Pour Alex Lalancette, étudiant de 4e secondaire à l’École secondaire Camille-Lavoie, les études n’ont jamais été faciles. Souffrant de dysphasie et aux prises avec des problèmes familiaux, il a eu à surmonter plusieurs épreuves. Le chemin a été tortueux, mais aujourd’hui, il sait ce qu’il veut. Et ce qu’il vaut. Son engagement dans le sport aura été sa bouée de sauvetage : une occasion unique pour apprendre à canaliser son énergie et atteindre les sommets.
Plusieurs adultes croient que l’on ne peut rien apprendre des adolescents. S’ils rencontraient Henrick Bernier, il y a fort à parier qu’ils changeraient d’avis. Car de cet élève de 15 ans en cheminement particulier continu (CPC) à l’école secondaire Louis-Jacques-Casault, ils apprendraient ce que signifie véritablement la persévérance. Une persévérance qui permet à ce jeune garçon, malgré un trouble envahissant du développement (TED), une personnalité renfermée et des difficultés à exprimer le fond de sa pensée, de devenir représentant de classe, de participer à un camp de leadership, de joindre le club de sciences et même d’apprendre à occuper un emploi.
À 12 ans, Ritchie Succès gravitait déjà autour des gangs de rue et était sur la voie de devenir un petit gangster. À l’école, il faisait la pluie et le beau temps. Fortement influencé à commettre mille et un délits de toutes sortes, Ritchie croyait faussement que plus il faisait des coups, plus il faisait ses preuves! Un jour, alors qu’il se rend à la rencontre de l’un de ses cousins - un garçon plus vieux que lui, et dont l’influence était néfaste - , il apprend que ce dernier vient d’être retrouvé mort dans la rue, tué par balles. Ritchie est sous le choc. C’est là qu’il se rend compte d’une chose: il a un rêve. Celui d’une vie heureuse.
Au début du mois de mars, cinq élèves de l’École secondaire Curé-Hébert se sont envolés pour le Costa Rica. Un voyage sous le soleil, oui. Mais certainement pas des vacances à la plage! C’est plutôt une véritable expérience humanitaire qu’ils ont vécue après presqu’un an de préparation et de financement. Une expérience qui leur aura permis de repousser leurs limites et que ces jeunes de 5e secondaire ne sont certainement pas près d’oublier…
Parfois, certaines causes nous interpellent plus que d’autres. Chez Marie-Pier Lapointe, une élève de 5e secondaire à la Polyvalente des Appalaches, la cause du suicide semble éveiller une profonde réflexion. Bien qu’elle n’ait pas été directement aux prises avec cette épreuve, la jeune fille se considère à ce point concernée qu’elle a choisi de créer le projet « Je nage pour la vie ». Prenant la forme d’un nage-o-thon, ce projet vise à sensibiliser la population de sa région au suicide tout en amassant des fonds qui seront en partie remis à un organisme de lutte contre le suicide.
Chanter pour Haïti! Voilà ce que Alexandre Lemieux, un élève de l’école secondaire Augustin-Norbert-Morin, a choisi de faire pour aider son école à amasser des sous afin de financer la reconstruction du collège Eddy Pascal, situé tout près de Port-au-Prince. Mais pas question de chanter seul. En donnant vie au SlowPopShow, Alexandre a voulu réunir tout plein d’élèves artistes, qu’ils soient chanteurs, danseurs, musiciens ou même créateurs de décors, afin d’offrir une prestation d’ensemble digne de mention et qui aurait surtout la chance de générer beaucoup de retombées financières.
Pour Chantale Simard, enseignante d’arts plastiques auprès d’élèves handicapés et en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage à l’École secondaire des Grandes-Marées, les jeunes sont une source inépuisable d’inspiration, de motivation. « Quand je suis en congé, je m’ennuie d’eux! », témoigne-t-elle. Chaque jour, elle innove afin de mettre en place de nouveaux projets dans le but d’amener les jeunes en difficulté de son école à découvrir leurs forces et à gagner l’estime d’eux-mêmes.
Fervent adepte de l’approche orientante, Jean-François Perron, conseiller en orientation à l’école secondaire polyvalente de L’Ancienne-Lorette, croit fermement que l’école doit fournir aux élèves des situations d’apprentissage en contexte réel d’application si elle veut optimiser leur développement. En mettant entre autres sur pied le projet des Soirées palpitantes, une initiative entrepreneuriale qui permet la diffusion de spectacles et l’implication annuelle de 50 élèves, et celui de la journée de l’emploi, donnant ainsi la chance aux étudiants de rencontrer d’éventuels employeurs à l’école, Jean-François Perron crée justement ce contexte favorable de développement.
S’engager dans des projets, faire du bénévolat ou donner de son temps, rien de cela n’est inné. Et c’est la même chose chez les jeunes et chez les adultes. Alors, pour développer le goût de l’implication, il suffit souvent d’un petit coup de pouce, d’un encouragement ou même d’un sourire invitant. À l’école secondaire Mgr-A.-M.-Parent, ce coup de pouce, cet encouragement et ce sourire, c’est Renée Pronovost, l’animatrice de vie spirituelle et d’engagement communautaire (AVSEC) qui depuis son arrivée, il y a quatre ans, a tout simplement contaminé les jeunes avec sa joie de vivre, son dynamisme et son amour pour l’engagement.
