Il suffit parfois d’une simple petite étincelle pour allumer le feu de la persévérance. Pour Steve Rousseau, étudiant de 2e secondaire à l’école Saint-Henri de Montréal, son étincelle a été un petit robot joueur de soccer qu’il a confectionné et piloté lors de la compétition internationale de robotique FIRTS qui a réuni 52 équipes à Toronto le 4 avril dernier. Passant plus de 150 heures à travailler sur ce projet, le jeune étudiant confirme que cette expérience enrichissante lui a ouvert les yeux sur l’importance de l’école et de l’engagement afin de pouvoir parvenir à ses fins et atteindre ses propres objectifs de vie.
Il faut certainement beaucoup d’audace et de courage pour quitter sa terre d’origine à l’âge de 14 ans et débarquer dans un pays inconnu, recouvert de neige et où la langue nous ait complètement étrangère. C’est ce qu’a pourtant fait Fatoumata Barry qui a délaissé sa Guinée natale pour s’installer au Québec. Une année et demie plus tard, l’étudiante de 1ère secondaire à l’école de La Cité parle avec aisance le français (accent québécois en prime), cultive un bon cercle d’amis, s’implique dans la communauté et à son école, et espère plus que tout pouvoir terminer son secondaire et devenir infirmière.
Si vous n’avez jamais assisté à un défilé de mode éthique et écologique, les élèves de l’école secondaire Saint-Laurent auraient pu vous en mettre plein la vue avec leur Défilé BLEU 2010, tenu à huit reprises en avril dernier. Ayant comme objectif principal de sensibiliser les jeunes aux enjeux de l’eau, cet événement spectaculaire a proposé aux quelques 2750 spectateurs présents à l’une ou l’autre des représentations, une série de 12 tableaux démontrant à quel point cette ressource est fragile. Nécessitant six mois de préparation et l’implication de 300 élèves, cet événement spectaculaire avait aussi comme objectif le financement d’un projet d’accès à l’eau potable au Niger.
Depuis déjà cinq ans, le Comité Action Planète de l’école secondaire De Rochebelle a mis sur pied une multitude d’actions qui ont contribué à changer des habitudes polluantes au sein de l’école et même à l’extérieur. Entre autres, l’école et ses étudiants ont procédé à l’installation de bacs destinés au multirecyclage, voient à la récupération de matériel scolaire encore utilisable, font la promotion de la boîte à lunch écologique, tiennent des collectes de vélo usagés, fabriquent des sacs écologiques, plantent des arbres, organisent la campagne « Wô les moteurs! », et tout cela, afin de convaincre qu’il est possible de prendre soin de notre planète.
« Je suis un bolide de course et les jeunes sont mon essence! » Voilà comment la colorée et énergique professeure de musique de l’école secondaire Jean-du-Nord à Sept-Îles, Sonia Savignac, image la motivation qui la pousse à œuvrer dans l’enseignement. Et pour tirer le maximum de son carburant, elle transmet sa passion pour la musique à travers des projets toujours aussi stimulants les uns que les autres pour les jeunes. Harmonies, groupe Jazz du Nord, Pairs aidants musicaux, concours à Disney, New-York, Toronto, ou Montréal, rien n’est trop gros pour amener les jeunes à se dépasser et à se découvrir.
« Je suis un semeur d’idées folles et j’aime bien que mes collègues embarquent dans mes projets. Et si on le fait, c’est simplement pour créer quelque chose de stimulant pour les élèves ». Pour Louis Boucher, professeur de géographie et d’histoire au Collège Saint-Sacrement de Terrebonne, l’engagement auprès des étudiants fait partie des beaux côtés de l’enseignement. Peu importe les idées folles, comme le projet des classes rouges, les semaines thématiques ou les implications sportives avec les jeunes, il agit toujours afin de mettre les étudiants au centre de ses actions.
Toute jeune, Jessica Langlais a rapidement appris ce que signifiaient les mots partage et solidarité. Ayant eu comme modèle des parents qui agissaient comme famille d’accueil, elle s’est rapidement imprégnée du désir d’aider les autres. Maintenant en 5e secondaire au Collège Saint-Alphonse (CSA), la jeune fille s’implique à son tour et donne sans compter, comme c’est le cas avec le comité Pairs Aidants, l’hôpital Sainte-Anne, le Relais pour la vie, la Fondation François-Plourde, le Parlement au secondaire de son école et le projet de tutorat individuel qu’elle a mis sur pied.
