaire, qui fabrique des lampes électroniques à lumière DEL, a remporté le prix du plus beau logo et de la plus belle affiche.
De plus, au concours québécois en entrepreneuriat, ses élèves de 5e secondaire ont remporté la première place avec leur entreprise PJ Confort. « Dans le cadre de cette entreprise, explique Joël, les élèves ont trouvé une façon originale de récupérer la styromousse, un matériau non recyclable au Québec. Ils conçoivent en effet des coussins dans lesquels ils insèrent de la styromousse broyée avec un robot culinaire », dévoile-t-il fièrement. Les coussins sont notamment vendus aux élèves et aux enseignants de l’école qui souhaitent rendre leur chaise un peu plus confortable.
Selon Stéphane Bérubé, président d’Entrepreneuriat 002 et coordonnateur de la Table régionale en entrepreneuriat, « M. Aubin est une des pierres angulaires du développement de la culture entrepreneuriale à l’École polyvalente Jonquière. En tant que conseiller Jeunes Entreprises dans sa classe, je suis à même de constater toute l’énergie qu’il consacre aux élèves. Il est, selon moi, l’enseignant rêvé et un modèle pour les jeunes ».
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Sophie de Montigny
École secondaire Arthur-Pigeon
Dès son arrivée à l’école secondaire Arthur-Pigeon, à Huntingdon, il y a environ cinq ans, Sophie de Montigny s’est démarquée par sa grande disponibilité et sa générosité. Elle ne connaissait presque personne, mais déjà l’enseignante de mathématiques et de sciences, mère de quatre jeunes enfants, voulait prendre sa place et s’impliquer auprès des jeunes. Rapidement, elle s’est vu confier plusieurs rôles. Passant de l’organisation de fêtes à la supervision de la soirée de remise de diplômes, de la coordination de deux équipes de soccer à la mise en place des activités de récompense, rien n’arrive, ou presque, sans que Sophie de Montigny y ait pris part.
Textes de présentation Texte court
Dès son arrivée à l’école secondaire Arthur-Pigeon, à Huntingdon, il y a environ cinq ans, Sophie de Montigny s’est démarquée par sa grande disponibilité et sa générosité. Elle ne connaissait presque personne, mais déjà l’enseignante de mathématiques et de sciences, mère de quatre jeunes enfants, voulait prendre sa place et s’impliquer auprès des jeunes. Rapidement, elle s’est vu confier plusieurs rôles. Passant de l’organisation de fêtes à la supervision de la soirée de remise de diplômes, de la coordination de deux équipes de soccer à la mise en place des activités de récompense, rien n’arrive, ou presque, sans que Sophie de Montigny y ait pris part.
Texte long
Dès son arrivée à l’école secondaire Arthur-Pigeon, à Huntingdon, il y a environ cinq ans, Sophie de Montigny s’est démarquée par sa grande disponibilité et sa générosité. Elle ne connaissait presque personne, mais déjà l’enseignante de mathématiques et de sciences, mère de quatre jeunes enfants, voulait prendre sa place et s’impliquer auprès des jeunes. Rapidement, elle s’est vu confier plusieurs rôles. Passant de l’organisation de fêtes à la supervision de la soirée de remise de diplômes, de la coordination de deux équipes de soccer à la mise en place des activités de récompense, rien n’arrive, ou presque, sans que Sophie de Montigny y ait pris part.
Cette spontanéité à toujours vouloir offrir son aide, à lever la main quand vient le temps de prendre part à des projets, Sophie de Montigny la tient de ses parents. D’emblée, elle avoue que son éducation a pris forme autour des valeurs de respect des autres, d’ouverture, de tolérance, d’honnêteté et d’attitude positive.
« Je suis une personne curieuse, soucieuse de mon environnement physique et social, active, minutieuse et attentive aux autres et aux besoins qui surgissent et qui nécessitent une réelle implication. J’aime voir le bien que mes actions apportent, surtout auprès des jeunes. Étant dans un milieu défavorisé, c’est impressionnant de voir comment parfois un simple geste peut faire une grande différence pour les jeunes », indique-t-elle avec passion.