Que ce soit pour lutter contre le tabagisme ou pour contrer l’intimidation chez les jeunes, Alexandre Tremblay n’a pas peur de prendre la parole et d’agir. Ayant lui-même souffert d’intimidation, cet étudiant de 4e secondaire à l’école de l’Odyssée/Dominique-Racine a compris l’importance de s’affirmer pour faire bouger les choses. Du gouvernement étudiant au Réseau conseil de la gang allumée, l’engagement est, pour Alexandre, une source inépuisable de motivation.
Dès son primaire, Cassandre Bois, élève de 5e à l’École secondaire De Rochebelle, a compris qu’elle avait un rôle à jouer afin de contribuer au développement de notre société. Depuis, que ce soit à travers les arts, le sport, l’engagement communautaire et parascolaire ou même la coopération internationale, elle a toujours su relever ses manches et travailler pour aller au bout de ses idéaux. Par exemple, la mise sur pied du projet La cuisine du cœur au profit des bénéficiaires de la Maison Dauphine et son rôle de chorégraphe pour la comédie musicale de l’école témoignent de l’engagement multidisciplinaire de Cassandre.
« Impressionnant » est probablement le qualificatif le plus approprié lorsque l’on regarde la feuille de route de Michelle Houde, une élève de 5e secondaire du Collège Saint-Sacrement. Puis, lorsqu’on l’écoute parler avec passion de ses différents projets et engagements, on serait plutôt tenté de qualifier ses actions d’époustouflantes. Vie étudiante, aide humanitaire, engagement communautaire, protection de l’environnement, arts de la scène, prestations musicales, elle est partout et met son énergie à la disposition de tous les projets.
À son arrivée à l’École secondaire Curé-Hébert, Jean-Philippe Lapointe était un élève réservé et timide. Éprouvant d’importantes difficultés sur le plan scolaire, il a souvent pensé abandonner ses études. La directrice de l’école, Mme Josée Fortin, l’a donc convaincu de participer à différentes activités parascolaires pour l’encourager à reprendre confiance en lui. Jean-Philippe a accepté le pari et le voilà maintenant bien engagé sur la voie de la persévérance et du dépassement de soi.
L’œil vif, le sourire sincère et la voix souvent étouffée par l’émotion, Christine Lafond-Morin, élève de 5e secondaire au Collège des Hauts Sommets, se confie sans cachette et sans détour. Devant vivre avec un déficit de l’attention avec hyperactivité de type mixte, un trouble de l’attachement et des troubles d’apprentissage, la jeune fille a toujours dû lutter pour avancer. Sa passion pour les arts plastiques a été sa bouée de sauvetage, lui permettant de s’impliquer dans de nombreux projets, de mettre sur pied des ateliers créatifs pour les élèves et surtout d’obtenir une reconnaissance fort méritée.
Frédéric l’avoue sans détour : à l’école, depuis deux ans, tout ce qui lui passait entre les mains se changeait en échec. Aujourd’hui, il remercie les adultes de son entourage qui lui ont donné les moyens d’être mis en contact avec son sens aigu de la créativité. Dans le cas de Frédéric, ce sont les activités parascolaires, précisément son talent en dessin et son intérêt pour les arts martiaux, qui ont fait une différence. « Honnêtement, je suis passé de l’élève qui coulait toutes ses matières, à l’élève motivé et capable de réussir. Je pense qu’au fond, même si tout a changé grâce à mon contact avec les arts, mon histoire, c’en est surtout une de confiance en soi. »
La « cer » (Cité étudiante Roberval) verte est un projet de serre unique en son genre auquel participent une vingtaine d’élèves de secondaire 1 à 5. Géré en micro-entreprise par les élèves et le professeur au programme Nature et environnement Dave Néron, le projet permet non seulement aux élèves de s’initier à la gestion d’une serre, mais aussi de se familiariser avec les principes du développement durable.
Parfois, pour trouver des idées qui sortent de l’ordinaire, les jeunes n’ont pas leur pareil. Du côté de l’École secondaire Joseph-François-Perrault, cette énergie créative a résulté en la mise en place du projet Change de chaise, une initiative étudiante qui vise la récupération et la revitalisation de vieilles chaises en bois, puis leur vente pour financer l’achat d’ameublement dans une école défavorisée d’Haïti. Ajoutez à cela 21 paires de bras, des dizaines d’heures d’engagement et une volonté collective de changer les choses, et vous y trouvez la recette d’un vif succès.
Quand, en début d’année scolaire, Nathalie Claude, enseignante en arts au Collège Regina Assumpta, a demandé à ses élèves de 3e secondaire combien d’entre eux avaient un cas de cancer du sein dans leur entourage immédiat, un élève sur cinq a levé la main. Un résultat qui a aussitôt servi d’élément déclencheur de la mise en œuvre du projet Carrément rose : Ouvrons les yeux!, mobilisant les 453 élèves de 3e secondaire. Ce projet est en train de conquérir les cœurs, de soulever les passions et de rallier un nombre impressionnant de personnes autour de son concept créatif et générateur de retombées financières pour la recherche sur le cancer du sein.
« Plusieurs me trouvent fou de m'impliquer de la sorte. Mais c'est naturel pour moi. » Lorsque François Carrier, qu'on qualifie de force de la nature, commence à enseigner en éducation physique il y a vingt ans, il sait déjà l'importance d'avoir des projets. Avec son « hyperactivité bien placée », l’enseignant au Pavillon Wilbrod-Dufour façonne son métier à son goût, prônant la multidisciplinarité, le dépassement, la collaboration et l'envie de donner au suivant.