Si l’on devait décrire le style d’engagement de Nikolas Gobeil par un seul mot, celui qui serait le plus approprié serait certainement ENTRAIDE. En effet, chaque implication, ou presque, de l’étudiant de 5e secondaire au Collège Jean de la Mennais, vise à venir en aide aux autres. Que ce soit par son rôle au sein de Solidarité-Tiers-Monde, du programme de tutorat et du groupe d’aidants naturels de l’école, ou des divers projets de bénévolat offerts par le Collège, Nikolas y voit toujours une opportunité pour que son sens inné de la solidarité prenne forme.
Abonné des classes spéciales durant tout son primaire et sa première année au secondaire, Johnson Celoy en a surpris plus d’un lorsqu’il a joint une classe de 1ère secondaire en cheminement régulier cette année. Étonnant diront plusieurs, alors qu’en fait, il s’agit là d’une évolution exceptionnelle quand on considère que le garçon de 13 ans vit avec une dysphasie, une dyslexie et une dysorthographie. « Johnson s’est pris en main d’une façon merveilleuse et il se démarque par sa persévérance. Il est tout simplement inspirant », encense l’orthopédagogue de l’école Sophie-Barat, Marie-Danielle Sigouin.
À notre adolescence, nous avons tous déjà eu l’impression de se sentir invincible, de croire qu’il ne pouvait rien nous arriver de grave. Stéphanie Bernard devait aussi avoir ce sentiment jusqu’au jour où les médecins lui ont diagnostiqué un cancer des ganglions de stade 2. Pour la jeune fille, alors âgée de 14 ans, c’était comme surréaliste, une sorte de mauvais rêve. Une année et demie plus tard, elle regarde la vie d’un autre angle et a envie de dire à tous les jeunes autour d’elle qu’il est possible de s’en sortir si on ne baisse jamais les bras. L’étudiante de l’école secondaire Saint-Anselme livre ainsi toute une leçon de vie.
Il y a cinq ans, six jeunes étudiantes de l’école secondaire Vanier ont trouvé le moyen de faire prendre le virage santé à toute leur école. Lasses de ne pouvoir se procurer de bons aliments à même leur milieu académique, elles ont eu l’audace de mettre sur pied un dépanneur santé dans l’école. Le succès a été immédiat. Aujourd’hui, le Dep-explo Jeune COOP nécessite l’implication de plus de 50 jeunes et, fort de ses nombreuses récompenses, rayonne aux quatre coins de la province, et ce, surtout grâce à la réalisation d’une trousse de démarrage accessible pour tous les milieux scolaires désireux de vivre l’expérience Dep-explo.
Grimper l’équivalent de sept fois le mont Éverest, soit 61 240 mètres, et ce en seulement deux heures trente, voilà un défi qui peut sembler titanesque, mais qui a pourtant été réalisé par des élèves de l’école secondaire Pointe-aux-Trembles, au début du mois de février 2010. Par le biais du Défi Altitude, 400 participants ont ainsi entrepris une course folle à travers les escaliers de l’école, à raison de 30 minutes par jour durant cinq jours. Voilà comment, à partir d’une idée originale et simple, ces élèves ont voulu promouvoir l’activité physique tout en créant un événement rassembleur au sein de leur école.
Il y a de ces personnes qui cherchent toujours des solutions à des problèmes et Denis Castonguay fait partie de ceux-là. Préoccupé par le décrochage scolaire, principalement du côté des garçons, le directeur adjoint à la 5e secondaire et à la vie étudiante de l’école secondaire Roger-Comptois, a eu l’idée géniale de mettre sur pied un programme de football pour lutter contre ce fléau. Cinq ans plus tard, force est d’admettre que l’initiative a porté fruits, les statistiques démontrant que le programme a amélioré le taux de réussite chez les garçons, en plus de donner à l’école deux championnats provinciaux en 2009.
« Pour que nos jeunes apprennent de façon plus durable, il faut les projeter dans l’action », croit Michèle Monette. Et pour créer cette action, l’enseignante d’art dramatique à l’école secondaire Saint-Stanislas de Saint-Jérôme multiplie les implications et les projets. Que ce soit par l’organisation d’un grand spectacle annuel de variétés, par la préparation de voyages ou la coordination du concours Roi et Reine, Michèle Monette veut seulement sortir les jeunes de leur zone de confort, les amener à se dépasser et à croire en eux même.