Dans cette école secondaire, où pas moins de la moitié des 680 élèves consacrent beaucoup de temps aux activités parascolaires, sportives ou artistiques, il faut des enseignantes comme Sophie de Montigny pour maintenir l’intérêt. Pas étonnant qu’elle ait accepté la responsabilité de coordonner deux équipes de soccer de l’école dans le cadre du projet Les Frontaliers actifs. Planifiant les campagnes de financement, veillant à la certification des entraîneurs, faisant le lien entre le sport et les études ; entre l’école et les parents, elle y met tout son cœur afin d’offrir aux élèves un environnement stimulant et attrayant.
« Sophie est la personne la plus dévouée qu’il m’ait été donné de connaître. Que ce soit avec ses élèves, ses collègues ou sa famille, elle donne constamment son 110 % et trouve, malgré toutes ses implications, le temps de cuisiner des desserts pour ses collègues et même d’en amener en classe », témoigne avec admiration Sandra Morin, la technicienne en travaux pratiques de l’école.
Bien qu’elle soit largement impliquée à l’école, elle l’est tout autant dans sa communauté d’adoption. Membre active du club 4-H, elle accompagne les jeunes lors d’activités de toutes sortes, elle s’engage aussi beaucoup du côté du Club optimiste de Saint-Anicet et fait partie du conseil d’établissement de l’école primaire de ses enfants depuis plusieurs années.
Mais là où elle se surpasse, c’est assurément en tant qu’entraîneur de soccer des équipes de ses enfants. Elle-même ancienne joueuse ayant pris part aux Jeux du Québec, elle a transmis sa passion pour ce sport à ces enfants et les suit assidûment dans leur évolution. Elle fait en plus partie du conseil d’administration du club de soccer de sa région.
À travers toutes ses implications, un élément commun s’impose : les jeunes. Dans la communauté et principalement à l’école, Sophie de Montigny croit fermement que si les élèves ont la chance d’être actifs et de se sentir appuyés, ils avanceront vers la réussite. « L’école, c’est comme un buffet à volonté. On doit proposer des choses aux élèves et on doit les guider pour qu’ils les essaient. Comme ça, ils se découvrent, on tisse des liens de confiance avec eux, et ça nous permet de faire mieux. Quand je vois cette proximité s’installer, j’aime ça et je sens que je leur apporte du positif », indique l’enseignante en guise de conclusion.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Martin Ouellet
École secondaire Vanier
Pour convaincre une quinzaine d’élèves du secondaire et une dizaine de membres du personnel de s’entraîner pendant sept mois afin de participer au Demi-marathon international de Québec en mai prochain, il faut à coup sûr avoir une âme de leader. C’est pourtant avec une grande humilité que Martin Ouellet, enseignant de sciences et technologies et de physique à l’école secondaire Vanier, parle de ce projet, et de bien d’autres, précisant qu’en réalité, ce sont les élèves qui représentent la source de sa motivation et, par conséquent, de son engagement.
Textes de présentation Texte court
Pour convaincre une quinzaine d’élèves du secondaire et une dizaine de membres du personnel de s’entraîner pendant sept mois afin de participer au Demi-marathon international de Québec en mai prochain, il faut à coup sûr avoir une âme de leader. C’est pourtant avec une grande humilité que Martin Ouellet, enseignant de sciences et technologies et de physique à l’école secondaire Vanier, parle de ce projet, et de bien d’autres, précisant qu’en réalité, ce sont les élèves qui représentent la source de sa motivation et, par conséquent, de son engagement.