Dès le début de sa carrière, dans les années 1980, Vincent Joncas n’avait qu’une seule idée en tête : offrir aux jeunes de sa région natale, la Basse-Côte-Nord, tous les services qu’il aurait aimé lui-même avoir lorsqu’il était adolescent. S’est alors amorcé un long combat au cours duquel l’actuel directeur de l’école Marie-Sarah, située à La Romaine, allait ardemment s’impliquer afin de donner aux jeunes d’une région qui s’étend sur 450 kilomètres de meilleurs services éducatifs, des installations pour les activités sportives, des programmes de développement des activités parascolaires et encore bien d’autres choses.
Pour Gaétan Fortin, enseignant en musique à l’École secondaire Saint-Edmond, la musique est bien plus qu’une matière. C’est un langage universel qui devient un outil de pédagogie exceptionnel lorsqu’il est utilisé comme instrument de motivation et d’ouverture sur les autres. En y ajoutant la passion de cet enseignant largement engagé, cela devient même une arme de mobilisation massive! Et toute les façons sont bonnes pour intéresser les jeunes à la musique : cours de sonorisation, mise en place d’une chorale, cours de drumline, sorties musicales. Gaétan Fortin est toujours prêt à offrir de son temps pour les élèves.
Lorsqu’elle décide de s’engager, Laurie-Ann Paquin, étudiante de 5e secondaire à l’École secondaire des Grandes-Marées, va jusqu’au bout. Des multiples projets de Citoyenneté responsable au stage de coopération internationale, en passant par le comité de l’album des finissants, Laurie-Ann Paquin est de celles pour qui le processus est tout aussi important que le résultat. « C’est par mon engagement dans la réalisation de divers projets que j’ai appris à me connaître », reconnaît-elle.
Au contact de Justin Desroches, cela ne prend que quelques minutes pour détecter en lui ce sens inné de l’empathie et du dévouement. Pas étonnant de constater que les autres élèves du Collège Jean de la Mennais, où Justin étudie en 5e secondaire, l’ont élu au sein du groupe Entraide, le reconnaissant ainsi comme un aidant naturel. Toujours prêt à aider, il s’engage aussi auprès des personnes déficientes intellectuelles, des toxicomanes et des personnes atteintes du sida. Sa passion pour les arts de la scène l’a aussi amener à animer des spectacles, jouer dans la troupe de théâtre de l’école et prendre part à la comédie musicale Fame.
Indiscutablement considérée comme une jeune fille de défis, Anoushka Nadeau Gagné, élève de 5e secondaire de l’École secondaire de Dégelis, relève avec succès chaque nouveau projet qu’elle développe ou qu’elle se fait confier. Initiatrice du Loft étudiant, organisatrice d’une collecte de jouets pour les distribuer aux enfants pauvres de la région, coordonnatrice d’événements culturels et première ministre du gouvernement étudiant, Anoushka sent qu’elle peut influencer positivement le cours des événements. C’est pourquoi elle prend les choses en main et met son leadership à contribution.
À la polyvalente Fréchette, un élève se démarque par son naturel positif et enthousiaste malgré les difficultés scolaires : Vincent Côté. Étudiant au parcours de formation axé sur l’emploi depuis un an seulement, il représente déjà sa classe au conseil d’élèves. En effet, depuis le début de ses études secondaires, rien ne l’arrête! Animé de plusieurs passions, il s’engage dans une multitude de projets et d’emplois lui permettant d’être en contact avec les gens et de travailler en équipe. Partout où il passe, on apprécie son dynamisme, sa joie de vivre et son sens de l’effort. Faisant preuve d’une persévérance exemplaire, il n’a jamais laissé les difficultés scolaires prendre le dessus sur sa vie.
Il y a moins d’une année, quand les professeurs de 3e secondaire de l’école Mgr-A.-M.-Parent échangeaient à propos de l’avenir de Joanie Duquette, une jeune fille un peu rebelle de 3e secondaire, les pronostics de réussite scolaire s’avéraient très mauvais. Aujourd’hui, lorsque ces mêmes enseignants discutent de la même jeune fille, les commentaires positifs affluent de toutes parts. Après avoir en quelque sorte fait le ménage dans sa vie et appris à vivre avec le deuil de son père, Joanie s’est remise à fréquenter l’école assidûment, a déployé les efforts nécessaires et a fait passer sa moyenne générale de 41 % à 87 %, retrouvant ainsi le chemin de la réussite.
Les jeunes ont le pouce vert à l’école secondaire Kénogami! Plus particulièrement les six élèves de la classe d’adaptation scolaire d’Hélène Parent. Tous âgés entre 15 et 19 ans et souffrant de déficience intellectuelle moyenne, ils participent avec beaucoup de bonheur au projet Pouce Vert initié par Mme Parent il y a huit ans. Au mois de septembre, les élèves ont accompagné leur enseignante à la serre afin de se choisir chacun une plante dont ils seront responsables tout au long de l’année scolaire. Guidés par Mme Parent, ils apprennent tout de l’entretien d’une plante comme l’arrosage, le rempotage et la fertilisation. Mais surtout, ils apprennent à prendre soin d’un être vivant, et ils en sont fiers. « Ils réalisent qu’ils peuvent, eux aussi, accomplir de grandes choses », s’enchante Hélène Parent.
Ils sont de plus en plus de jeunes à vouloir goûter à la coopération internationale avec l’ambition ultime d’améliorer un tant soit peu la qualité de vie de personnes démunies. Quand des jeunes partent de Blanc-Sablon, municipalité située à l’extrême est de la Basse-Côte-Nord, voyagent plus de 50 heures pour se rendre à destination et plus de 70 pour en revenir, et tout cela afin de financer et de bâtir une école pour les jeunes d’un petit village du Honduras, cela mérite certainement d’être souligné.