C’est connu, plus on s’implique et plus on a envie de s’impliquer et c’est exactement ce que vit David Bergeron, étudiant de 5e secondaire à l’école de la Seigneurie. Capitaine de l’équipe d’improvisation, membre de la troupe de théâtre, ressource pour l’aide aux devoirs, membre du gouvernement étudiant, du groupe TAX-I, du comité Bleu et de Pelure de Banane, batteur pour le Stage Band et pratiquant aussi la natation de compétition, David a tout simplement envie de toucher à tout et de performer dans tout. Sa moyenne générale avoisinant les 95 % prouve à quel point il a sa propre réussite à cœur… sans oublier celle des autres.
Si l’on invitait l’entourage de Jonathan Lasnier à le décrire en quelques mots, tous dresseraient certainement le portrait suivant du jeune garçon : « Un esprit sain dans un corps sain ». En fait, plusieurs pourraient dire que l’étudiant de 4e secondaire du Collège Jean de la Mennais est le parfait exemple d’équilibre entre performances académiques, engagement parascolaire et succès sportif. Au programme, on retrouve le conseil étudiant, le comité sportif, le groupe Entraide, l’équipe de flag-football, l’athlétisme, le cross-country et bien d’autres. « Plus je m’implique et plus mes notes augmentent. N’est-ce pas merveilleux! », claironne-t-il.
Apprendre à vivre avec un trouble déficitaire de l’attention, d’hyperactivité et d’anxiété est un défi quotidien pour toute personne et encore plus pour un enfant. Jérôme Bordeleau, étudiant de 5e secondaire à la Polyvalente de L’Ancienne-Lorette, peut en témoigner. Élève brillant dès le primaire, il a longtemps été victime des préjugés, des regards inquisiteurs et du rejet. Puis un jour, il en a eu assez et a décidé de faire face à la musique. Son engagement dans différents projets est alors devenu sa source de motivation pour combattre ses difficultés de sociabilité… et sa persévérance, son principal atout.
S’il y a bien un âge où la différence fait peur, c’est bien à l’adolescence. Pourtant, Samuel Chourot a dû apprivoiser la différence, et ce, dès son jeune âge. Atteint d’une maladie très rare des articulations, freinant ainsi sa croissance et créant une douleur constante, le garçon de 18 ans a accumulé beaucoup de retard à une certaine époque, mais jamais il n’a cessé de croire en lui. Grâce à son entourage et à la musique, il est revenu de loin, rejoignant le niveau régulier et intégrant même le PEI. S’apprêtant maintenant à terminer son secondaire à l’école Saint-Edmond, sa persévérance a fait mentir bien des pronostics.
Il y a parfois de ces éléments déclencheurs qui nous chamboulent et qui nous amènent à poser des gestes formidables. Pour Caroline Arbour, étudiante de 5e secondaire à l’École d’éducation internationale de McMasterville, il s’agit du Sommet du millénaire d’avril 2009, où elle a assisté à la conférence de Craig Kielburger, fondateur de l’organisme Free the Children. Inspirée par ses paroles, elle a décidé de poser, à son tour, un geste concret en organisant une gigantesque levée de fonds. Grâce à son projet « 24 heures de silence », Caroline et ses collaborateurs ont amassé plus de 16 000 $ afin d’aider les enfants du Sierra Leone et d’Haïti.
Depuis 10 ans, tous les élèves, ou presque, de l’école secondaire de Saint-Anselme se passionnent pour le même projet commun : une méga production théâtrale. Au cours de ces années, huit productions ont ainsi exigé de la part des élèves et des professeurs, persévérance, engagement, créativité, rigueur et détermination. Passant du Livre de la jungle à Aladin, du Roi lion à Shrek, les étudiants s’apprêtent cette année à en mettre plein la vue avec l’adaptation du dessin animé l’Ère de glace. Comédiens, acrobates, danseurs, chanteurs, musiciens et techniciens dévoileront ainsi leurs talents aux quelques 5 000 spectateurs attendus.
Il n’est jamais trop tard pour bien faire et c’est ce qu’a prouvé Érik Charron qui, à l’âge de 35 ans, a choisi de retourner sur les bancs d’école afin de devenir professeur de mathématiques au secondaire. Il avait alors envie de s’accomplir professionnellement, de partager son cheminement de persévérance et de faire comprendre aux jeunes l’importance de faire les bons choix dans la vie. Maintenant enseignant à l’école secondaire Mgr-A.-M.-Parent, il se démarque par ses projets motivants comme « Mon job… c’est l’école », sa créativité, son dynamisme et surtout, par l’impact positif qu’il a auprès des jeunes.