Texte long
Pour convaincre une quinzaine d’élèves du secondaire et une dizaine de membres du personnel de s’entraîner pendant sept mois afin de participer au Demi-marathon international de Québec en mai prochain, il faut à coup sûr avoir une âme de leader. C’est pourtant avec une grande humilité que Martin Ouellet, enseignant de sciences et technologies et de physique à l’école secondaire Vanier, parle de ce projet, et de bien d’autres, précisant qu’en réalité, ce sont les élèves qui représentent la source de sa motivation et, par conséquent, de son engagement.
En dix-huit ans de carrière en enseignement, Martin Ouellet en a vu défiler des jeunes devant lui. Tous aussi différents les uns que les autres. Pourtant, peu importe leur niveau de motivation, il leur a toujours accordé son attention, sa grande patience et son humour légendaire. Il est parvenu, ainsi, chaque année, à toucher les jeunes, à créer des liens particuliers avec eux et, en quelque sorte, à devenir un modèle.
« Si on me disait qu’à partir de demain je n’étais plus enseignant, je serais très malheureux. Les élèves sont ma motivation et ce sont eux qui m’encouragent à m’impliquer dans divers projets et même à en lancer de nouveaux. Par exemple, pour le projet du Demi-marathon, c’est une élève, sachant que j’étais adepte de course à pied, qui m’a mentionné qu’elle aimerait bien avoir un club à l’école. J’ai donc démarré le projet », raconte l’enseignant.
Le club a recruté des membres qui se sont donné le défi de courir à Québec en mai 2012. Depuis octobre 2011, les quelque vingt-cinq membres s’entraînent quatre fois par semaine. Il n’est pas rare de voir le groupe se réunir les dimanches matin et, sous les encouragements de Martin Ouellet, se lancer à l’assaut des rues de Québec. L’enseignant croit tellement en ce projet qu’il est parvenu à obtenir 3 000 $ de l’école afin d’acheter des souliers de course pour les jeunes et de payer leur inscription au Demi-marathon. « Nous sommes dans une école défavorisée et je sais que ce projet en raccroche quelques-uns à l’école. On prend les moyens pour les garder. »
L’enseignant profite aussi de plusieurs autres projets pour se rapprocher des jeunes. Il est, entre autres, responsable du voyage annuel à New York depuis sept ans. Il est donc de toutes les activités de financement et se charge de la coordination complète du périple. Une fois par semaine, il vient aussi à l’école très tôt le matin afin de préparer des déjeuners pour les élèves dans le cadre d’un projet avec le Club des petits déjeuners. Chaque semaine, il joue aussi au hockey, à la fin des classes, avec les jeunes et d’autres enseignants.
« Quand on se rapproche des jeunes, on peut mieux les connaître et même leur en demander davantage en classe. Le lien devient plus fort et les résultats suivent », indique-t-il.
Cette année, il a même accepté le mandat d’être le responsable du projet FAST, un projet pilote permettant à tous les élèves de 4e secondaire de vivre une expérience de stage dans un milieu scientifique ou technologique. À raison de trois après-midis par semaine, les jeunes, armés de leur IPad gracieusement prêté pour l’année, se rendent à leur stage. Martin Ouellet s’occupe de la coordination du projet, des communications entre les milieux de stage, la direction, les autres enseignants impliqués et les parents. De plus, il répond aux questions et prépare des formations en lien avec le projet.
Ses habiletés professionnelles l’ont même amené à collaborer, bénévolement, à la mise sur pied de l’exposition Sciences en direct, présentée au Musée de la civilisation de Québec. À cela s’ajoutent ses nombreuses participations, à titre d’enseignant accompagnateur, à des activités d’expo-sciences de niveau régional et même provincial.
« Ce que je fais, je le fais pour les jeunes. Et je ne suis pas seul. Je peux compter sur une équipe-école impliquée. C’est le travail d’équipe qui donne toute la force à nos efforts individuels », conclut-il très humblement.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Hélène Desgagné
École secondaire de l'Odyssée / Lafontaine
Une technicienne en loisirs engagée auprès des jeunes du secondaire depuis plus de 30 ans !