Quand 189 États et pays membres des Nations Unies ont adopté, en septembre 2000, les huit Objectifs du millénaire pour le développement (OMD), ils visaient à éliminer l’extrême pauvreté de par le monde d’ici 2015. Cet ambitieux projet avait alors comme tremplin un vaste partenariat mondial dont le Canada faisait partie. Onze années plus tard, force est d’admettre qu’une grande majorité de citoyens n’ont jamais entendu parler de ce projet. C’est donc pour révéler ce dernier au grand jour et mobiliser la population autour de sa réalisation que les étudiants et membres du personnel de l’école secondaire Saint-Laurent ont uni leurs forces et mis sur pied le Sommet du millénaire pour la jeunesse 2011, qui a accueilli près de 1000 jeunes les 12 et 13 mai derniers à Montréal.
Chantale Potvin enseigne le français à la Cité étudiante de Roberval depuis dix-huit ans. Férue d’écriture et de lecture, elle s’engage jour après jour à transmettre cette passion à ses élèves de 5e secondaire. Comment? En mettant du « piquant » dans la salle de classe. À plusieurs reprises au cours de l’année scolaire, madame Potvin invite une personne de la région à livrer un témoignage d’engagement aux élèves. « Chaque fois, les jeunes sont touchés, prennent conscience d’une réalité qu’ils connaissent peu ou pas du tout et ont envie de communiquer par écrit ce qu’ils ressentent », raconte-elle. Aussi, en permettant aux élèves de participer à de véritables projets d’écriture d’articles et de romans, Chantale Potvin leur offre une tribune pour s’exprimer.
Quand Dany Provencher a accepté, il y a une dizaine d’années, le poste d’enseignant de musique à l’École secondaire de Dégelis, au Témiscouata, il a dû composer avec des flûtes à bec, des guitares brisées et un programme minimaliste offert seulement aux élèves de 1re et 2e secondaires. Rapidement, il a demandé qu’on lui fasse confiance et a mis sa passion pour la musique au travail. Résultats : l’école offre aujourd’hui son programme à tous les niveaux, propose une panoplie d’instruments de qualité, fait la tournée des écoles primaires avec ses harmonies et mise sur le stage band Élite, qui enregistre des albums et se produit sur de nombreuses scènes au Québec et ailleurs.
Être passionné par les jeunes, cela signifie aussi saisir toutes sortes d’opportunités pour se rapprocher d’eux, même s’il faut pour cela sortir de sa zone de confort. Parlez-en à Andrée Sarah Lefrançois, jeune enseignante d’arts de 28 ans à l’école secondaire Mgr-A.-M.-Parent, qui a accepté de devenir « la coach » non pas d’une, ni de deux, mais bien des trois équipes masculines de basketball de l’école. En faisant cela, l’enseignante, qui ignorait même avant cette année à combien de joueurs se pratiquait ce sport, a tout simplement sauvé les équipes de l’école tout en donnant à leurs membres le goût de poursuivre leurs études.
À l’École secondaire des Grandes-Marées, presque tout le monde connaît Mylène Tremblay. Elle n’est qu’en 3e secondaire et, déjà, elle a animé deux événements majeurs de son école : le concours Secondaire en spectacle et le gala sportif et culturel, qu’elle anime de nouveau cette année. Et pour elle, l’animation ne se limite pas qu’à la présentation des prix et des numéros! Chaque fois, elle participe à la création des concepts, à la préparation des sketchs et à la rédaction des textes. Elle le dit elle-même : « je ne suis pas une fille gênée ». Et aussi étrange que cela puisse paraître, c’est grâce à son engagement dans le sport qu’elle a pu prendre conscience de son aisance et de son plaisir à parler en public.
Quand Étienne Laboissonnière a choisi de sortir davantage de sa coquille en 3e secondaire et de multiplier ses implications, il a soulevé l’inquiétude de ses parents, qui appréhendaient une chute de son rendement scolaire. Deux ans plus tard, force est d’admettre que leurs soucis n’avaient pas raison d’être. Pour cet élève de 5e du Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, le gouvernement étudiant, la troupe de théâtre, l’équipe d’improvisation, le groupe Paramundo, l’équipe de basketball et différents autres projets ont plutôt stimulé sa motivation, son rendement et son sentiment d’appartenance à l’école.
Né sous le signe de la clé de sol, Julien Rousseau a grandi dans un milieu familial où les mélodies étaient omniprésentes. Dès l’âge de quatre ans, il était inscrit par ses parents à des cours de piano, et depuis, la musique fait partie de son quotidien. Cherchant ainsi toutes les occasions de combler son appétit musical, l’étudiant de 5e secondaire à l’école Jean-Baptiste-Meilleur a joint les rangs du stage band de l’école comme saxophoniste, ceux de l’ensemble de percussions comme joueur de conga et ceux d’un groupe pop comme pianiste. Tout cela s’ajoute à des performances sportives en athlétisme, à des implications bénévoles soutenues et à un rendement scolaire enviable.
Si la détermination avait un nom, ce serait celui de Keven Vallée. Atteint de paralysie cérébrale, cet étudiant de 4e secondaire à la Polyvalente de Normandin charme toute l’école grâce à son sourire accrocheur, son sens de l’humour et sa personnalité de fonceur. Pour lui, réussir ses études est ce qu’il y a de plus important. Depuis son entrée au secondaire, il met toutes les énergies nécessaires pour atteindre ses objectifs, et ce, sans jamais se laisser décourager par les difficultés de son quotidien. Si, en raison de sa maladie, il a marché pour la première fois à l’âge de 4 ans, aujourd’hui son regard porte loin et il avance d’un pas assuré à la rencontre de ses rêves.