« Harold Boivin est tout simplement un homme vrai et bon, un homme qui se donne sans compter, mais surtout qui a à cœur la réussite et le bonheur de ses élèves. » C’est en ces termes fort élogieux que Mireille Brousseau, l’animatrice de vie spirituelle et d’engagement communautaire (AVSEC) de l’école secondaire de Saint-Anselme, présente son collègue. Et à voir les divers engagements de l’enseignant de français, il n’est pas étonnant d’entendre pareilles paroles. Production théâtrale, Gala Méritas, voyages à New-York, sorties culturelles, rencontres sportives, Harold Boivin est de toutes les activités et si elles n’existent pas, il les crée.
Depuis cinq ans, Andréanne Leclerc pratique l’escalade. Une discipline qui lui permet de se dépasser, de persévérer et d’affronter des défis. Et si elle excelle dans ce sport, c’est probablement parce qu’elle y met la même énergie que dans sa vie de tous les jours. Pour l’étudiante de 4e secondaire à l’école Pointe-aux-Trembles, il est rarement question de demi-mesures. Que ce soit dans un projet humanitaire au Costa Rica, comme bénévole pour une collecte de sang ou encore avec la chorale étudiante, elle met toujours les efforts qu’il faut pour s’accrocher et parvenir à ses buts.
« Quand un jeune s’engage parce que ça fait partie de ses valeurs, on le sent, et croyez-moi, Léonie transpire le don de soi! » C’est en ces termes élogieux que Brigitte Trudel, directrice par intérim de l’école secondaire Jean-de-Brégeuf, décrit l’implication de Léonie Matteau. Le cœur sur la main et la tête bouillonnante d’idées, l’étudiante de 5e secondaire aura laissé une marque significative dans son école secondaire. Club des petits déjeuners, Escouade santé, comité EVB (Établissement vert Brundtland), campagne pour Haïti, campagnes de financement équitables, la jeune fille est de tous les combats et sait se faire entendre et faire participer les gens.
Passionnée de voyage et d’aide humanitaire, organisatrice hors pair, sportive infatigable et même coach à ses heures, membre de divers comités et surtout très attentive aux besoins des gens, Andréanne Mecteau a tout du profil de la jeune première de classe fortement engagée. Pourtant, il n’en a pas toujours été ainsi pour cette étudiante de l’école secondaire Vanier. Sérieusement démotivée il y a quelques années, ses écarts de conduite lui ont causé bien des problèmes. Puis, grâce à sa motivation et à sa persévérance, elle s’est reprise en main et est en voie de faire mentir les pronostics.
L’école n’a jamais vraiment été une partie de plaisir pour Sabrina C. Charneau. Même au primaire, un simple devoir, qui aurait pris 10 minutes à faire pour la majorité des élèves, pouvait lui prendre jusqu’à deux heures de son temps. Devant apprendre à vivre avec ses difficultés d’apprentissage, un diagnostic de trouble envahissant du développement (TED) et le rejet de ses pairs, Sabrina aurait pu abandonner à plusieurs occasions. Pourtant, elle n’a jamais renoncé et se retrouve aujourd’hui, grâce à sa persévérance, à l’aube de terminer son secondaire et projette même des études collégiales.
Nager et faire nager pour la bonne cause. C’est ce qu’ont choisi de réaliser Audrey Lortie et Julie Boucher, deux étudiantes de 5e secondaire à l’école De Rochebelle, dans le cadre de leur projet personnel de fin d’études du Programme d’éducation internationale. Un projet qui a pris la forme d’un immense Nage-o-thon et qui a regroupé, le 20 décembre dernier, une centaine de nageurs et a amassé, pour le compte d’Opération Enfant Soleil, la jolie somme de 1 765 $.
« Construit-le et il viendra », disait la voix intérieur de Kevin Costner dans le film Le champs des rêves. C’est probablement ce qu’ont également entendu les étudiants de l’école secondaire Antoine-de-St-Exupéry lorsqu’ils ont eu l’idée de mettre sur pied leur propre café étudiant, l’Entre-2. En opération depuis cinq ans, le café accueille chaque semaine quelques 900 clients, est devenu le théâtre d’événements thématiques, et a surtout contribué à créer un fort sentiment d’appartenance au sein de la colonie estudiantine de cette école. Voilà comment un rêve se transforme en succès!