À l’École secondaire de l’Odyssée / Lafontaine, les jeunes peuvent compter sur la disponibilité et la créativité débordante de leur technicienne en loisirs, Hélène Desgagné. Voilà plus de 30 ans que cette femme de cœur et d’engagement se lève chaque matin animée de la même passion pour les jeunes. Pour elle, les activités étudiantes sont un « complément éducatif indispensable au succès des élèves ». Un moyen privilégié pour entrer en relation avec eux et leur offrir l’appui nécessaire à leur dépassement.
Textes de présentation Texte court
Une technicienne en loisirs engagée auprès des jeunes du secondaire depuis plus de 30 ans !
À l’École secondaire de l’Odyssée / Lafontaine, les jeunes peuvent compter sur la disponibilité et la créativité débordante de leur technicienne en loisirs, Hélène Desgagné. Voilà plus de 30 ans que cette femme de cœur et d’engagement se lève chaque matin animée de la même passion pour les jeunes. Pour elle, les activités étudiantes sont un « complément éducatif indispensable au succès des élèves ». Un moyen privilégié pour entrer en relation avec eux et leur offrir l’appui nécessaire à leur dépassement.
Texte long
À l’École secondaire de l’Odyssée / Lafontaine, les jeunes peuvent compter sur la disponibilité et la créativité débordante de leur technicienne en loisirs, Hélène Desgagné. Voilà plus de 30 ans que cette femme de cœur et d’engagement se lève chaque matin animée de la même passion pour les jeunes. Pour elle, les activités étudiantes telles que les équipes sportives ou les journées thématiques sont un « complément éducatif indispensable au succès des élèves ». Un moyen privilégié pour entrer en relation avec eux et leur offrir l’appui nécessaire à leur dépassement.
Il n’y a pas de doute : Hélène Desgagné est une passionnée. En 30 ans de carrière au sein de la même école secondaire, sa motivation ne s’est jamais affaiblie, convaincue de l’importance de la vie étudiante dans le développement des élèves. « Au secondaire, j’ai moi-même eu la chance de rencontrer des intervenants qui étaient sincères, qui nous aimaient et qui nous ont aidés à avancer. À cette époque, j’étais déjà engagée, et j’ai rapidement réalisé que je prendrais un jour la relève pour aider les jeunes du secondaire à cheminer dans leur parcours scolaire en vivant des activités intéressantes », dévoile-t-elle.
Depuis 1980, Hélène Desgagné accomplit sa mission. Elle « donne au suivant », comme elle le dit si bien. Attentive aux réalités que vivent les jeunes, elle s’efforce de créer pour eux – et avec eux ! – des événements positifs et des projets novateurs qui participent à leur qualité de vie à l’école, ainsi qu’à leur dépassement personnel.
Elle supervise notamment toutes les équipes sportives parascolaires de l’école : football, volleyball, basketball, cheerleading, hockey, etc. « La santé, la bonne alimentation et l’activité physique sont au cœur de mes préoccupations », précise-t-elle.
Ainsi, pour Hélène Desgagné, les activités étudiantes représentent un moyen incroyable d’intervention auprès des jeunes. « Ce n’est pas tant l’activité elle-même qui est importante pour moi que la possibilité qu’elle offre d’entrer en relation avec les jeunes, de se montrer disponible pour eux et de servir de modèle ». À l’écoute des élèves, elle favorise leur engagement dans des projets qui les font vibrer : concours, activités thématiques, journées sportives, galas méritas, secondaire en spectacle, etc. Quand elle voit l’étincelle briller dans leurs yeux, elle sait qu’elle a atteint son objectif.