D’aussi loin qu’il se souvienne, Samuel Pelletier a toujours accusé un retard important à l’école. Pourtant, malgré les frustrations, il s’est toujours accroché. Puis est arrivé, alors qu’il n’avait que 14 ans, un diagnostic de cancer des ganglions. Une fois de plus, Samuel s’est accroché et est entré en période de rémission. Puis, l’an dernier, l’élève de l’école secondaire La Rencontre apprenait qu’il était dyslexique. C’était une nouvelle épreuve, mais ce nouveau diagnostic lui a enfin permis de comprendre l’origine de ses difficultés scolaires. « J’ai toujours persévéré et j’ai eu raison de le faire. Aujourd’hui, j’ai les bons outils pour réussir et tout s’améliore. J’en suis très fier! »
Personne ne met en doute qu’une forte estime de soi favorise la réussite. Et ce n’est pas différent pour Catherine-Amélie Renaud, une élève de 5e secondaire au Collège Regina Assumpta. Comme elle se situe parmi les premières de classe tout en s’impliquant comme photographe et bénévole avec le Club 2/3 et dans un programme de tutorat, on pourrait croire qu’elle déborde de confiance… et pourtant. Devant composer avec des problèmes de troubles de l’humeur, Catherine-Amélie lutte quotidiennement pour avoir d’elle-même une image positive. Souvent, elle a envie de tout laisser tomber, mais chaque fois elle se dit que ça finira par aller mieux.
À l'École polyvalente Arvida, on a remué ciel et terre afin de lutter contre le décrochage scolaire et offrir du support à des jeunes en difficulté. Grâce aux efforts concertés de l’école, du CSSS de Jonquière, de la commission scolaire De La Jonquière et de la Coopérative de solidarité INAQ, un projet vraiment original a vu le jour : Destination nature. Depuis trois ans, ce projet permet chaque année à un groupe d'une vingtaine d'élèves en parcours adapté de partir à l'aventure, en pleine nature, pour se dépasser et goûter à la réussite!
Vous ne le saviez probablement pas, mais certains d’entre vous ont comme collègues de travail des éléments agressants qui nuisent au rendement. Ces ennemis se nomment xylène, toluène et benzène – et ils n’ont rien à voir avec les personnages fantastiques des livres de Tolkien. En fait, il s’agit de polluants qui se trouvent dans l’air et qui, apparaissant en grande quantité, peuvent causer des maux de tête, des étourdissements, de l’irritation aux yeux et à la gorge, et même des vomissements. Pour lutter contre ces intrus, des élèves de l’école secondaire de l’Horizon ont mis sur pied le projet Purimax, une mini-entreprise spécialisée dans la vente de plantes dépolluantes.
Pour plusieurs jeunes, le passage du primaire au secondaire apparaît comme une étape scolaire assez effrayante. L’immensité de la nouvelle école, la relation avec les ados plus âgés, la structure des cours et l’attitude des enseignants sont autant d’éléments qui hantent leurs pensées. Pour démystifier tout ça, des élèves de l’école secondaire Pointe-aux-Trembles ont mis sur pied le projet Transition. Combinant visites, activités sportives, présentations interactives et périodes de discussion, le projet Transition s’est distingué par son approche et son audace, mais a surtout permis à plus de 240 jeunes d’entrevoir leur passage au secondaire de façon plus paisible.
Pour plusieurs jeunes, le passage du primaire au secondaire apparaît comme une étape scolaire assez effrayante. L’immensité de la nouvelle école, la relation avec les ados plus âgés, la structure des cours et l’attitude des enseignants sont autant d’éléments qui hantent leurs pensées. Pour démystifier tout ça, des élèves de l’école secondaire Pointe-aux-Trembles ont mis sur pied le projet Transition. Combinant visites, activités sportives, présentations interactives et périodes de discussion, le projet Transition s’est distingué par son approche et son audace, mais a surtout permis à plus de 240 jeunes d’entrevoir leur passage au secondaire de façon plus paisible.
Convaincu de la nécessité de donner aux jeunes l’occasion de découvrir leurs intérêts et d’exprimer leurs passions, Jean Gaudreault, enseignant en sciences à l’école secondaire Jean-Gauthier, a choisi de donner l’exemple. Passionné d’environnement et de musique, il se dit que d’autres élèves partagent certainement les mêmes intérêts! Et il a raison. La preuve : plus de 100 élèves de secondaire 1 à 3 se sont déjà inscrits au cours optionnel « Ressources fauniques » qu’il a créé tout juste l’année dernière. Que ce soit dans le cadre du comité environnement ou de la chorale de Noël, Jean Gaudreault a un seul objectif : permettre aux jeunes d’exploiter leurs talents et de s’épanouir.
Enseignant depuis seulement deux ans, Jean-Daniel Larivière a choisi le secondaire car il avait envie de s’impliquer et de tisser des liens solides avec les jeunes. « Au secondaire, on peut devenir des modèles pour les jeunes, les inspirer et faire une différence dans leur cheminement », lance-t-il avec conviction. Et ces liens solides, l’enseignant d’histoire et de géographie du Séminaire Saint-François les tisse en classe, mais surtout en entrainant une des équipes de basket-ball de l’école, en supervisant des projets comme celui du Tournoi jeunes démocrates et en organisant et en accompagnant les jeunes lors de voyages de fin d’année.