Très jeune, Raymond Lafrance faisait déjà preuve de beaucoup d’imagination, de débrouillardise et d’entrepreneurship. Avide d’expériences nouvelles, il était toujours à l’affût des opportunités qui pourraient le faire grandir. Aujourd’hui, fort de ses 20 ans en éducation, l’enseignant à la Polyvalente Saint-Jérôme s’efforce de transmettre à ses étudiants cette volonté de toujours vouloir aller plus loin. Que ce soit à travers le projet Ma terre, mes frères, des conférences sur l’Holocauste, des cours d’entreprenariat ou l’organisation de voyages étudiants, il s’engage avec toujours autant d’énergie.
Issu d’une famille d’enseignants, Marc-André Perron a su dès son primaire qu’il allait suivre les traces familiales. Aujourd’hui, le jeune enseignant de 26 ans de l’école secondaire Saint-Pierre et des Sentiers de Québec est déjà reconnu pour son dynamisme, son engagement et son ambition à pousser les jeunes sur la voie du dépassement de soi. Supervisant les deux troupes de théâtre de l’école, fondateur de la troupe Les Pijorats et coorganisateur d’un projet de coopération international au Guatemala, l’enseignant veut faire comprendre aux étudiants qu’avec des efforts et du travail, on peut arriver à tout.
Quand Josika Leblond a une idée dans la tête, rien ne peut la faire bifurquer de son objectif. Que ce soit en relançant le centre de tri de son école, en montant de toutes pièces un stage de solidarité internationale, en prenant part activement au Rendez-vous des générations de sa région ou en participant à des concours de chant, l’étudiante de 5e secondaire de l’école de l’Arc-en-Ciel de Trois-Pistoles met tout en œuvre pour arriver à ses fins. « Si tu veux grandir, il faut avoir des projets, bouger et rencontrer des gens. C’est comme ça que j’entends faire ma place », lance-t-elle avec assurance et vivacité.
Si Obélix est tombé dans le chaudron de potion magique quand il était petit, Carolanne Foucher est quant à elle tombée dans la vaste marmite des arts et elle en a absorbé tous les talents. Actrice, joueuse d’impro hors pair, chanteuse, photographe, l’étudiante de 5e secondaire à l’école Daniel-Johnson de Montréal se sent aussi à l’aise sur scène qu’un poisson dans l’eau. Elle s’y exprime toujours avec fougue et passion, traduisant ainsi toute l’énergie qu’elle déploie dans chacune de ses implications scolaires et parascolaires.
« Car la vie est si fragile… », chantait Luc De Larochelière. Quand on a 16 ans et qu’on se passionne pour le théâtre, que l’on chante dans la chorale de l’école, que l’on milite dans le comité environnement et que l’on réussit très bien à l’école, on ne saisit probablement pas la portée de ces paroles. C’était le cas de Stéphanie Poirier, étudiante au Collège Mont-Royal, avant qu’elle n’apprenne, en décembre 2008, qu’elle était atteinte d’une forme très rare d’un cancer des os. Maintenant en rémission et de retour à l’école, elle profite de l’instant présent, poursuit ses engagements et persévère pour obtenir son diplôme en même temps que ses amis.
Jusqu’à tout récemment, Benoît Sénéchal, un étudiant de 4e secondaire au Collège Saint-Alphonse de Saint-Tite-des-Caps, ne connaissait pas ce que pouvait signifier la réussite scolaire. Souffrant de dyslexie, de dysorthographie et d’un trouble déficitaire d’attention, Benoît devait aussi composer avec l’éloignement de sa famille, les activités manquées, les étés à étudier et les nombreuses heures à tenter de rattraper son retard. Bien que les raisons aient été nombreuses pour le faire abandonner, le jeune homme a persévéré en se disant qu’un jour, il allait réaliser son rêve de devenir informaticien. Et il est en voie de gagner son pari!