« Souvent, il suffit juste d’être là au bon moment, d’être disponible, honnête et passionnée pour que cela fasse une différence », considère-t-elle. Son engagement dans le processus visant à favoriser le passage primaire-secondaire en est un exemple frappant. En novembre, Hélène Desgagné a accueilli les élèves de 6e année qui franchiront les portes de l’École secondaire de l’Odyssée / Lafontaine l’année prochaine. « Nous leur avons notamment présenté toutes les activités de l’école. Nous leur avons aussi remis un chandail de nos équipes sportives, le but étant de stimuler leur sentiment d’appartenance envers notre école ». Et ça marche !
Quand Hélène est retournée visiter les élèves dans leurs classes quelques semaines plus tard, tous se souvenaient d’elle ! « Ils étaient plusieurs à me manifester leur intérêt pour participer à telle activité ou s’inscrire dans telle équipe sportive », raconte-t-elle. Mission accomplie : les jeunes de 6e année se sentent accueillis et bien des peurs ont disparu…
« Mon travail n’est pas un travail, c’est l’expression de ma passion, conclut-elle. Lorsque j’entends des jeunes qui m’ont côtoyée dire qu’ils se préparent à prendre ma place lors de ma retraite, je ne me sens pas dépassée, je sais que j’ai réussi à transmettre ma passion ».
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Nathalie Dickie
École Aux Quatre-Vents
« Lorsque j’étais moi-même étudiante, ce qui me motivait à l’école c’était les périodes de théâtre en parascolaire. Ce sont les meilleurs souvenirs que je garde de mon secondaire », lance d’entrée de jeu Nathalie Dickie, éducatrice spécialisée à l’école aux Quatre-Vents de Bonaventure, en Gaspésie. C’est à cette même époque qu’elle a réalisé que des adultes pouvaient jouer un rôle important dans le développement des adolescents. En s’engageant aujourd’hui avec autant d’énergie et de passion auprès des élèves de son école, elle espère à son tour influencer positivement les jeunes et ainsi les aider à se créer des souvenirs mémorables.
Textes de présentation Texte court
« Lorsque j’étais moi-même étudiante, ce qui me motivait à l’école c’était les périodes de théâtre en parascolaire. Ce sont les meilleurs souvenirs que je garde de mon secondaire », lance d’entrée de jeu Nathalie Dickie, éducatrice spécialisée à l’école aux Quatre-Vents de Bonaventure, en Gaspésie. C’est à cette même époque qu’elle a réalisé que des adultes pouvaient jouer un rôle important dans le développement des adolescents. En s’engageant aujourd’hui avec autant d’énergie et de passion auprès des élèves de son école, elle espère à son tour influencer positivement les jeunes et ainsi les aider à se créer des souvenirs mémorables.
Texte long
« Lorsque j’étais moi-même étudiante, ce qui me motivait à l’école c’était les périodes de théâtre en parascolaire. Ce sont les meilleurs souvenirs que je garde de mon secondaire », lance d’entrée de jeu Nathalie Dickie, éducatrice spécialisée à l’école aux Quatre-Vents de Bonaventure, en Gaspésie. C’est à cette même époque qu’elle a réalisé que des adultes pouvaient jouer un rôle important dans le développement des adolescents. En s’engageant aujourd’hui avec autant d’énergie et de passion auprès des élèves de son école, elle espère à son tour influencer positivement les jeunes et ainsi les aider à se créer des souvenirs mémorables.
« J’ai toujours été impliquée dans le domaine parascolaire, surtout du côté des arts. Cet engagement était un besoin pour moi et ça l’est toujours. Quand j’ai trouvé mon premier emploi dans une école, je me suis aussitôt informée au sujet du parascolaire, en précisant que je souhaitais ardemment y prendre part », raconte Nathalie Dickie.
Travaillant à l’école aux Quatre-Vents depuis une douzaine d’années, l’éducatrice spécialisée a donné de son temps à titre de responsable adulte du gouvernement étudiant, pour la coordination et la réalisation du concours local de Secondaire en spectacle, la mise sur pied d’un journal étudiant, l’animation des rencontres et des activités du programme local de La gang allumée, et même la mise en place du Club cardio, qui donne aux jeunes l’accès à une salle d’entraînement.