S’il y a bien une chose qui est routinière pour Caroline Perreault, c’est justement de ne pas avoir de routine. Depuis qu’on lui a confié la prise en charge d’un projet pilote visant à raccrocher à l’école une quinzaine d’élèves en difficulté, c’est comme si on l’avait placée devant une page blanche et qu’on lui avait demandé de trouver comment la remplir. Un défi à la hauteur de cette enseignante créative de l’école secondaire de l’Achigan, dans Lanaudière, qui cherche toujours, par des projets, des activités et des initiatives surprenantes, à devenir une source d’inspiration pour des jeunes qui ont manifestement besoin de modèles.
Pier-Alexandre Lacasse est fier de son école, la Polyvalente de Normandin, et il tient à ce que les autres élèves le soient tout autant! C’est pourquoi il s’engage. À titre de membre du Parlement étudiant, il participe activement à la création de projets de toutes sortes dans le but de rassembler les jeunes et de créer un sentiment d’appartenance. Chaque fois qu’il y a une activité dans l’école, Pier-Alexandre est là! Il a d’ailleurs réalisé des montages vidéo souvenirs pour plusieurs d’entre elles, comme Secondaire en spectacle. Parce qu’il veut que les élèves de son école soient heureux de la fréquenter, Pier-Alexandre est de l’avis que « la meilleure façon de faire la différence est de s’engager et de s’investir ».
Qu’il soit sur scène comme comédien ou animateur, devant les caméras en tant qu’acteur, en présentation devant un auditoire ici ou ailleurs, derrière un micro à la radio étudiante, en pleine compétition de Génies en herbe ou même dans un village péruvien comme coopérant, Guillaume Sylvain fait preuve d’une grande aisance et d’une ouverture sur les autres. À seulement 16 ans, l’élève de 5e secondaire du Séminaire des Pères Maristes brille littéralement par l’éloquence de sa feuille de route. « Depuis deux ans, j’ai vraiment beaucoup de projets. Et quand je vois tout ce que ça m’a apporté, j’en suis vraiment satisfait », affirme-t-il tout simplement.
Le mot demi-mesure ne fait pas partie du vocabulaire de Rachel Sylvestre. Quand elle s’engage dans un projet, elle le fait à fond, se montrant exigeante envers elle et envers les autres. Présidente du conseil étudiant, membre du conseil d’établissement, du comité vert, du comité solidarité monde, de l’équipe de la technique de l’école, du comité du bal et surtout grande amoureuse des sports d’équipe, l’élève de 5e secondaire à l’école Paul-Gérin-Lajoie-d’Outremont désire que son passage au secondaire ait été utile et constructif, pour elle, mais aussi afin que ces efforts aient permis d’améliorer la qualité de vie étudiante à cette école.
Pour Marc-Olivier Boily, étudiant à l’école secondaire Kénogami, les études secondaires n’ont rien de facile. Enfant né prématurément, il souffre de dysphasie et de troubles de la mémoire qui lui occasionnent d’importantes difficultés d’apprentissage. Alors que tous les pronostics étaient contre lui, Marc-Olivier a voulu prouver à tous qu’il était capable de réussir ses études secondaires. Grâce à sa volonté, à son courage et à sa persévérance, Marc-Olivier a gagné son pari : il termine prochainement son 5e secondaire, et ce, sans avoir repris aucune année! Un exploit qu’il doit à son incroyable force intérieure et à l’appui constant de ses parents.
C’est à l’automne 2008 que l’univers de Rébecca Normand-Ruel a basculé. Du statut d’adolescente conventionnelle, l’étudiante à l’école Louis-Jacques-Casault est passée à celui de victime d’un cancer au cerveau. S’en est suivi chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie et réhabilitation. Aujourd’hui, malgré des séquelles intellectuelles et physiques apparentes (perte d’audition du côté droit, motricité réduite, difficulté de prononciation et paralysie faciale), Rébecca a réintégré l’école, réappris à écrire avec la main gauche, réussit mieux que jamais et aborde l’avenir avec un optimisme et une joie de vivre inspirante.
Il y a mille et une façons de se distinguer des autres. Pour Gabriel Hervieux, élève de 4e secondaire à l’école participative l’Agora, cela pourrait être par sa passion de la musique, car il joue du piano, du violon et de la guitare. Cela pourrait être par son intérêt envers les langues, car il parle le français, l’anglais, un peu l’italien et l’espagnol et qu’il s’est mis au mandarin. Cela pourrait aussi être pour ses aptitudes sportives ou pour son grade de caporal-chef avec un corps de cadet. Mais en bout de ligne, Gabriel se distingue par sa différence. Une différence qui prend la forme d’un handicap visuel sévère qui l’amène à prouver qu’avec de la détermination et de la persévérance, on peut aller de l’avant.
À l’école secondaire Camille-Lavoie, les élèves et les professeurs se sont donné un objectif de taille : créer pas moins de 3 000 luminaires pour la vie. Ces luminaires éclaireront la marche nocturne du Relais pour la vie, qui se tiendra sur les Plaines vertes d’Alma le 3 juin. Une première au Québec! Les luminaires, décorés à la main par les quelque 600 élèves de l’école, seront ensuite vendus dans le but d’amasser des fonds pour la recherche sur le cancer. Chapeauté par les étudiants de 2e secondaire du Programme d’éducation internationale, ce projet mobilisateur vise à sensibiliser les élèves à une cause qui touche malheureusement beaucoup de monde.