De plus en plus d’écoles secondaires mettent sur pied avec leurs élèves des voyages d’aide humanitaire dans différents pays, amenant ces derniers à prendre conscience du quotidien d’autres peuples sur la planète. Du côté de l’école secondaire Augustin-Norbert-Morin, l’enseignante Véronique Corbeil a aussi voulu faire vivre cette expérience à ses étudiants. À la différence que cette fois, plutôt que d’amener les étudiants du régulier, elle a fait le voyage avec un groupe d’élèves en adaptation scolaire. Une démarche d’envergure, réalisée du 22 au 30 octobre dernier, qui a laissé un impact tout aussi gigantesque chez ces jeunes.
Afin d’offrir à des élèves en adaptation scolaire une nouvelle formule visant à favoriser leur sentiment d’efficacité personnelle tout en leur redonnant le goût de l’école, des professionnels de l’école secondaire Jean-de-Brébeuf ont développé de toutes pièces le projet Développement vie et société. Force est d’admettre que leur initiative a visé juste, car depuis sa mise en place, le projet a entrainé les jeunes sur la route de l’engagement. Bénévolat à la soupe populaire, journal étudiant, pièce de théâtre, émission de radio à la station communautaire CKRL, mini stages en entreprises, fresque murale et autres projets habitent maintenant le quotidien de ces jeunes.
Every morning, Johanne Ouellet wakes up thinking about the young people she will be meeting that day, mentally building projects they will enjoy and thinking of gestures she could make that would help them discover who they truly are. Every morning, the counsellor in spiritual life and community involvement at Louis-Jacques-Casault high school rises with the hope of finding hidden treasure. Little treasures aged 14, 15 and 16 who will come to recognize their inner strengths and allow these strengths to flourish. Be it through the wall of gratitude project, retreat camps, RESPAIX day, the school choir or mental imagery workshops, she always finds a way of reaching out to all her students.
It goes without saying that what prompted Daniel Lefebvre to choose a career in education was his passion, a passion that the gardening and woodworking teacher at Hélène-de-Champlain high school nourishes through involvement, projects and achievements that are all directed towards a common goal: to establish the perfect conditions so that young people can blossom and discover who they truly are. The instigator of Les mains de Champlain cooperative, which is run entirely by students, and the teacher in charge of the collective garden project, which has become a place where young people can learn and flourish, he is forever getting involved and considers that his job and young people are amazing.
« Donner de son temps, c’est passionnant! » La voix énergique, le discours passionné et l’attitude volontaire, Léola Muntu-Caron, étudiante de 5e secondaire au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, parle de ses projets, implications et comités avec un enthousiasme débordant. Gouvernement étudiant, programme OAmbassadors, projet de voyage humanitaire en République Dominicaine, tutrice auprès d’élèves en difficultés académiques, membre de la Table de concertation jeunesse du Kamouraska, et sportive accomplie, la jeune fille ne recule devant aucun défi, trouvant dans ses implications une source intarissable de motivation.
Il y a les acteurs du changement et il y a les observateurs. D’aussi loin qu’il se souvienne, Rajet Anand, élève de 5e secondaire à l’école Pierre-Laporte de Montréal, a toujours fait en sorte d’être associé au premier groupe. Que ce soit par le biais du conseil des élèves, de l’assistance aux devoirs, des activités parascolaires ou du comité cafétéria, Rajet participe et donne de son temps. Passionné par les gens, leurs opinions et leurs préoccupations, le jeune garçon a toujours ressenti le besoin de représenter ses pairs et de défendre leurs intérêts, assumant ainsi un leadership constructif.
Joanna Comtois, étudiante de 2e secondaire à l’école Cap-Jeunesse de Saint-Jérôme, n’avait que 8 ans lorsque les médecins lui ont diagnostiqué un sarcome d’Ewing, une forme assez rare de cancer des os. À la suite d’une année de traitement et de trois ans de rémission, voilà que le cancer est revenu en 2008. Sans jamais se laisser abattre, Joanna a toujours poursuivi ses études, réussissant chaque année, malgré la douleur et les efforts que cela demande. Maintenant âgée de 13 ans, et ce malgré un pronostic plutôt négatif, Joanna persévère dans ses études, poursuit la lutte et a même lancé la Fondation Espoir afin d’amasser des fonds pour la recherche sur le cancer.
En montant le projet parascolaire L’augmentation du goût de la vie, la coopérative Les mains de Champlain, administrée par des élèves de l’école secondaire Hélène-de-Champlain, a produit un impact majeur dans sa communauté. En effet, par le biais de leur potager collectif et pédagogique, les élèves de l’école secondaire Hélène-de-Champlain ont entre autres pu remettre gratuitement, à plus de 130 familles défavorisées, 2 000 livres de légumes bio. Avec une superficie de 6 000 pieds carrés, le potager est devenu le terrain d’apprentissage et de partage des 50 jeunes étudiants de l’école et le succès est tel que le potager devrait doubler dès l’été 2010.