« L’idée, je crois, c’est d’être en mesure de tendre l’oreille aux besoins des jeunes et ensuite de travailler à donner vie aux projets qu’ils espèrent. Au fil des ans, je me suis beaucoup impliquée et je suis devenue en quelque sorte leur personne-ressource. J’ai pu créer un lien avec eux. Ils viennent me parler de leur projet ou me poser des questions sur la façon de le monter. Parfois, je m’en occupe, et parfois, je les dirige vers les bonnes personnes. »
C’est cette grande écoute et cette grande disponibilité qui ont permis à Nathalie Dickie de mettre sur pied des projets structurants pour les jeunes, comme celui de la création du local de musique, où les jeunes peuvent se réunir et pratiquer ensemble. Elle a même déniché un commanditaire qui, par son engagement financier, a permis l’achat d’une batterie et d’une guitare électrique.
Il y a quelques années, Nathalie Dickie a aussi mis sur pied le projet Soirée de la culture, un événement permettant aux jeunes de s’initier à différents domaines artistiques et culturels auprès de nombreux artistes de la région. Ce projet attire au moins cent cinquante personnes chaque année. « Lors de cette soirée, les jeunes peuvent se familiariser avec la peinture, le chant, les percussions, le vitrail, la confection de bijoux, la danse et encore bien d’autres domaines. Ça devient une façon pour les jeunes d’entrer en contact avec de nouvelles choses et de se découvrir de nouveaux talents », indique-t-elle.
Reconnue pour son enthousiasme, sa facilité à communiquer et son leadership créatif, l’éducatrice spécialisée parvient à tout coup à rallier autour de ses projets plusieurs membres de l’équipe-école. D’ailleurs, sans leur participation, elle est la première à dire que les projets n’auraient jamais autant de succès. Le Comité motivation, grâce à l’implication du personnel et de Nathalie, a pu proposer une activité du style « Moment de vérité », inspirée du jeu télévisé, à laquelle ont pris part des dizaines et des dizaines de jeunes. C’est la même chose pour le dossier Éducation à la sexualité et pour l’implantation du programme de pairs aidants Passerelles, pilotés par Nathalie avec l’aide de l’ensemble des enseignants.
« Quand je pense à un projet, je pense toujours aux jeunes qui peuvent être un peu tannés de l’école et pour qui un simple projet peut ramener la motivation. C’est pour eux que je le fais et je suis certaine qu’en faisant cela, on en conserve beaucoup à l’école », termine-t-elle.
FINALISTEAVENIR PERSONNEL ENGAGÉ
Louis-Ambroise Paré
École FACE
S’il n’en tenait qu’à Louis-Ambroise Paré, toutes les écoles primaires et secondaires du Québec auraient un programme en chant choral. Idéaliste certes, mais aussi pleinement engagé auprès de ses élèves, de la communauté et même politiquement, cet enseignant en musique de l’école FACE, une école bilingue spécialisée en arts, considère la musique et le chant comme le seul langage universel pouvant rallier les gens. Donnant vie à sa foi musicale à travers divers projets, il prêche auprès de qui veut l’entendre les multiples bienfaits de la musique. Des bienfaits allant même jusqu’à sauver des vies.
Textes de présentation Texte court
S’il n’en tenait qu’à Louis-Ambroise Paré, toutes les écoles primaires et secondaires du Québec auraient un programme en chant choral. Idéaliste certes, mais aussi pleinement engagé auprès de ses élèves, de la communauté et même politiquement, cet enseignant en musique de l’école FACE, une école bilingue spécialisée en arts, considère la musique et le chant comme le seul langage universel pouvant rallier les gens. Donnant vie à sa foi musicale à travers divers projets, il prêche auprès de qui veut l’entendre les multiples bienfaits de la musique. Des bienfaits allant même jusqu’à sauver des vies.