Depuis six ans, lors de l’Halloween, la ville de La Pocatière transforme son artère principale en vaste avenue de l’horreur. Mais depuis les trois dernières années, les élèves du Collège Sainte-Anne-de-la-Pocatière donnent une toute nouvelle saveur à l’événement qui attire pas moins de 8 000 visiteurs. Laissant libre cours à leur imagination sanguinolente, ils ont créé et animé l’an dernier deux maisons hantées, mis en place une animation de rue et reproduit le Chemin de Traverse d’Harry Potter à même leur école. Ajoutez des médecins fous, des tortionnaires d’enfants, un buffet cannibale et vous y trouvez la recette d’un immense succès.
Il y a parfois de ces projets aux larges impacts qui tirent leur origine d’une idée simple devant initialement contribuer à régler une situation banale. C’est un peu le cas du projet les « Gugusses du Perdu » qui devait résoudre les problèmes d’approvisionnement d’une classe en crayons, feuilles et effaces, et qui finalement est devenu un magasin communautaire où les élèves de l’école secondaire les Chutes à Rawdon peuvent se procurer, à peu de frais, des vêtements, chaussures, bottes d’hiver et articles scolaires. Une évolution originale et extrêmement pertinente dans un milieu scolaire plutôt défavorisé.
Judith Rousseau n’est pas une surveillante d’élèves ordinaire. À l’École polyvalente Jonquière, tout le monde la connaît! Bien plus que de faire appliquer les règlements de l’école, Judith Rousseau est un peu l’infirmière et la psychologue de première ligne pour les petits et les gros « bobos ». Sensible et à l’écoute, Judith réussit à établir une relation de confiance hors du commun avec les jeunes, qui se confient naturellement à elle. Soucieuse d’offrir aux jeunes le réconfort et le soutien dont ils ont besoin, elle s’est engagée à être présente, jour après jour, et à les guider vers les bonnes ressources, faisant ainsi le pont entre les jeunes et les services professionnels de l’école.
À maintes reprises, Nancy Bédard, enseignante d’anglais à l’école secondaire De Rochebelle, a validé la véracité du dicton qui veut que « les voyages forment la jeunesse ». En compagnie de jeunes élèves, elle a parcouru la France, l’Angleterre, l’Écosse, l’Italie, la Suisse, et sans oublier des villes plus près comme New-York, Chicago ou Washington. Chaque fois, elle en est revenue avec la conviction profonde que le fameux dicton disait vrai, l’encourageant ainsi à réinvestir, année après année, de nombreuses heures dans la préparation de ces fameux périples tous aussi formateurs et inspirants les uns que les autres.
Dans une école, il serait faux de prétendre qu’il n’y a qu’entre les murs d’une classe que les apprentissages se réalisent. Et pour s’en convaincre, il suffit d’observer le travail de Sylvie Bruneau, enseignante en adaptation scolaire à l’école secondaire Mgr-A.-M.-Parent. Pour elle, chaque projet ou activité est propice à l’apprentissage et au dépassement. Qu’il s’agisse d’un voyage éducatif, de l’organisation d’un spectacle, de cours de cuisine, de patinage ou de randonnées en vélo, et ce à n’importe quel moment de la semaine, de jour ou de soir, et même l’été, Sylvie Bruneau s’investit avec comme seule ambition de voir progresser ses élèves.
Éternelle positive, Marie-Claude Bourgeois, étudiante de 5e secondaire à l’École secondaire Kénogami, distribue sourire et bonne humeur à la tonne! Engagée activement depuis quatre ans au sein du Club optimiste, Marie-Claude a rapidement réalisé que pour elle, « venir en aide aux gens était plus qu’une passion, c’est une seconde nature! » En plus de l’aide aux devoirs et de la collecte de fonds pour diverses causes comme Centraide, le cancer infantile et l’hôpital de Jonquière, Marie-Claude se donne pour mission de promouvoir le bénévolat auprès des jeunes. Son aisance pour les communications et sa réelle ouverture aux autres en font une personne appréciée partout où elle passe.
Chanteur, pianiste, animateur, président de l’école, improvisateur, voyageur et bénévole convaincu, Jacob Arreola-Dufour fait partie de ces jeunes qui osent prendre la parole, défendre leurs opinions et celles des autres, participer à des projets et contribuer à colorer leur milieu de vie. Ayant une tendance naturelle à la réussite et une propension au dépassement, l’élève de 5e secondaire de l’école les Compagnons-de-Cartier considère simplement que c’est en mettant la main à la pâte que l’on parvient à apprendre, à bâtir et à en retirer une grande fierté.
Dès les premiers instants d’une discussion avec Sandrine Raquepas, on comprend que l’on fait face à une jeune fille dynamique, articulée et passionnée. Toute sa personnalité dégage une conviction propre à ceux pour qui chaque action mérite d’être exécutée avec cœur et énergie. Et que ce soit au sein du Conseil des étudiants, du Groupe d’engagement, du Groupe d’entraide et de divers comités d’animation, l’étudiante de 5e secondaire du Collège Jean de la Mennais prêche toujours par l’exemple et ses collègues n’hésitent jamais à la suivre.
Lors de son entrée au secondaire, Shana Collard, étudiante à l’École secondaire Curé-Hébert, a connu quelques difficultés sur le plan scolaire. « Je n’arrivais pas à m’intégrer et ça a affecté ma motivation », explique-t-elle en ajoutant que l’heure du midi était particulièrement longue pour elle. Mais rapidement, un professeur lui a proposé de participer à des activités parascolaires. C’est alors qu’a débuté, pour Shana, un long parcours… engagé! Entrepreneuriat, rase-o-thon, ateliers de prévention des toxicomanies, pièce de théâtre. « C’est en m’engageant que j’ai appris à gérer mon temps et à persévérer. En me permettant de prendre confiance, ces activités ont donné un sens à ma vie scolaire », raconte celle qui terminera bientôt ses études secondaires.