Grâce à la création du projet Télévision Saint-Aubin (TVSA), le Centre éducatif Saint-Aubin de Baie-Saint-Paul est parvenu à stimuler le sentiment d’appartenance à l’école, éliminer l’absentéisme et favoriser l’estime de soi des étudiants. Piloté en majeure partie par une classe d’élèves en adaptation scolaire, âgés entre 12 et 14 ans, ce projet permet de présenter tous les bons coups de l’école, que ce soit dans les sports, dans les arts, dans les sciences ou toutes autres disciplines. Par le biais d’un écran géant situé dans la hall de l’école, TVSA diffuse l’ensemble des reportages le matin avant les classes, pendant les pauses et durant l’heure du dîner.
Dès sa naissance, Katy Jalbert-Mercier, étudiante à l’école secondaire Louis-Jacques-Casault de Montmagny, a dû apprendre à vivre avec une déficience visuelle majeure, ce qui a entrainé des difficultés d’apprentissage tout aussi importantes. Sans jamais se décourager, la jeune fille a tout de même gardé la tête haute, conservé son optimisme et foncé afin de surmonter ses difficultés et atteindre ses buts personnels de réussite. Âgée maintenant de 16 ans, Katy a finalement joint cette année le programme de Formation à un métier semi-spécialisé (FMSS), niveau 1ère secondaire, s’implique avec le comité Opération Enfant Soleil de l’école et est même devenue la présidente de sa classe.
Si la littérature jeunesse et le cinéma nous ont fait découvrir la mystérieuse Mademoiselle C., l’école Arthur-Pigeon de Huntington a quant à elle fait découvrir à ses étudiants la non moins exceptionnelle Miss B. En fait, Miss B. est nul autre que Lori Belair, une enseignante d’anglais et d’espagnol au cœur gros comme le monde, engagée avec énergie dans son école et dans sa communauté, et qui a comme principal objectif de voir les yeux des jeunes s’illuminer lorsqu’ils apprennent.
« L’engagement, c’est mon carburant. Chaque matin, j’ai le goût d’aller à l’école parce que je sais que je contribue à en faire un milieu agréable et stimulant! » Ces paroles rafraîchissantes, lancées spontanément par Coppélia LaRoche-Francoeur, traduisent toute la joie de vivre qui caractérise l’élève de 5e secondaire de l’École De Rochebelle. Membre du conseil étudiant, du comité Action planète, du comité sportif, de l’harmonie de l’école, de l’équipe de basket-ball (capitaine), presque tous les groupes peuvent compter sur sa présence. «Quand tu t’impliques, tu ne peux pas, pas être heureux! »
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Il y a de ces jeunes qui lorsqu’ils se retrouvent au secondaire choisissent de laisser leur empreinte, comme une sorte d’étoile filante qui illumine le ciel, le temps de son passage. À l’école secondaire Polybel de Beloeil, cette étoile filante, c’est Naomie Léonard. Active dans presque tous les comités, dont celui du Défi têtes rasées, Amnistie internationale, les Jeunes Aidants ou encore celui de la collecte de sang, relevant toujours avec enthousiasme et conviction les défis qu’on lui propose et qu’elle se donne, l’étudiante de 5e secondaire a su se démarquer par son énergie contagieuse, sa détermination constructive et surtout son engagement envers ses pairs.
Si on retrouve une partie de nos connaissances dans les livres, la nature peut aussi très certainement agir en bonne pédagogue. Il suffit probablement pour ça de savoir l’écouter et ça, Simon Faucher, enseignant de plein air et d’éducation physique à l’école secondaire Mont-Saint-Sacrement, a rapidement appris le faire. Maintenant, il s’engage à transmettre son amour pour la nature aux jeunes à qui il enseigne, avec comme objectif de les amener à se découvrir et à se rebrancher sur leur potentiel. Par le biais d’expéditions et d’engagement bénévole, les jeunes découvrent l’entraide, la dynamique de groupe, le partage, le respect et l’écoute de l’autre.


