Texte long
S’il n’en tenait qu’à Louis-Ambroise Paré, toutes les écoles primaires et secondaires du Québec auraient un programme en chant choral. Idéaliste certes, mais aussi pleinement engagé auprès de ses élèves, de la communauté et même politiquement, cet enseignant en musique de l’école FACE, une école bilingue spécialisée en arts, considère la musique et le chant comme le seul langage universel pouvant rallier les gens. Donnant vie à sa foi musicale à travers divers projets, il prêche auprès de qui veut l’entendre les multiples bienfaits de la musique. Des bienfaits allant même jusqu’à sauver des vies.
« Quand j’étais à l’école Saint-Henri, chaque midi des jeunes venaient me rejoindre et on pratiquait des chants en chorale. Parfois, il y a des jeunes qui venaient et qui ne chantaient pas, mais je préférais les avoir avec moi plutôt que de les savoir traîner n’importe où. J’ai aussi fait chanter des jeunes en français alors qu’ils ne parlaient même pas la langue. La musique et le chant, ça unit les gens et ça permet même à des jeunes de se raccrocher à l’école si on leur donne l’occasion d’en faire. Ça, j’en suis persuadé », clame haut et fort Louis-Ambroise Paré.
Cet enseignant coloré et convaincu croit à la force et au pouvoir de la musique. Il démontrera, alors qu’il était encore enseignant à l’école Saint-Henri, que l’on pouvait faire bouger les choses à l’aide de la musique. À cette époque, il s’était indigné contre le piètre état de la toiture de l’école et l’absence d’argent pour la réparer. Il avait alors choisi de réagir et de préparer un concert-bénéfice dont les profits serviraient à la réfection du toit. Les médias se sont alors emparés de l’histoire et, quelque temps plus tard, le gouvernement offrait de nouveaux fonds afin de permettre à la Commission scolaire de Montréal de réparer les toits de ses écoles.
« Si Louis-Ambroise a la capacité de s’indigner, il a aussi une vision à proposer. C’est ce qui inspire les jeunes, ses collègues et la communauté à le suivre. Son implication dans l’enseignement de la musique déborde de son école et touche toute la région », indique Jean-Sébastien Gascon, coordonnateur au développement à la Fédération des associations de musiciens éducateurs du Québec, organisation dont Louis-Ambroise Paré a été le président durant trois ans et où il est toujours impliqué.
Pour donner aux jeunes le goût du chant, l’enseignant pilote depuis quatre ans le projet CLIMAT, ce qui lui permet d’amener chaque année un groupe de jeunes élèves au Domaine Forget dans Charlevoix pour un séjour de formation en chant choral axée sur le jazz vocal. Avec ses différents ensembles vocaux, il a aussi effectué de nombreuses prestations en public, préparé des enregistrements et même accompagné des artistes de renom tels Luce Dufault et Richard Séguin. Il a même mis sur pied, avec des collègues enseignants, le Rassemblement choral scolaire de Montréal, qui donne la chance aux élèves de vivre une journée de formation en compagnie de chefs de chorale chevronnés et de tous styles musicaux.
« Encore une fois, ça fait partie de ma volonté de nous prendre en main afin d’offrir aux jeunes la possibilité d’accéder à la musique dans les écoles. Cela aide les jeunes à se découvrir des talents. Il y en a même qui m’ont déjà dit que la chorale leur avait donné le goût de rester à l’école », raconte Louis-Ambroise.
Tout récemment, ses convictions l’ont aussi amené à offrir de son temps au Garage à musique du docteur Gilles Julien, réputé pour sa pratique de la pédiatrie sociale. « L’an prochain, j’aurai même une journée par semaine de libérée pour travailler sur ce projet. Avec la musique, on peut guérir les jeunes de leur mal de vivre et les faire avancer. On peut remplacer les pilules par la musique. J’y crois fermement et je travaille fort afin que tous soient traités équitablement et ça passe aussi par l’apprentissage de la musique », termine-t-il.