Pas toujours facile d’être un adolescent. Si en plus on doit composer avec une différence, ça peut rapidement devenir l’enfer. Parlez-en à Simon Bastarache, élève de 5e secondaire à l’école les Compagnons-de-Cartier, qui, en plus d’apprendre à vivre avec un syndrome de dysfonction non verbale, entrainant des difficultés d’apprentissage et de gestion des relations interpersonnelles, a dû faire face au rejet et à l’intimidation. Mais comme il est toujours possible de renverser la vapeur, Simon a pris les choses en main et est passé d’un élève à la réussite chancelante et peu apprécié, à un élève impliqué et inspirant.
Discuter de ténacité ou de persévérance avec Karolanne Bourdages, c’est un peu comme discuter météo avec un météorologue. Elle s’y connaît. Chaque jour de la semaine, la jeune fille de 15 ans se tape 1 h 30 de voyagement, matin et soir, pour aller et revenir de l’école. Chaque jour de la semaine, elle multiplie les efforts afin de déjouer sa dyslexie et ainsi améliorer ses notes. Chaque semaine, elle fréquente de trois à quatre fois les périodes de récupération et s’offre au moins deux séances de cours privés. Et tout cela afin de pouvoir aller au bout de son rêve : joindre l’équipe nationale féminine de soccer et se rendre aux jeux Olympiques !
Qui aurait pensé, quand Étienne Coulombe a créé l’équipe de volleyball cadet à la Polyvalente de Normandin, qu’elle se rendrait en compétition au niveau provincial dès sa deuxième année? C’est pourtant ce qui est arrivé. Alors qu’il était en secondaire 3, Étienne Coulombe a découvert le volleyball dans ses cours d’éducation physique. C’est devenu une passion, qu’il a réussie à partager avec plus de 40 jeunes de son école. En moins de trois ans, son projet mobilisateur a permis la création de quatre équipes masculines et féminines de volleyball à la Polyvalente de Normandin. Fierté, esprit d’équipe, promotion du sport et amélioration de la condition physique sont au rendez-vous!
Pour donner vie à un projet mobilisateur, il faut souvent pas mal d’huile de coude et beaucoup de passion. Ces deux préalables, Charles Breton-Demeule en a à revendre. Et c’est aussi grâce à son fort esprit d’initiative que l’élève de l’école secondaire du Mont-Saint-Sacrement, animé par son intérêt pour l’histoire, a tout d’abord formé un club d’archéologie et ensuite mis sur pied un projet de protection du patrimoine de Saint-Gabriel-de-Valcartier avec comme objectif de sauver la Maison Neilson, un bijou architectural qui date de 1830, et à la transformer en un musée retraçant la présence irlandaise et écossaise au Québec.
Considéré à tort ou à raison comme une discipline sportive à risque, le parkour, pratique physique consistant à utiliser les éléments du milieu urbain comme outils de déplacement, gagne de plus en plus en popularité chez les jeunes. Adeptes de cette discipline depuis quelques années, Guillaume Labrie et Axel Cotton, deux élèves de 5e secondaire à l’école Mgr-A.-M.-Parent, ont pris l’initiative de mettre sur pied le groupe scolaire Parkour Dynastie. Souhaitant ainsi faire découvrir leur passion, ces deux adolescents voulaient aussi proposer une solution afin de faire bouger les jeunes sur les heures du dîner et les pousser vers le dépassement personnel.
Il est bien difficile de résumer l’engagement de Patrice Gilbert tellement il est vaste et varié! Polyvalent et possédant de multiples intérêts, l’enseignant de français à l’École secondaire Curé-Hébert fait tout pour mettre les jeunes en lumière. Ayant consacré son début de carrière aux jeunes décrocheurs, Patrice a bien vite compris le sens de l’expression à la mode : « motivation scolaire ». Depuis près de dix ans, il s’engage donc à mettre en place des projets de toutes sortes dans le but de stimuler l’intérêt des élèves pour leur réussite scolaire. De l’entrepreneuriat au théâtre, en passant par la planche à neige et les langues, Patrice Gilbert est un véritable « créateur d’opportunités » pour les élèves de son école.
Assister à un cours d’histoire ou de géographie donné par Christian Faucher, enseignant à l’école secondaire Vanier, c’est un peu comme traverser le temps ou la planète avec l’impression de faire partie de l’action. Armé d’enthousiasme, d’humour et d’un talent de conteur, il caricature les concepts afin de frapper l’imaginaire des jeunes. En fait, chaque geste que l’enseignant pose, que ce soit en livrant ses cours ou en s’impliquant dans des projets comme celui de la revitalisation de la cour de l’école, en agissant comme conférencier ou en participant à des activités sportives, vise essentiellement à stimuler la motivation des jeunes.
Quand Nicole Chaput a accepté, il y a six ans, de se joindre à l’équipe du Collège Regina Assumpta à titre d’animatrice de pastorale, elle se demandait bien ce qu’elle allait pouvoir faire avec des adolescents. Petit à petit, elle a appris à les connaître, à développer des projets en fonction de leurs intérêts, à les accompagner sur le terrain auprès d’organismes communautaires et à gagner leur confiance. Mais le plus merveilleux, c’est qu’elle est parvenue à prouver à tous ces jeunes élèves qu’avec de la volonté et de l’engagement, on pouvait faire la différence dans la vie de quelqu’un.

